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La capitulation imminente

Démarré par JacquesL, 05 Août 2026, 10:15:09 PM

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JacquesL

La capitulation imminente



par J. Matson Heininger

Je jure fidélité au drapeau de...

Alerte, alerte, au cas où vous l'ignoriez.

La Chambre des représentants a déjà adopté la mesure d'intégration de la défense américano-israélienne, et le Sénat devrait faire de même. La prochaine étape sera la signature du texte par Trump. Si cela se produit, et cela semble probable, les États-Unis auront franchi une limite qu'aucun pays souverain ne devrait jamais franchir.

Cela signifiera que l'Amérique est passée de l'alliance à la capitulation déguisée en alliance. Cela signifiera que la coopération militaire, le partage de renseignements, l'intégration technologique et la coordination stratégique avec Israël auront été érigés en loi à un niveau qu'aucune république digne de ce nom ne devrait accepter. Il ne s'agit pas de diplomatie ordinaire. Il ne s'agit pas d'amitié. Il ne s'agit même pas d'un simple partenariat militaire. Il s'agit de la normalisation juridique de la dépendance.

Aucun pays souverain n'accorde volontairement à un autre État un accès plus approfondi à ses systèmes de défense, à ses sources de renseignement et à sa logique de planification stratégique sans avoir préalablement accepté une position de subordination.

C'est le fait fondamental au cœur de cette affaire. On peut multiplier les euphémismes, mais ils ne changent rien à la réalité. Une fois la structure examinée de près, l'arrangement commence à ressembler à ce qui est habituellement imposé aux puissances vaincues.

Cette expression est importante. Les puissances vaincues ne sont pas toujours physiquement occupées au sens traditionnel du terme. Parfois, leurs symboles restent intacts tandis que leur indépendance est vidée de sa substance. Parfois, elles conservent leur drapeau, leur parlement, leur bureaucratie et leur langue officielle de souveraineté. Mais le véritable rapport de force a changé. La puissance la plus forte fixe les conditions, la partie la plus faible s'y soumet et on demande au public de parler de partenariat.

C'est ce qui rend la situation si grotesque. Les États-Unis ne sont pas censés subir ces conditions. Ils sont censés les imposer. Et pourtant, les voilà, s'orientant vers une relation formalisée où les intérêts militaires et stratégiques d'un autre État sont de plus en plus intégrés à la puissance américaine, comme si cette distinction n'avait plus aucune importance.

Or, cette distinction est importante.

Si cette mesure est adoptée, les États-Unis auront franchi une nouvelle étape vers une perméabilité stratégique accrue à Israël. Cela signifie bien plus que de la sympathie, bien plus qu'un alignement diplomatique et bien plus qu'une rhétorique partagée. Cela signifie un enchevêtrement plus profond des technologies militaires, de la planification, du renseignement et de l'autorité institutionnelle. Dès lors, l'idée que l'Amérique agit en souveraine indépendante devient difficile à défendre sérieusement.

C'est pourquoi l'analogie historique est non seulement utile, mais nécessaire. Les États-Unis savent depuis longtemps comment créer une dépendance chez d'autres pays. Ils ont déjà imposé des conditions, un contrôle et des contraintes stratégiques à des puissances vaincues ou affaiblies. Ils savent parfaitement à quoi cela ressemble. Voir ce même schéma appliqué aujourd'hui, aussi indirectement et poliment soit-il, aux États-Unis eux-mêmes est humiliant.

Bien sûr, le discours utilisé pour le justifier sera noble. Coopération. Sécurité. Valeurs partagées. Stabilité régionale. Modernisation. Innovation. Le vocabulaire habituel de la diplomatie. Mais les mots ne gouvