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jacquesloyal

2007-11-12, 17:03:07
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#41
L'Éducation nationale a encore égaré la 7ème compagnie



par h16

Et voilà un ministre de l'Éducation nationale qui, un jeudi soir, sort de sa manche une bonne nouvelle : 3000 professeurs remplaçants vont être déployés «dans les heures et les jours qui viennent» dans les lycées les plus mal en point, zip zoup comme ça, avec la mine réjouie du comptable qui retrouve un peu froissé, au fond d'un classeur, un chèque oublié.



Eh oui, c'est ainsi que ça se passe dans le ministère le plus dodu de la République : on s'aperçoit, après des semaines de bordel intense, qu'il disposait de 3000 professeurs remplaçants «sans affectation», pendant que des classes entières attendaient un enseignant qui ne venait pas. LCP en compte même 3024, prêts à partir dès vendredi, à destination de 114 lycées classés «rouges» et de 400 autres «oranges», avec un délai d'arrivée annoncé «entre demain et mardi».

Compétence, efficacité, organisation sont décidément les mamelles auxquelles tète vigoureusement ce ministère qui a mis 6 semaines à localiser ses troupes et 4 jours à les envoyer au front.

Une telle performance ne s'obtient pas par hasard mais bien «Grâce à un logiciel que j'ai demandé il y a un an» comme l'explique le frétillant ministre. Là encore, notons qu'il n'a fallu qu'un an pour produire la technologie de pointe correspondante : eh oui mes braves contribuables, le premier employeur du pays (1,5 millions d'agents) n'était jusqu'alors pas fichu de mettre en regard, sur un écran, les classes sans prof et les profs sans classe.

Formidable bureaucratie tendue comme un seul homme pour obtenir un résultat que toutes les entreprises du privé sont obligé de mettre en place dès que leur taille le leur impose naturellement, faute de se faire massacrer par la concurrence et des coûts incontrôlés. De son côté, le ministère patine des années durant et finit par découvrir du personnel uniquement quand les lycéens bloquent les portes...

Eh oui : personne n'avait de tableau de bord.



Dans le privé, une réserve (intérimaires, volants, personnel en astreinte) est chiffrée, suivie, inscrite dans un compte de résultat ; le responsable qui ne sait pas où elle est se fait rapidement remercier ou la boîte coule. Ici, aucune sanction, aucun «signal-prix», personne ne répond de rien, et rarement avec le sourire.

Et alors qu'on entend dans les bouches des uns et des autres l'assurance qu'il y a pénurie de professeurs, laisser 3000 personnes hors des classes est carrément consternant. Et si l'on rétorque que ces remplaçants ne sont pas fongibles (matière, zone géographique, statut), alors l'objection confirme l'accusation : un employeur qui ne sait pas affecter 3000 salariés à 514 sites est un employeur qui ne pilote rien.

En réalité, tout ceci n'est pas nouveau.

En 2017 déjà et comme le rappelle une question sénatoriale, la Cour des comptes constatait, effarée, que seuls 5 à 20% des absences de moins de quinze jours étaient remplacées, pour 17 jours d'absence par enseignant et par an. Neuf ans plus tard, le ministre «découvre» à la télévision ce que la rue Cambon écrivait noir sur blanc.

Rassurez-vous : il avait demandé un logiciel, hein.

Qui accouche d'un code couleur, qui plus est : 114 lycées «rouges», 400 «oranges», la distribution de gommettes bat son plein !

L'État note ici ses propres carences avec un système de vigilance façon Météo-France. On attend avec impatience le bulletin du soir : «vigilance rouge à la sécheresse pédagogique sur l'Île-de-France, risque d'incendie de ras-le-bol en fin de journée», avec la différence météo notable que personne n'a jamais accusé les nuages d'avoir été payés pendant qu'ils ne pleuvaient pas.

La République ne saurait s'arrêter à ces prouesses : après un logiciel affiné 12 mois en cave ministérielle, le ministre propose bien sûr aux proviseurs un «pacte enseignant» (des centaines de milliers d'heures supplémentaires pour des professeurs volontaires, afin d'assurer des remplacements de courte durée) et autorise aussi les recteurs à recruter au-delà des plafonds «quelques centaines» de professeurs de plus. Il manque une poignée de flyers, une cellule psychologique et l'inévitable numéro vert, mais on s'approche véritablement du nirvana républicain avec charte et décorum inclus.



Ce qui surnage de cette soupe institutionnelle et bureaucratique n'est guère comestible : des remplaçants sans affectation dont le traitement tombe chaque mois ; des heures supplémentaires pour boucher des trous voisins ; des recrutements en sus... Au final, ce sont donc trois «guichets» pour un même problème, aucun ne parlant aux deux autres. L'impression d'improvisation et de gesticulation, toujours présente lorsqu'on parle de bureaucratie française, semble ici atteindre des sommets.

Si un directeur de PME payait ainsi trois fois pour la même chose, son comptable appellerait avant la fin de la semaine. Mais heureusement, ici, c'est le contribuable qui régale. On peut donc se relaxer.

Du reste, si l'on retrouve 3000 salariés en pleine crise, combien d'autres dorment ailleurs, dans les rectorats, l'administration centrale, les agences, les opérateurs, les cabinets, les mille et un comités dont l'utilité n'a jamais été mesurée ? La question restera sans réponse : ce qu'on ne mesure pas, on ne le retrouve que par accident, et encore.

D'ailleurs, ce sont bien des lycéens, et non un contrôleur de gestion, qui ont fait sauter le couvercle. Ils jugent les annonces insuffisantes et promettent de continuer. Pour la démarche de fond, on ne pourrait leur donner tort : puisque l'adipeuse institution ne semble s'ébrouer mollement que lorsqu'elle est prise à partie, il semble nécessaire de continuer.

Parions néanmoins que ces blocus (et les exactions lamentables que permet le laxisme consternant des autorités) ne suffiront pas à réformer durablement cette bureaucratie obèse : les lycéens réclament plus de moyens, c'est-à-dire plus d'État pour réparer l'État. Les remèdes connus (subsidiarité, autonomie des établissements, chèque éducation, école à la maison, ...) sont devenus depuis un moment de véritables tabous républicains.

On bloquera donc des lycées, on obtiendra des crédits, et le mastodonte restera intact. PISA continuera de chuter.


Source : Hashtable

https://reseauinternational.net/leducation-nationale-a-encore-egare-la-7eme-compagnie/
#42
Politique française / La république des dissolutions...
Last post by JacquesL - 13 Octobre 2026, 12:04:08 PM
La république des dissolutions vise Égalité & Réconciliation



par Léo Kersauzie

Le ministère de l'Intérieur a enclenché le 9 octobre 2026 une procédure visant la dissolution de l'association Égalité et Réconciliation (E&R), fondée et présidée par Alain Soral. La décision a été notifiée à l'intéressé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Les motifs invoqués et le calendrier de la procédure

Le ministère s'appuie sur le 6° paragraphe de l'article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure (CSI) en reprochant à l'association l'apologie du nazisme et la diffusion de discours haineux ou discriminatoires envers les personnes juives, immigrées, les femmes et la communauté LGBT. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par des révélations de Mediapart sur d'anciens écrits présumés de Jordan Bardella. Un Bardella qui avait d'ailleurs annoncé vouloir la dissolution de tous les groupements d'ultra-droite et d'ultra-gauche.

Sur le plan procédural, l'association dispose d'un délai de dix jours pour formuler ses observations (phase contradictoire en cours), avant l'examen éventuel d'un décret de dissolution en Conseil des ministres, tout en sachant que la mesure nationale pourrait ne pas englober l'ensemble des antennes locales.


Réactions

Réfugié à l'étranger depuis février 2026, Alain Soral a dénoncé une «persécution inique» et une «dictature de la minorité», affirmant que cette procédure menacerait de faire basculer son organisation dans la clandestinité.

L'avocat d'Egalité & Réconciliation se charge de rédiger ses observations, conformément à la procédure contradictoire., mais personne ne se fait trop d'illusions face à cette nouvelle attaque qui s'inscrit dans la continuité des pressions qui ciblent depuis des années le président d'E&R et les structures qui diffusent ses analyses. Elle intervient alors que celui-ci se trouve déjà en exil, comme il l'expliquait dans son communiqué du 11 septembre 2026. Dans ce texte, il constatait que la France était «verrouillée» et appelait à soutenir la poursuite de son travail via un abonnement à son site personnel.

La procédure vise non seulement Égalité & Réconciliation, mais également la radio associative ERFM. «Pour justifier son intention, le ministère brandit, une fois de plus, la sempiternelle et fourre-tout accusation de "provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence". Un argument désormais si usé qu'il en devient presque rituel : dès qu'une voix sort des clous autorisés, on ressort la même formule, sans trop s'embarrasser de nuance ni de la réalité des contenus visés», peut-on lire sur le site d'Egalité & Réconciliation.

Voici le communiqué d'Alain Soral :

CiterDissolution d'E&R ?!

Au moment où la société française entre en pré-guerre civile avec d'un côté un RN qui déclare la guerre aux Français musulmans et de l'autre un LFI qui annonce qu'il ne respectera pas le résultat des urnes en cas de victoire du RN, le pouvoir macronien, minoritaire, disqualifié et qui ne se maintient plus qu'en jetant des braises sur le feu, nous annonce ce jour entamer une procédure de dissolution d'Égalité & Réconciliation.

Une volonté de mise à mort de notre association qui se bat dans ce contexte pour une plus que jamais nécessaire réconciliation nationale, arguant pour justifier cette procédure inique de la sempiternelle et creuse accusation de «provocation à la haine» !

Persécution inique mais somme toute logique dans cette «dictature de la minorité» qu'est devenue la France et qui ne se maintient plus que par le diviser pour régner.

Dans ce climat d'avant-guerre, Égalité & Réconciliation, dont son président vit déjà en exil, se voit donc poussé un peu plus vers la clandestinité, comme il en a été à chaque époque où la Résistance devient la seule forme d'action politique honorable, quand tous les tièdes, les lâches et les traitres basculent peu ou prou dans la Collaboration...

Alain SORAL
président d'Égalité & Réconciliation

Aucune décision définitive n'est encore intervenue ; elle n'interviendra qu'après le délai d'observations. L'association Égalité & Réconciliation lance donc des appels à la soutenir.


La république de Macron et les dissolutions

Toute cette affaire en rappelle bien d'autres. Nos lecteurs se souviendront de la dissolution de CIVITAS en France (réécoutez à ce sujet l'intervention «Aujourd'hui c'est nous, demain c'est vous !» ). Au préalable, les mouvements Génération Identitaire, Bastion social, Citadelle, Les Remparts, La Traboule

Sous la présidence d'Emmanuel Macron, plus de 50 groupements ont été visés par des décrets de dissolution, ce qui constitue un record sous la Ve République. La majorité de ces associations ou mouvements étaient classés à l'ultra-droite.

Ces dissolutions administratives — décidées en Conseil des ministres sur la base de l'article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure (modifié notamment par la loi confortant le respect des principes de la République d'août 2021) — ont aussi, plus exceptionnellement, ciblé quelques mouvements islamistes comme le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) et plus rarement encore l'extrême gauche, avec la Jeune Garde dissoute en juin 2025.


Source : Médias-Presse-Info

https://reseauinternational.net/la-republique-des-dissolutions-vise-egalite-reconciliation/
#43
Yemen + Oman / La guerre contre le Yémen met...
Last post by JacquesL - 13 Octobre 2026, 11:18:43 AM
La guerre contre le Yémen met en danger la position du prince héritier saoudien

Publié le octobre 13, 2026 par Wayan


Par Moon of Alabama – Le 12 octobre 2026

Dans les années 1930, lors de la formation de l'Arabie saoudite, trois provinces ont été prises au Yémen. Les Yéménites ont toujours voulu les récupérer. Ils sont maintenant dans une position où ils peuvent éventuellement atteindre cet objectif.


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Les parties occidentales du Yémen sont différentes des déserts d'Arabie saoudite. La région est montagneuse et reçoit une quantité décente de précipitations. Environ 80% des 33 millions de Yéménites y vivent. La production agricole dans les montagnes est cependant difficile et le Yémen dépend depuis longtemps du commerce pour acquérir suffisamment de nourriture pour maintenir sa population en vie.

Au cours des dernières décennies, les Saoudiens avaient envoyé un prédicateur wahhabite au Yémen. Cela a conduit à des conflits avec les indigènes chiites zaïdites et en 2014 a abouti à une révolution contre le gouvernement d'Ali Abdullah Saleh qui avait permis aux Saoudiens de s'implanter idéologiquement. Les Houthis, un clan familial ou tribu de chiites zaïdites de longue tradition, se sont alliés à d'autres clans et ont réussi à renverser le gouvernement à Sanaa.

Le prince Mohammed ben Salmane, alors ministre de la Défense de l'Arabie saoudite à 29 ans, a déclenché une guerre contre les Houthis et leurs alliés pour rétablir le gouvernement yéménite. Les Saoudiens, avec l'aide des États-Unis, ont lancé une campagne de bombardements intensive qui a tué de nombreux Yéménites. Ils ont imposé un blocus du pays. Plusieurs centaines de milliers de personnes sont mortes à cause du manque de nourriture. Les Saoudiens ont embauché des mercenaires étrangers, des djihadistes et des forces tribales dans le sud du Yémen pour combattre les forces au pouvoir à Sanaa. Appliquant un blocus aérien, ils ont bombardé l'aéroport de Sanaa plus de 200 fois.

Tout cela n'a servi à rien. En 2022, un cessez-le-feu a été établi le long des lignes de conflit. Sous le nom d'Ansar Allah (Ansarullah), les Houthis et leurs alliés locaux se sont imposés comme le gouvernement d'environ 70% de la population yéménite. Mais ils savaient que le conflit était loin d'être terminé. Avec l'aide de l'Iran, ils ont réussi à construire et à stocker des milliers de drones et de missiles.

En octobre 2023, en soutien aux Palestiniens qui combattent à Gaza, les Houthis ont commencé à cibler les navires israéliens et américains en mer Rouge. En mars 2025, l'administration Trump, avec le soutien de la Grande-Bretagne, a lancé des frappes aériennes et navales contre des cibles d'Ansar Allah au Yémen. La campagne n'a mené nulle part. Après deux mois, les États-Unis ont déclaré victoire et se sont retirés.

Le 14 juillet 2026, les Saoudiens ont rompu le cessez-le-feu avec le Yémen en bombardant à nouveau l'aéroport de Sanaa :

CiterLe but des frappes sur l'aéroport de Sanaa était d'empêcher l'atterrissage d'un avion en provenance d'Iran transportant une délégation yéménite qui assistait aux funérailles du Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei. A cause des frappes, l'avion a été dérouté et a atterri à l'aéroport de la ville portuaire yéménite de Hodeidah, sur la mer Rouge.

Les frappes sont intervenues après que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a menacé de prendre des mesures en réponse à un vol iranien qui a atterri à Sanaa le 3 juillet. À l'époque, Ansar Allah avait déclaré que ses forces avaient "repoussé" les avions de combat saoudiens qui tentaient d'interférer avec le vol, et deux jours plus tard, les combattants houthis ont lancé une offensive contre les forces soutenues par l'Arabie saoudite, les combats les plus violents entre les deux camps depuis des années.

Alors que les deux parties ont convenu d'un cessez-le-feu en 2022, un blocus de longue date sur le Yémen qui comprenait des restrictions sur l'aéroport de Sanaa n'était que partiellement levé, et ces derniers mois, les appels se sont multipliés au Yémen pour une fin complète du siège.

L'attaque saoudienne, qui a conduit à la reprise de la guerre, a été une énorme erreur. L'Arabie saoudite est très fragile. Le prince héritier Muhammad bin Salman, qui en est désormais le seul dirigeant, ne parvient à conserver sa position que par la force. Il achète certains des chefs tribaux arabes et la population. Son règne n'est légitime que tant qu'il peut garantir la sécurité et la prospérité.

Contrairement à l'Arabie saoudite, les Yéménites sont pauvres. Ils n'ont rien à perdre, mais ont une idéologie forte. Ce sont des guerriers expérimentés. Ils ont répondu aux attaques saoudiennes avec des drones et des missiles à longue portée.

Les pipelines d'exportation saoudiens et les installations pétrolières ont été touchés par des frappes de missiles. Les défenses aériennes saoudiennes, épuisées après avoir dépensé leurs munitions contre les missiles iraniens visant Israël, sont en plein désarroi. Les Yéménites ont appris à lancer des attaques mixtes de drones et de missiles, brouillant les défenses aériennes, ce qui leur permet de frapper à volonté des cibles en Arabie saoudite.

Ils ont annoncé un blocus aérien au-dessus de l'Arabie saoudite pour refléter celui qui leur est imposé. Au cours de la semaine dernière, ils ont réussi à frapper les terminaux passagers de l'aéroport international de Riyad. Les principales compagnies aériennes ont arrêté leurs vols vers l'Arabie saoudite, mettant en danger les projets de Muhammad bin Salman de transformer le pays en un centre d'affaires internationales :

CiterCes derniers jours, le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, a lancé des avertissements répétés aux compagnies aériennes et aux voyageurs pour les dissuader d'utiliser les aéroports saoudiens, les déclarant un "théâtre d'opérations pour nos forces."

Les attaques contre l'aéroport ont été portées juste avant plusieurs grands événements politiques et commerciaux en Arabie saoudite, y compris le sommet annuel sur l'investissement. Un projet phare du prince Mohammed, au cours duquel les dirigeants mondiaux, les milliardaires et les dirigeants se rendent généralement à Riyad. On ne sait pas si les invités de marque se sentiront suffisamment en sécurité pour y assister.

"Le problème pour les Saoudiens est qu'ils subissent plus de dégâts des frappes houthies sur leurs infrastructures que l'inverse", a déclaré M. Gause. "Une frappe contre l'aéroport de Riyad pourrait amener quelqu'un qui envisage d'investir dans le pays à reconsidérer sa décision."

En revanche, une grande partie de Sanaa, la capitale yéménite, contrôlée par les Houthis, a déjà été détruite.

Personne ne s'attend à ce que les Saoudiens gagnent dans ce conflit. Les alliés saoudiens hésitent à se joindre au conflit. La Turquie et le Pakistan, qui ont signé des accords de défense avec ben Salman, ne sont pas disposés à se battre au Yémen. Les États-Unis fournissent des rapports de renseignement mais manquent trop de munitions pour se joindre à la guerre. Les mercenaires saoudiens locaux au Yémen sont en plein désarroi et ne veulent pas combattre les forces supérieures d'Ansar Allah.

À moins que Mohammad bin Salman ne soit disposé à demander la paix avec le Yémen, la guerre dégénérera en un conflit plus vaste et plus long. Les forces terrestres yéménites devraient bientôt entrer dans les anciennes provinces yéménites du sud de l'Arabie saoudite. De nouvelles frappes contre les aéroports saoudiens diminueront sa réputation internationale. D'autres attaques contre son installation pétrolière réduiront ses revenus.

La position de Ben Salman n'est pas aussi sûre qu'elle semble l'être. Après avoir obtenu le poste de prince héritier, il avait emprisonné des chefs tribaux et des membres de sa famille qui pouvaient lui faire de l'ombre. Il a libéralisé le pays contre la volonté de son establishment profondément conservateur. Ses nombreux projets vaniteux ratés ont coûté beaucoup d'argent avec peu de résultats.

L'Iran a proposé de servir de médiateur pour un accord de paix entre l'Arabie saoudite et le Yémen.

Il est peu probable que Mohammad bin Salman soit disposé à s'y engager, même si c'est probablement le meilleur, voire le seul moyen pour lui de rester à son poste.


Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
#44
Europe / Ukraine. Trump se sort de l’i...
Last post by JacquesL - 12 Octobre 2026, 11:01:36 AM
Ukraine. Trump se sort de l'impasse énergétique. Zelenski est en colère

Publié le octobre 12, 2026 par Wayan


Par Moon of Alabama – Le 10 octobre 2026

Hier soir, lors d'un appel téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump a fait sauter l'impasse politique qui bloquait le cessez-le-feu pour l'énergie en Ukraine.

Trump a annoncé que les présidents s'étaient mis d'accord sur l'exportation de 4,5 millions de tonnes de diesel sanctionné en provenance de Russie, étalés jusqu'en avril 2027. La Russie a confirmé l'accord. Le Trésor américain a annoncé la levée des sanctions le concernant.

Une tonne de diesel équivaut à peu près à 8 barils. La consommation américaine de diesel (et de mazout similaire) s'élève à 3,9 millions de barils par jour. Le total maximum des exportations russes dans le cadre de l'accord s'élève donc à environ 9 jours de consommation américaine. La consommation mondiale totale est d'environ 30 millions de barils (3,75 millions de tonnes) par jour.

La quantité de diesel en question est relativement faible, mais cela pourrait avoir un impact sur les prix du diesel actuellement élevés. Il est peu probable que cela aide Trump à baisser les prix du diesel avant les prochaines élections de mi-mandat, mais c'est un signe positif pour montrer aux électeurs qu'il « fait quelque chose » à ce sujet.

Les exportations de diesel russe ont été bloquées par a. les sanctions américaines et b. les attaques ukrainiennes (soutenues par les services de renseignement américains) contre des raffineries et des terminaux pétroliers russes.

L'Ukraine considère ses attaques contre les approvisionnements en carburant russes comme son seul moyen stratégique pour nuire à son ennemi.

La Russie avait cessé ses exportations de diesel à la suite des attaques ukrainiennes. Le président Trump avait publiquement demandé à l'Ukraine à plusieurs reprises de cesser ses attaques contre les raffineries russes. Le président ukrainien Vladimir Zelenski avait rejeté les demandes de Trump.

La décision actuelle de Trump vise à détruire l'effet de levier que l'Ukraine avait acquis grâce à ses attaques contre les raffineries russes :

CiterLe président Trump a décidé de conclure un accord sur le carburant diesel avec la Russie après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ignoré une demi-douzaine de demandes américaines d'arrêter d'attaquer les raffineries de pétrole russes, a déclaré à Axios un responsable américain ayant une connaissance directe.
...
« Zelensky interprète mal la situation. En continuant à frapper les raffineries, il érode la bonne volonté qu'il a construite avec Trump au cours des six derniers mois », a déclaré le responsable américain.

Zelenski est furieux :

CiterLe président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré à Axios lors d'un entretien téléphonique vendredi que la décision du président Trump de lever unilatéralement les sanctions contre la Russie et de lui permettre d'exporter du diesel n'était "ni juste ni honnête."

« Vous savez, cela ressemble à un beau cadeau d'anniversaire pour Poutine. C'est absolument terrible », a déclaré Zelensky frustré, faisant référence à l'anniversaire du président russe plus tôt dans la semaine.

Dans un message sur Telegram, Zelenski a qualifié la décision de Trump de « faible » (en russe) :

Citer« Tout assouplissement des sanctions contre la Russie sans un accord clair et durable sur la désescalade avec la Russie est un signe évident de faiblesse. Cela fait le jeu de la Russie, garantissant qu'elle tuera plus, se battra plus longtemps, respectera encore moins l'Amérique et infligera encore plus de pertes et de dommages au monde.
...

Les cadeaux à Poutine n'apporteront ni paix ni avantage au monde civilisé. La Russie « remboursera » le diesel par d'autres actes terroristes et ignobles. Permettre à la Russie de vendre des produits pétroliers est un investissement dans une guerre qui doit prendre fin et non se poursuivre. Nous avons besoin d'une véritable désescalade avec la Russie, et dans un format réciproque », écrit le président ukrainien.

Quelques heures plus tard, une frappe de drone ukrainien touchait le terminal d'exportation de pétrole russe de Rostov-sur-le-Don :

CiterUn incendie majeur a éclaté au terminal de produits pétroliers NZNP à Rostov-sur-le-Don à la suite d'une frappe de drone ukrainienne.
L'installation gère le stockage et l'exportation de produits pétroliers raffinés, avec une capacité annuelle déclarée de 3,5 millions de tonnes.

Il y a quelques heures à peine, Trump a annoncé un accord avec Poutine pour amener le diesel russe sur les marchés américain et mondial, car Washington a décidé d'assouplir les sanctions sur le carburant russe.

Les responsables ukrainiens avaient déjà condamné l'accord, Zelensky le qualifiant d'investissement dans l'effort de guerre russe.

Trump est susceptible d'être furieux à propos de cette frappe. C'est la défiance ouverte de Zelenski à l'égard de l'action de Trump qui fait paraître Trump faible.

La communication militaire de l'Ukraine sur le champ de bataille dépend du réseau satellitaire Starlink contrôlé par les États-Unis. Sa capacité à frapper en Russie dépend en grande partie des renseignements de ciblage américains.

Si Trump veut être considéré comme sérieux, il devra immédiatement arrêter de fournir les deux.

Indépendamment de l'évolution de la situation, l'arrêt temporaire des sanctions contre la Russie par Trump ne doit pas être interprété comme un changement de stratégie américaine. L'hostilité des États-Unis contre la Russie, l'Iran et la Chine est une décision stratégique. La levée actuelle des sanctions sur le diesel est une décision tactique forcée par les circonstances nationales. Cela ne change pas ses plans à long terme.


Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

https://lesakerfrancophone.fr/ukraine-trump-se-sort-de-limpasse-energetique-zelenski-est-en-colere

Et quand est-ce qu'on met fin au blocus de Cuba ?
#45
L'actualité, les media / Le chiffre de 74 000 morts rel...
Last post by JacquesL - 11 Octobre 2026, 09:23:47 PM
Le chiffre de 74 000 morts relève de la hasbara. Aujourd'hui, Mamdani l'affirme aussi



par Karim

Les auteurs eux-mêmes nous donnent désormais le chiffre. Il s'agit d'un million et demi de morts.

Ces chiffres qui révoltent

Regardez la une de *The National*. Regardez-la plus longtemps que vous ne le souhaiteriez. Un quadrillage de rues photographié depuis l'orbite et, dans chaque carré de cette grille, la même poussière grise, pâté de maisons après pâté de maisons. Un seul bâtiment se dresse vers le bas de l'image, isolé. Des dizaines de milliers de personnes vivaient dans ce seul coin de Gaza. Le titre proclame : «Montrez ceci à quiconque nie le génocide »

J'ai écrit quelque chose de similaire en mai 2026. J'ai écrit que c'était la chose la plus abjecte qu'il m'ait jamais été donné de voir. La destruction totale d'une civilisation, d'un peuple et de l'histoire humaine. Des millénaires d'histoire humaine réduits en poussière par une jeune nation de quatre-vingts ans, sous nos yeux pétrifiés.



Maintenant, associez un chiffre à ces images. Soixante-quatorze mille.

C'est le chiffre qu'a avancé cette semaine le maire de New York. C'est celui qui figure dans le premier paragraphe de chaque dépêche, de chaque bulletin de la BBC, de chaque éditorial prudent qui refuse encore de prononcer le mot «génocide», préférant parler de «guerre à Gaza» ou de «conflit Israël-Hamas» tout en minimisant l'ampleur de la situation.

«Plus de 74 000 Palestiniens tués, dont plus de 21 000 enfants. Cette phrase est prononcée sur le ton d'une simple clause de réserve. Elle est répétée, à quelques variantes près, depuis plus d'un an. À travers la période du soi-disant cessez-le-feu. À travers la famine. À travers les massacres quotidiens sur les lieux de distribution d'aide. Ce chiffre reste là, immuable. Toujours ces maudits chiffres de 70 000 et 20 000. Cela me met dans une rage folle.



Réfléchissez à ce qu'il faudrait pour que cela soit vrai. Quelque 2,4 millions de personnes se trouvaient à Gaza le 6 octobre 2023. Trois ans plus tard, plus des deux tiers des bâtiments de la bande de Gaza sont endommagés ou détruits, tous les hôpitaux ont été bombardés, assiégés ou vidés, l'eau a disparu, les eaux usées coulent dans les rues, la population a été poussée d'une extrémité à l'autre de cette cage — et ramenée en arrière — une douzaine de fois, et la famine a été déclarée. Et l'on nous dit qu'un peu plus de 3 personnes sur 100 parmi elles sont mortes. Trois sur cent. Sur la photographie en une du journal *The National*, trois sur cent ne représenteraient même pas la marge d'erreur.

«Un million et demi de morts. Ce n'est pas une projection. Ce n'est pas un modèle du *Lancet*. C'est l'estimation opérationnelle d'un homme qui espère devenir ministre de la Défense dans le prochain gouvernement israélien.»


Le chiffre du ministère de la Santé de Gaza comme alibi pour un génocide

Je sais d'où vient ce chiffre. Il provient du ministère de la Santé de Gaza ; ce ministère mérite plus de respect que n'importe quelle autre institution au monde pour le travail accompli sous le feu des combats. Mais comprenez bien ce que le ministère comptabilise. Il recense les corps — munis d'un nom et d'un numéro d'identité — qui arrivent à l'hôpital ou dont le décès est signalé par un proche survivant remplissant un formulaire. C'est là toute la méthode.

Ce système a été conçu pour une société disposant de morgues, or les morgues ont été bombardées. Il ne comptabilise pas les morts ensevelis sous les décombres — et ces décombres représentent cinquante millions de tonnes. Il ne comptabilise pas les familles entièrement rayées de la carte, sans aucun survivant pour signaler leur disparition. Il ne comptabilise pas le nourrisson mort parce que sa mère, affamée et déshydratée, n'avait plus de lait. Il ne comptabilise pas le diabétique privé d'insuline, l'insuffisant rénal privé de dialyse, la femme morte d'hémorragie en accouchant sous une tente, ni l'enfant tué par une diarrhée qu'une clinique aurait pu soigner avec un simple sachet de sels de réhydratation.

Ainsi, le chiffre officiel correspond au décompte des morts retrouvés et identifiés. Ce n'est rien d'autre que cela. Le crime réside dans l'usage qui en a été fait. C'est devenu un alibi pour le génocide, et l'équipe de la « hasbara » s'en est emparée avec jubilation.


Un million et demi de morts ?

Toute tentative sérieuse d'estimer le bilan réel aboutit à un chiffre bien plus élevé. L'étude publiée par *The Lancet* début 2025 ne prenait en compte que les morts violentes survenues jusqu'en juin 2024 ; elle concluait que le ministère en avait sous-estimé le nombre de 41%. Sans inclure les décès dus à la famine ou à la maladie. Uniquement les corps déchiquetés par les explosifs.

Devi Sridhar, titulaire de la chaire de santé mondiale à l'université d'Édimbourg, estime que, dans ce type de conflit, le ratio prudent est de quatre décès dus aux privations pour un décès dû à la violence. Stephen Donziger, l'avocat spécialisé dans les droits humains que Chevron a tenté de détruire pendant dix ans, évalue le chiffre plausible à un demi-million. Richard Hil et Gideon Polya, dans la revue *Arena*, ont calculé ces ratios et sont arrivés au chiffre de 680 000 morts à la date d'avril 2025 — alors qu'il restait encore dix-huit mois de tueries et de famine à venir après cette date .

Allez-y, contestez leurs calculs si vous le souhaitez. Mais aucune méthode crédible, appliquée honnêtement, ne donne le chiffre de 74 000.



Et puis, il y a l'homme qui dispose des meilleurs services de renseignement au monde. Donald Trump, qui souhaite vider Gaza pour en faire une station balnéaire, a évoqué à maintes reprises le « 1,7 million » de Gazaouis qu'il compte déplacer. Sridhar a entendu cela et a effectué la soustraction à voix haute : « J'ai été surpris de voir ça, sans que personne ne bronche. Ils se disaient juste : « Ah, d'accord, il en reste 1,7 million. » Et moi, je me demandais : « Mais où sont passés le demi-million ou les 400 000 personnes manquantes ? » » Personne dans la salle n'a posé la question. Personne dans les rédactions ne l'a fait non plus.

«Mamdani a appris la séquence : d'abord et pleinement la douleur des Israéliens, ensuite la douleur des Palestiniens, au tarif officiel de 74 000.

Puis, en octobre de cette année, le sol s'est de nouveau dérobé. Moshe Feiglin, ancien député du Likoud à la Knesset et actuel numéro deux de la liste électorale commune de Bezalel Smotrich, a accordé un entretien à i24NEWS — la chaîne israélienne anglophone — affirmant qu'il restait moins de huit cent mille personnes à Gaza. Les intervieweurs ont contesté ses propos. Ils ont fait remarquer que toutes les organisations internationales situaient encore la population au-dessus de la barre des «deux millions».

Feiglin n'est pas revenu en arrière. Il n'a apporté aucune précision. Il a laissé ce chiffre en suspens. Refaites le calcul. Population d'avant-guerre : 2,4 millions. Réfugiés en Égypte : environ 100 000. Population restante selon Feiglin : moins de 800 000. Le chiffre manquant correspond à 1,5 million de morts. Il ne s'agit ni d'une projection ni d'un modèle de la revue *The Lancet*. C'est l'estimation opérationnelle d'un homme qui espère devenir ministre de la Défense dans le prochain gouvernement israélien ; une déclaration faite sur une chaîne de télévision proche de l'État israélien, qui n'a suscité aucune relance, aucun bandeau d'information urgente, aucun point presse du département d'État, aucune condamnation de la part du maire de New York. Feiglin veut vider Gaza. Il ne cache pas ce chiffre. Il s'en vante. Que le chiffre avancé par Feiglin relève de l'aveu ou qu'il désigne une cible, le gouffre qu'il ouvre reste le même. Soit le million et demi de personnes manquantes est déjà mort, soit ces individus constituent la prochaine étape du plan. Le chiffre de soixante-quatorze mille relayé par nos journaux ne résiste à aucune de ces deux interprétations. Pourtant, la presse occidentale — incapable de se résoudre à dépasser ce seuil de soixante-quatorze mille — a laissé cette déclaration s'évaporer dans la nature.


Les chiffres du ministère de Gaza : un outil commode pour la *hasbara*

C'est ce point précis qui me met hors de moi. Pendant deux ans, les porte-parole d'Israël ont qualifié les chiffres du ministère de «pure invention du Hamas». Chaque ambassadeur, chaque figure de proue de la *hasbara*, chaque rabbin invité sur un plateau pour crier à «l'accusation de meurtre rituel nous affirmait que ces chiffres étaient gonflés. Or, tout à coup, ce même chiffre est accepté partout, sans la moindre contestation, par ceux-là mêmes qui avaient passé deux ans à le dénigrer.

Posez-vous la question : pourquoi ? Pourquoi ce chiffre est-il devenu acceptable ? L'ancien mensonge consistait à dire que le décompte était trop élevé. Le nouveau mensonge consiste à dire que le chiffre est ce qu'il est. Une fois devenu impossible de nier la destruction de Gaza, le chiffre le plus bas qu'un adulte puisse avancer sans ciller est devenu le plus précieux au monde.

Le plancher fixé par le ministère de Gaza est devenu le plafond des propagandistes. Les auteurs des faits ont réalisé qu'ils avaient tué tant de Palestiniens que soixante-quatorze mille constituait désormais l'alibi parfait : un chiffre qu'on peut lire en prenant son petit-déjeuner sans pour autant perdre l'appétit ou laisser refroidir son café. Ce n'est pas le cas pour deux tiers de million. Encore moins pour un million et demi. Voilà la *hasbara* parvenue à maturité : elle ne nie plus, elle minimise.


«On ne peut pas rayer de la carte tous les bâtiments figurant sur ces images tout en laissant en vie 97 % de leurs habitants.»

Les médias qui reprennent ce chiffre en boucle sont les mêmes que ceux qui surveillaient notre vocabulaire. Le *New York Times* a diffusé une note interne — qui a fini par fuiter — enjoignant à ses journalistes d'éviter les termes «génocide», «nettoyage ethnique», «territoire occupé» et même «Palestine». CNN faisait valider par son bureau de Jérusalem tout sujet concernant Gaza avant diffusion. Selon Hil et Polya, le radiodiffuseur public australien a interdit à ses journalistes d'employer les mots «génocide», «occupation» et «nettoyage ethnique», tout en accordant autant de temps d'antenne à un procès pour empoisonnement aux champignons qu'à l'anéantissement d'un peuple — tout comme les «sept de Cornell» captent l'attention alors que des Palestiniens sont violés en toute impunité, année après année, sous l'œil des caméras.



Il s'agit d'organisations détenues par des milliardaires qui n'ont jamais caché leur position sur Israël, dépendantes d'annonceurs ayant clairement affiché leurs allégeances et employant des rédacteurs qui ont vu des collègues perdre leur emploi pour une simple publication. Elles n'ont pas ignoré l'étude du *Lancet*. Elles n'ont pas ignoré la remarque de Trump. Elles n'ont pas ignoré Feiglin. Elles ont opté pour le chiffre le plus bas parce qu'il est sans risque, et elles l'ont répété jusqu'à ce qu'il se fige en un fait qu'il est interdit de remettre en question dans les cercles convenables.

Ce qui m'amène à Zohran Mamdani.


Mamdani et les formes de plus en plus sophistiquées par lesquelles les classes dirigeantes canalisent le sentiment populaire

C'est ce que signifie le titre ci-dessus. La vieille machine de propagande fondée sur le déni s'est enrayée. Il y a eu tout simplement trop d'images, trop d'universitaires, trop d'étudiants occupant des campus et trop de démissions. La machine de propagande a donc évolué. Elle ne cherche plus à vous empêcher de prononcer le mot « génocide ». Elle tente de décider quel chiffre vous êtes autorisé à y associer. Vous pouvez adopter le vocabulaire de l'indignation, pourvu que vous acceptiez l'arithmétique de la minimisation. Vous pouvez exprimer votre chagrin, à condition qu'il reste dans les limites autorisées. Le sentiment est absorbé, remodelé, puis vous est restitué sous une forme bien plus atténuée. C'est une méthode encore plus sophistiquée que la censure occidentale traditionnelle, car elle prend l'apparence d'une concession. Votre candidat a prononcé le mot. Votre mouvement a été entendu. Mais le plafond artificiel a tenu bon.

Lisez la déclaration de Mamdani dans l'ordre. D'abord, les «crimes de guerre atroces du 7 octobre», avec le décompte précis des morts et des personnes enlevées — il n'a pas commencé par évoquer près d'un siècle d'apartheid, de massacres, de viols et de tortures à l'encontre des Palestiniens autochtones. Puis, dans le deuxième paragraphe, le «génocide dévastateur en cours» et le chiffre : plus de 74 000. Un homme dont la position sur Gaza était censée le rendre inéligible a appris à réciter le chiffre plafond. Il a intégré la séquence : le chagrin pour les Israéliens d'abord et en totalité, le chagrin pour les Palestiniens ensuite et selon le barème officiel. Ses propres électeurs l'ont remarqué, et ils ont raison d'être furieux. Un maire qui évoque un génocide tout en reprenant à son compte le chiffre accepté par les défenseurs de ce même génocide contribue à contenir l'indignation.

Revenez aux photographies figurant au début de cet article. Voici Gaza vue du ciel. On ne peut pas infliger un tel sort à une ville bouclée depuis trois ans — privée d'hôpitaux et de nourriture — et ne perdre que trois personnes sur cent. Il est impossible de raser tous les bâtiments visibles sur ces images tout en laissant en vie quatre-vingt-dix-sept pour cent de leurs habitants. L'image et le chiffre ne peuvent pas être vrais simultanément.

Alors, rejetez ce chiffre. Chaque fois que vous entendez «74 000», dites : «Ce sont ceux qu'ils ont retrouvés et pu identifier.» Chaque fois qu'un maire, un présentateur ou un chroniqueur prudent le cite, demandez où sont passés les autres membres de la population de 2,4 millions d'habitants. Dites que nous l'ignorerons pendant des années, et que cette incertitude constitue en soi une atrocité, orchestrée par le bombardement des hôpitaux et le meurtre de plus de deux cents journalistes. On se souviendra de ceux qui, assis sur les plateaux de télévision, répétaient solennellement ce chiffre de 74 000, au même titre que de ceux qui niaient la réalité du génocide. Ils ont accompli la même tâche. Simplement avec plus de courtoisie.


Source : bettbeat via Marie-Claire Tellier

https://reseauinternational.net/le-chiffre-de-74-000-morts-releve-de-la-hasbara-aujourdhui-mamdani-laffirme-aussi/
#46
Europe / Russie-Allemagne, au-delà de l...
Last post by JacquesL - 11 Octobre 2026, 07:29:18 PM
Russie-Allemagne, au-delà de la crise : une relation qui continue de peser sur les équilibres européens



par Giorgio Livas

La guerre en Ukraine a porté les relations entre la Russie et l'Allemagne à leur niveau le plus bas depuis la fin de la guerre froide. Berlin considère Moscou comme une menace pour la sécurité européenne, soutient Kiev et a progressivement démantelé une grande partie des fondements économiques de son Ostpolitik. Vue de Moscou, l'Allemagne apparaît comme l'un des principaux soutiens européens de la ligne de confrontation avec la Russie.

Pourtant, derrière la dureté des déclarations publiques, le dialogue n'a pas entièrement disparu : les ambassades restent opérationnelles et Berlin n'exclut pas, à terme, un retour à des relations constructives avec Moscou. Il n'y a là aucune contradiction. Être adversaires ne signifie pas cesser de se parler, surtout dans une relation marquée par une longue histoire d'équilibre et de conflit entre l'Allemagne, l'Europe et la Russie.

Avant l'unification de 1871, l'Allemagne était une mosaïque d'États. La Prusse fut le principal moteur de l'unification, mais, même après la naissance de l'Empire, de profondes différences subsistèrent entre ses diverses composantes territoriales et politiques.

Dans cette histoire, on peut discerner une tension récurrente : d'un côté, l'orientation occidentale, principalement liée à la France et aux puissances maritimes ; de l'autre, une tradition centre-orientale dans laquelle la Prusse a longtemps accordé à la Russie une importance particulière.

Il ne s'agit pas d'une division géographique rigide, et il n'existe pas de ligne continue reliant toutes les phases de l'histoire allemande. Mais cette grille de lecture peut être utile.



La Prusse et la Russie combattirent ensemble contre Napoléon, et l'armée prussienne de Blücher joua un rôle décisif à Waterloo. Quelques décennies plus tard, ce fut Bismarck qui transforma la relation avec Saint-Pétersbourg en un élément structurel de la politique étrangère allemande.

Le chancelier savait que l'Allemagne ne pouvait se permettre de combattre simultanément la France et la Russie. D'où le système complexe d'alliances mis en place après l'unification et, en 1887, le traité de réassurance conclu avec l'Empire russe. Il n'existait aucune communauté idéologique, mais une convergence d'intérêts. Berlin voulait éviter l'encerclement et maintenir un équilibre continental favorable.

Cette distinction reviendra à plusieurs reprises dans l'histoire européenne: coopérer avec la Russie ne signifie pas nécessairement partager son système politique.

La Première Guerre mondiale et la révolution bolchevique changèrent tout, mais elles n'éliminèrent pas la possibilité de relations pragmatiques entre l'Allemagne et la Russie.



Sous la République de Weimar, certains milieux militaires, nationaux-conservateurs et nationaux-bolcheviques voyaient dans l'Union soviétique un interlocuteur potentiel. Dans les années 1920, la Reichswehr et l'Armée rouge développèrent même certaines formes de coopération militaire secrète.

Cela permet également d'interpréter avec davantage de précision le pacte Molotov-Ribbentrop de 1939. Celui-ci ne fut pas le produit d'une prétendue affinité idéologique entre le nazisme et le stalinisme. L'accord résultait avant tout d'une convergence temporaire d'intérêts: non-agression, calcul stratégique et partage de l'Europe orientale en sphères d'influence par l'intermédiaire des protocoles secrets.

L'idéologie ne suffit pas à expliquer pourquoi Berlin et Moscou décidèrent de s'entendre en 1939.

L'année 1945 provoqua une rupture encore plus profonde. L'Allemagne de l'Ouest entra dans le système américain et dans l'OTAN, tout en construisant avec la France le noyau politique de l'intégration européenne. L'Allemagne de l'Est fut, quant à elle, intégrée au système soviétique.

La République fédérale trouva ainsi une formule particulière: limiter sa puissance nationale par l'intégration européenne, sans renoncer à son poids économique et politique.

La réunification de 1990 rouvrit inévitablement la question de la puissance allemande. Plusieurs capitales européennes redoutaient une Allemagne redevenue trop forte. Margaret Thatcher et François Mitterrand envisagèrent la réunification avec inquiétude, tandis qu'Helmut Kohl et George H. W. Bush œuvrèrent pour ancrer définitivement l'Allemagne dans le camp occidental.

La création de l'euro peut, elle aussi, être interprétée, du moins en partie, dans le cadre de ce processus. Il serait toutefois simpliste d'affirmer que la monnaie unique a été créée uniquement pour «contenir» l'Allemagne. Elle fut le résultat de multiples facteurs, mais elle contribua assurément à inscrire la puissance économique allemande dans un projet européen plus vaste.

L'Allemagne réussit à transformer cette contrainte en source de puissance. Le passage du mark à l'euro n'effaça pas son poids économique. Berlin apprit plutôt à l'exercer au sein des institutions européennes.



Parallèlement se développait l'autre pilier de la politique allemande: l'Ostpolitik. À partir de la fin des années 1960, Bonn chercha à réduire les tensions avec l'Est par le dialogue et les échanges économiques. Après la fin de la guerre froide, cette approche fut étendue à la Russie. L'énergie russe, l'industrie allemande et le commerce international formèrent un modèle qui semblait offrir à Berlin croissance économique et stabilité stratégique.

Ce système commença à se fissurer en 2014, puis s'effondra avec l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. L'Allemagne a progressivement renoncé à sa dépendance au gaz russe. Le sabotage des gazoducs Nord Stream, en septembre 2022, a constitué le symbole le plus manifeste de cette rupture. Les enquêtes allemandes ont ensuite conduit à l'inculpation de ressortissants ukrainiens accusés d'avoir joué un rôle dans l'opération, mais la question des responsabilités politiques reste controversée.

Avec la Chine également, l'ancien modèle est devenu plus difficile à maintenir. Pékin reste un partenaire économique, mais constitue en même temps un concurrent industriel et stratégique.

La guerre a donc ébranlé deux piliers de la stratégie allemande antérieure: l'énergie russe et la conviction qu'une forte interdépendance économique — y compris avec la Chine — pouvait réduire les risques politiques.

La réponse est le réarmement.

Il ne s'agit plus d'un projet abstrait. Les dépenses militaires européennes ont rapidement augmenté, et l'Allemagne figure parmi les pays qui accélèrent le plus fortement. Friedrich Merz a annoncé l'objectif de porter les dépenses de défense à 3,5% du PIB d'ici à 2029.

L'élément le plus intéressant n'est pas seulement quantitatif. Berlin débat du rôle que doit jouer une Allemagne de nouveau capable d'exercer une puissance militaire considérable.



C'est ici qu'intervient Karl Kaiser (photo), figure historique de l'euro-atlantisme allemand qui a dirigé pendant une trentaine d'années la Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP).

Kaiser affirme que l'Allemagne deviendra «pour la troisième fois de son histoire la puissance militaire dominante en Europe occidentale». Mais c'est précisément pour cette raison qu'il pose trois conditions. La nouvelle puissance allemande «ne doit jamais tomber entre les mains de l'AfD». La direction exercée par Berlin doit être «intégrée aux structures européennes». Enfin, malgré la nécessité d'une plus grande autonomie européenne, le «grand projet de l'Occident» et la solidarité des démocraties doivent demeurer les références fondamentales de la politique allemande.

La formule la plus significative est peut-être celle concernant le «dangereux déni de la réalité de la puissance», qui, selon Kaiser, serait en recul en Allemagne.

La question n'est donc plus de savoir si l'Allemagne doit redevenir une puissance militaire. Le débat porte principalement sur la manière d'utiliser cette puissance et sur le système d'alliances dans lequel elle doit s'inscrire.

C'est précisément sur ce point que les analyses venues de Russie deviennent intéressantes.



Ivan Timofeïev (photo), directeur général du Conseil russe des affaires internationales (Russian International Affairs Council, RIAC), invite à ne pas décrire la situation actuelle comme une guerre mondiale déjà en cours. Il parle plutôt d'«une série de crises et de conflits d'intensité variable», tout en avertissant qu'un affrontement entre deux grandes puissances, même accidentel, pourrait avoir des conséquences mondiales.



Dmitri Trenin (photo), président du RIAC et ancien directeur du Centre Carnegie de Moscou, insiste sur la nécessité, pour Moscou, de maintenir une politique étrangère capable d'exploiter les divisions entre les États-Unis et l'Europe, en soutenant ses partenaires et ses alliés, tout en «préservant sa liberté d'action».

C'est la logique d'une politique «multivectorielle»: la Russie ne veut pas être simplement la composante subordonnée d'un bloc dirigé par Pékin ou par quelque autre puissance.

Trenin va jusqu'à affirmer qu'en cas d'escalade entre Washington et la Chine, Moscou devrait soutenir Pékin sur les plans politique et économique, mais «n'a aucune raison de participer directement au conflit».



Timofeï Bordachev (photo), directeur de programmes au Club Valdaï, rejette lui aussi une interprétation purement bipolaire. Sergueï Poletaïev, cofondateur du projet Vatfor, observe que «la Russie doit elle aussi contenir la Chine». Tout ne se réduit donc pas à un schéma opposant la Russie et la Chine à l'Occident.

Cela vaut tout particulièrement pour l'Europe.

Timofeïev affirme que la «fenêtre sur l'Europe» ouverte par Pierre le Grand n'est pas nécessairement refermée à jamais. La Russie a encore besoin de modernisation et ses relations avec l'Asie, aussi fondamentales soient-elles, n'effacent pas l'importance du continent européen.

Trenin évoque la possibilité d'un futur «établissement de relations pragmatiques avec au moins certains États, fondées sur les principes du bon voisinage». Il rappelle en outre une réalité élémentaire: «contrairement à la politique, la géographie ne peut être modifiée».

Dans ce contexte, l'Allemagne revêt une importance particulière.

Bordachev l'a désignée comme le pivot potentiel d'une future transformation des relations européennes. L'ancien partenariat énergétique avec Moscou avait contribué au modèle économique allemand et, selon l'analyste russe, un éventuel rapprochement pourrait également modifier les rapports de force entre Berlin et l'Europe orientale.

Cela ne signifie pas que Moscou s'attende à une réconciliation imminente. Cela signifie quelque chose de plus simple: l'Allemagne continue d'être considérée comme l'un des États par lesquels pourrait passer une future redéfinition de l'ordre européen.

Sergueï Lavrov a lui aussi évoqué la nécessité d'une «architecture de sécurité continentale ouverte à tous les États eurasiatiques et reflétant la réalité multipolaire actuelle», laissant ouverte la perspective d'une participation européenne future.

Cette perspective est très éloignée de celle de Kaiser. Pour l'analyste allemand, la puissance de Berlin doit s'inscrire dans les structures européennes et rester ancrée dans le camp occidental. Pour une partie de la pensée stratégique russe, en revanche, une Allemagne plus forte et plus autonome pourrait devenir un facteur capable de modifier les équilibres du continent.



Dans ce contexte, l'AfD ne constitue pas simplement une parenthèse de la politique intérieure allemande.

Au sein de l'AfD se dessine une ligne politique qui remet en question la dépendance stratégique à l'égard de Washington — même si cette orientation est pour l'instant gelée par le moindre intérêt des États-Unis à intensifier la confrontation avec la Russie — ainsi que les contraintes imposées par les partenaires européens, qui suscitent un mécontentement croissant. Le fait que l'AfD n'ait pas remis en cause le réarmement allemand constitue, de ce point de vue, un élément significatif.

Cette fracture a des précédents dans l'histoire allemande. À différentes époques, des groupes politiques et stratégiques ont envisagé les relations avec la Russie sous l'angle de l'intérêt national, sans qu'une communauté idéologique soit nécessaire.

C'est précisément là que réside la clé. Il ne s'agit pas de déterminer si la Russie et l'Allemagne «se ressemblent». Elles ne se ressemblent pas. Il s'agit de comprendre si elles peuvent, dans certaines conditions, trouver des intérêts convergents.

Kaiser voit dans une éventuelle accession de l'AfD au pouvoir un risque pour l'ordre européen et occidental. Moscou, en revanche, considère avec intérêt la disposition du parti au dialogue.

Deux lectures opposées d'une même transformation: le retour de l'Allemagne comme puissance.

Une perspective qui, indépendamment de l'identité de ceux qui gouvernent à Berlin, inquiète les principales chancelleries européennes: de Varsovie à Paris, en passant par La Haye, on craint qu'une Allemagne redevenue plus affirmée ne bouleverse les équilibres du continent.

La Russie est devenue un «ennemi nécessaire» pour Berlin: la confrontation avec Moscou justifie le retour de la puissance militaire allemande. Mais lorsque le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, affirme qu'en cas d'attaque, Varsovie et ses alliés pourraient rapidement vaincre la Russie, le message s'adresse également à Berlin: l'Allemagne ne sera pas une puissance solitaire au sein de l'Union. Moscou connaît ces fractures et peut tenter de les exploiter.

L'histoire permet de comprendre pourquoi. Bismarck avait recherché une entente avec la Russie afin d'éviter l'encerclement de l'Allemagne. La République de Weimar avait maintenu des relations pragmatiques avec l'Union soviétique. L'Ostpolitik avait fait du dialogue économique un instrument de stabilisation. L'Allemagne réunifiée avait ensuite bâti une part importante de sa puissance économique précisément sur l'interdépendance avec l'Est.

Ce modèle a pris fin. Le problème géopolitique demeure toutefois: comment intégrer dans l'équilibre européen une Allemagne redevenue puissante ?


Source : Centro Studi Eurasia e Mediterraneo via Euro-Synergies

https://reseauinternational.net/russie-allemagne-au-dela-de-la-crise-une-relation-qui-continue-de-peser-sur-les-equilibres-europeens/
#47
Yemen + Oman / Arabie saoudite : 12 morts et ...
Last post by JacquesL - 11 Octobre 2026, 07:09:23 PM
Arabie saoudite : 12 morts et 309 blessés dans une frappe yéménite contre l'aéroport international de Riyad



par Press TV

L'Autorité générale de l'aviation civile saoudienne (GACA) a confirmé qu'une attaque menée samedi contre l'aéroport international de King Khalid, à Riyad, avait fait au moins 12 morts et 309 blessés, dont certains grièvement. L'attaque a entraîné la suspension de tous les vols et l'évacuation des installations.

Dans un communiqué ultérieur relayé samedi 10 octobre, l'Autorité générale de l'aviation civile (GACA) d'Arabie saoudite a précisé que certains blessés souffraient de «blessures graves». Parmi les morts figureraient quatre ressortissants saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Jordanien, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais. Les blessés ont été pris en charge dans plusieurs hôpitaux, tandis que l'ampleur des dégâts matériels fait toujours l'objet d'une évaluation.

Le communiqué précise que toutes les opérations aéroportuaires ont été interrompues et que des centaines de vols ont été annulés ou déroutés au cours de la journée.

Signalée dans l'après-midi, l'explosion a entraîné l'évacuation immédiate des passagers, tandis que des ambulances affluaient sur les lieux. Des témoins ont décrit des scènes de chaos à l'intérieur du terminal, faisant notamment état d'un impact à proximité d'une porte d'embarquement réservée aux vols intérieurs.

Cet incident s'inscrit dans une série d'opérations menées par les forces armées yéménites contre des installations aéronautiques et militaires saoudiennes, en représailles à l'intensification de l'offensive militaire de Riyad et aux opérations de ses mercenaires au Yémen.

Les forces yéménites dirigées par Ansarallah avaient déjà mené des frappes de missiles et de drones contre l'aéroport international de King Khalid plus tôt dans la semaine. Les autorités saoudiennes avaient elles-mêmes attribué à ces attaques la mort de ressortissants saoudiens, dont un pilote, ainsi que des dégâts sur un appareil saoudien. Ces frappes s'ajoutaient à de précédentes attaques visant l'aéroport d'Abha et d'autres installations aéroportuaires.

Le général de brigade Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites, a annoncé à plusieurs reprises ces derniers jours des frappes ciblées contre l'aéroport de Riyad et d'autres sites saoudiens. Il a également averti les compagnies aériennes internationales que l'espace aérien saoudien, à l'exception de celui des villes saintes de La Mecque et de Médine, était devenu un théâtre d'opérations militaires.

Le Yémen présente ces opérations comme une réponse nécessaire aux frappes aériennes incessantes de l'Arabie saoudite, aux offensives terrestres menées dans le cadre d'opérations telles que «L'Aube du Yémen» et aux tentatives visant à freiner l'avancée d'Ansarallah près du détroit de Bab el-Mandeb.

Riyad a tenté de minimiser l'impact de ces frappes, alors que plusieurs grandes compagnies aériennes internationales annulent leurs vols à destination de la principale plateforme aéroportuaire du royaume pour les jours, voire les semaines à venir.

Cette dernière attaque, ayant fait un lourd bilan humain, met en évidence la portée des capacités yéménites en matière de missiles et de drones, susceptibles d'atteindre les profondeurs du territoires saoudien, ainsi que la vulnérabilité persistante des infrastructures saoudiennes malgré les investissements consentis par Riyad depuis des années dans sa défense aérienne.

Cette escalade s'inscrit dans le contexte d'une reprise des hostilités entre le Yémen et l'Arabie saoudite, amorcée en juillet après des frappes saoudiennes contre les environs de l'aéroport international de Sanaa, la capitale yéménite.

Ces attaques ont conduit le Yémen à annoncer une nouvelle phase d'opérations de représailles visant à briser le blocus économique imposé par l'Arabie saoudite.

Les forces yéménites ont mené des attaques massives de drones et de missiles contre des infrastructures énergétiques en Arabie saoudite, tout en avançant vers des zones proches du détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, dans le but de restreindre l'accès du royaume à cette voie maritime stratégique pour ses exportations de pétrole. 


Source : Press Tv


https://reseauinternational.net/arabie-saoudite-12-morts-et-309-blesses-dans-une-frappe-yemenite-contre-laeroport-international-de-riyad/
#48
Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, rejette l'idée d'un échange Iran/Ukraine avec les États-Unis



par Alfredo Jalife-Rahme

Nous continuons à attribuer nos propres réflexes à la Russie. Ainsi, nombre de nos géopoliticiens affirment que Moscou échangera avec Washington son contrôle de l'Iran contre celui de l'Ukraine. Or, d'une part, la Russie ne souhaite ni contrôler ses alliés, ni les considérer comme des pions interchangeables et, d'autre part, elle ne veut pas contrôler l'Ukraine, mais uniquement le Donbass et la Novorussia qui, à ses yeux, ne sont pas des alliés, mais ont déjà rejoint la Fédération.

Lors de sa remarquable intervention au Valdai Club, le président russe Vladimir Poutine a provoqué un choc, avec son éloge de l'Iran à un moment où le monde «est stupéfait» (sic) par leur courage, leur héroïsme et leur résilience ». Il a aussi rendu hommage aux chefs de l'armée et aux Gardiens de la Révolution islamique, «prêts à se sacrifier pour leur peuple». Il a évoqué en termes «d'énorme erreur» l'assassinat d'Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité, le 17 mars 2026 1

Deux jours après les dithyrambes de Poutine en faveur de l'Iran, l'actuel vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, se voyait interviewé par la télévision iranienne IRIB 2. À la question expresse de l'intervieweur iranien sur un échange hypothétique Ukraine / Iran, entre les États-Unis et la Russie — une idée qui rôde chez bien des esprits spéculatifs dans le pays perse — Dimitri Medvedev a répondu catégoriquement : «Nous ne sacrifierons jamais nos relations avec la République islamique d'Iran, peu importe qui nous le demande. Nous sommes des partenaires stratégiques et nous le resterons toujours.»

Il a souligné que les relations entre la Russie et l'Iran ont atteint un niveau «sans précédent» et a rappelé que les deux pays «ont renforcé leur coopération après la signature du traité de partenariat stratégique en 2025». Puis il a assimilé la prise du détroit d'Ormuz à «la bombe thermonucléaire iranienne» et a donné toute leur importance au corridor Nord-Sud et au projet ferroviaire Rest-Astara 3, ainsi qu'à la construction de la centrale nucléaire «Busher».

Il a rappelé l'appartenance de l'Iran à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et aux BRICS, ainsi que sa présence en tant qu'observateur auprès de l'Union économique eurasienne, afin de «créer un monde multipolaire». Le «partenariat stratégique Russie-Iran» allusif ne contient pas du tout une «alliance militaire » complète que, soit dit en passant, l'Iran ne souhaite pas encore : car l'Iran la considère inutile et superflue, en raison de son désir sensible de préserver son indépendance et une plus grande manœuvrabilité géopolitique.

La guerre de désinformation et de propagande de «l'Occident», qui contrôle principalement les multimédia dépendants du lobby israélien omnipotent, tend à personnaliser le pouvoir du Kremlin dans la figure omniprésente du président Poutine, ignorant le fait que, selon le consultant militaire russe Andreï Martianov, le véritable pouvoir de la Russie réside dans son Conseil de sécurité, dont Poutine est le patron et Dimitri Medvedev le vice-président. Celui-ci a aussi été président de la Russie, et avec Poutine, tous deux appartiennent au puissant groupe compact de Saint-Pétersbourg. Ce n'est pas un hasard si Dimitri Medvedev a assisté au nom de la Russie aux funérailles imposantes du chef suprême l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné par Israël le 28 février 2026. Dévoilons ici les gros titres de RT et Almayadeen, un journal libanais très proche du Hezbollah et de l'Iran.

RT : Medvedev : «Nous ne sacrifierons jamais nos relations avec l'Iran, peu importe qui nous le demande» ; et Almayadeen : «L'attaque états-unienne contre l'Iran a mal tourné pour Washington», déclare Medvedev. Vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev a déclaré : L'attaque US contre l'Iran a fait un tort considérable aux contribuables états-uniens et devrait inciter Washington à entamer des négociations.

Selon RT, la Chine a statué que «l'Iran dispose d'un droit légitime à un programme nucléaire civil. La responsabilité de l'impasse concernant le programme nucléaire de Téhéran incombe aux États-Unis, au Royaume-Uni, à l'Allemagne et à la France175, a déclaré Beijing : «l'Iran a le droit de mettre en œuvre un programme nucléaire pacifique dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Le représentant permanent de la Chine auprès de l'ONU, Sun Lei, a fait lune déclaration en ce sens à l'Assemblée générale». Mon humble hypothèse, s'il devait y avoir un troc entre la Russie et les États-Unis, serait plutôt celui de l'Ukraine contre l'Amérique latine. C'est-à-dire, entre les perdants sur l'échiquier géopolitique mondial. À ce stade, l'Iran n'est pas négociable, pour la Russie ou pour la Chine.


Traduction Maria Poumier


Source : La Jornada (Mexique) via Réseau Voltaire


https://reseauinternational.net/medvedev-vice-president-du-conseil-de-securite-russe-rejette-lidee-dun-echange-iran-ukraine-avec-les-etats-unis/

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L'actualité, les media / Nobel de la paix 2026 : Navi P...
Last post by JacquesL - 10 Octobre 2026, 04:43:54 PM
Nobel de la paix 2026 : Navi Pillay, la juriste qui a dénoncé le génocide à Gaza



par Mizane

Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué, ce vendredi, à l'avocate sud-africaine Navanethem «Navi» Pillay, pour son engagement en faveur du droit international. Ancienne militante contre l'apartheid et haute responsable des Nations unies, elle a notamment présidé la commission d'enquête de l'ONU qui a conclu, en septembre 2025, qu'Israël commet bien un génocide contre les Palestiniens de Gaza.

De la lutte contre l'apartheid aux enquêtes onusiennes sur Gaza, un même combat contre l'impunité. Première femme «non blanche» à siéger à la Haute Cour sud-africaine, ancienne juge internationale et défenseure des droits humains, Navi Pillay a consacré sa carrière à poursuivre les responsables des crimes les plus graves. Un engagement qui lui a valu de nombreuses distinctions, mais aussi de virulentes attaques, particulièrement après ses prises de position sur les crimes israéliens.


De l'apartheid sud-africain aux procès du génocide rwandais

Née le 23 septembre 1941 à Durban, dans une famille sud-africaine d'origine indienne tamoule, Navanethem Pillay grandit sous le régime de l'apartheid, qui organise la ségrégation raciale et prive les populations non blanches de nombreux droits fondamentaux. Diplômée en droit de l'université du Natal, elle devient, en 1967, la première femme à ouvrir un cabinet d'avocats dans cette province. Elle défend des militants anti-apartheid, dont Nelson Mandela, et intervient pour améliorer les conditions de détention des prisonniers politiques de Robben Island.

Après avoir obtenu un doctorat en droit à Harvard en 1988, elle est nommée en 1995 à la Haute Cour d'Afrique du Sud, devenant la première femme non blanche à accéder à cette fonction. Sa carrière prend ensuite une dimension internationale lorsqu'elle rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qu'elle présidera de 1999 à 2003. Elle participe notamment au procès historique de Jean-Paul Akayesu, condamné en 1998 pour génocide.

Cette décision établit une jurisprudence fondamentale : les viols et violences sexuelles peuvent constituer des actes de génocide lorsqu'ils sont commis avec l'intention de détruire un groupe protégé. Cofondatrice de l'organisation de défense des droits des femmes Equality Now, elle devient juge à la Cour pénale internationale (CPI) en 2003, puis haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme de 2008 à 2014.


Gaza : la magistrate qui a dénoncé le Génocide israélien

En 2021, Navi Pillay prend la présidence de la Commission internationale indépendante d'enquête des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés et Israël. Ses investigations aboutissent, le 16 septembre 2025, à des conclusions majeures : selon la commission, Israël a commis quatre des cinq catégories d'actes de génocide définies par la Convention de 1948. Les enquêteurs documentent notamment les meurtres, les atteintes graves à l'intégrité physique et mentale, l'imposition de conditions de vie destructrices et les mesures visant à empêcher les naissances. Ils concluent donc à l'existence d'une intention génocidaire.

«Il est clair qu'il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza par des actes qui répondent aux critères énoncés dans la Convention sur le génocide», déclare alors Navi Pillay. La commission met directement en cause les plus hauts responsables israéliens, notamment Benyamin Nétanyahou, le président Isaac Herzog et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, accusés d'avoir incité au génocide.


Malgré les pressions, Navi Pillay reçoit le Nobel de la paix

Ses travaux sur Gaza lui valent de nombreuses attaques d'organisations pro-israéliennes, particulièrement d'UN Watch, dirigée par Hillel Neuer. Cette organisation l'accuse de partialité et avait déjà contesté sa nomination en 2021, notamment en raison de ses précédentes déclarations sur l'apartheid israélien. UN Watch réclame sa récusation et multiplie les critiques contre les conclusions de la commission.

Pillay fait également face à des accusations d'antisémitisme et à des appels à des sanctions américaines. Aucune sanction officiellement prononcée contre elle personnellement n'est toutefois établie, contrairement à plusieurs autres personnalités de la justice internationale et de l'ONU visées par Washington. Malgré ces pressions, la magistrate défend ses travaux et rappelle les obligations des États face aux crimes de masse.

Malgré ces pressions, le Comité Nobel norvégien lui a finalement décerné, ce vendredi, le prix Nobel de la paix pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international, saluant sa rigueur judiciaire, son intégrité et son courage.


Source : Mizane

https://reseauinternational.net/nobel-de-la-paix-2026-navi-pillay-la-juriste-qui-a-denonce-le-genocide-a-gaza/
#50
Afrique / La première confrontation ouve...
Last post by JacquesL - 10 Octobre 2026, 04:19:51 PM
La première confrontation ouverte entre Israël et la Turquie aura lieu dans la Corne de l'Afrique



par Damir Nazarov

Suite à la reconnaissance du Somaliland par Israël, les analystes ont interprété cette décision comme une tentative de Netanyahu de s'implanter face à Ansar Allah au Yémen et d'accroître son influence en mer Rouge. Cependant, la reconnaissance de représentants de cette enclave séparatiste de la Corne de l'Afrique indique que les ambitions d'Israël dépassent la simple lutte contre les Houthis ; la Turquie figure également parmi les adversaires de l'État israélien.

Il y a environ un an, Mohamed Osman Fadal, conseiller principal en politique étrangère du président du Somaliland, déclarait que le pays avait besoin de systèmes de défense aérienne pour contrer les F-16 et les drones turcs stationnés à Mogadiscio. Il ajoutait : «Nous souhaitons le soutien d'Israël dans notre confrontation avec la Turquie.»

Cette position reflète les sentiments qui règnent au sein de l'administration autoproclamée du Somaliland et s'inscrit dans les ambitions de Netanyahu, les deux parties cherchant à se préparer au mieux à un affrontement avec le gouvernement de facto de la Somalie. L'armée somalienne officielle dispose déjà de forces spéciales et d'une marine entraînées par la Turquie, ainsi que d'hélicoptères T-129 ATAK, du célèbre drone Bayraktar et même de chars M48 et M60.

Le président somalien, le cheikh Hassan Mohamud, a récemment déclaré qu'Israël envisageait d'établir une base navale dans la ville portuaire de Berbera, située au Somaliland, et d'utiliser son aéroport. Lors d'un entretien avec Al Jazeera, M. Mohamud a averti que Mogadiscio s'opposerait à toute présence militaire israélienne sur un territoire qu'elle considère comme faisant partie de la Somalie. «Nous n'autoriserons en aucun cas une présence israélienne dans notre pays, compte tenu de la manière dont Israël traite le Somaliland »

Les circonstances contraignent les parties à s'armer, et il est fort probable que la Corne de l'Afrique devienne le premier théâtre d'affrontement ouvert entre Israël et la Turquie.

Si la lutte contre les séparatistes en Somalie est censée être le premier front, alors qui est le prochain ? La Méditerranée orientale et la mer Égée, où la Grèce est progressivement entraînée dans la sphère d'influence d'Israël.

Selon les médias, fin août, Ankara a redéployé la 51e brigade de commandos — composée d'environ 2 000 soldats des forces spéciales professionnelles — de Hozat, dans l'est du pays, vers le district de Söke, dans la province d'Aydın, juste en face de l'île grecque de Samos.

Au début du printemps, la Grèce a acquis auprès d'Israël des armements d'une valeur d'environ 2,3 milliards de shekels. Cet arsenal comprend le système PULS développé par Elbit, des missiles d'entraînement, des munitions de précision, des munitions rôdeuses et un soutien logistique pour dix ans. Cette acquisition s'inscrit dans le cadre du plan grec de modernisation des forces armées d'ici 2030. Athènes prévoit d'investir environ 28 milliards d'euros d'ici 2036 pour mettre en place un système de défense de type israélien – connu en Grèce sous le nom de «Bouclier d'Achille» – et pour acquérir jusqu'à 40 avions de chasse F-35 auprès des États-Unis, ainsi que des frégates auprès de la France et de l'Italie.

Si de nombreux experts estiment que la Grèce a pris cette décision en réponse aux menaces découlant du conflit israélo-américain avec l'Iran – notamment en raison des frappes menées par Téhéran contre des alliés des États-Unis dans le Golfe persique –, il est également clair que la Grèce s'inquiète des capacités croissantes de la Turquie dans le domaine des drones. Par ailleurs, n'oublions pas que la Grèce se prépare à établir un «Dialogue quadrilatéral méditerranéen» avec l'Inde, Israël et Chypre, destiné à contrebalancer le «Pacte de La Mecque» qui réunit la Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan.

La région s'enfonce progressivement dans un conflit d'une ampleur inédite, des blocs se formant en prévision d'une future redistribution des zones d'influence. Israël, principal promoteur du projet IMEC, considère la Turquie comme un adversaire en raison de sa position stratégique sur la Route de la Soie. De ce fait, le Somaliland et la Grèce sont appelés à devenir des acteurs clés de la stratégie israélienne visant à limiter l'influence de la Turquie et de ses alliés.


Source : La chute d'Inte via China Beyond the Wall


https://reseauinternational.net/la-premiere-confrontation-ouverte-entre-israel-et-la-turquie-aura-lieu-dans-la-corne-de-lafrique/<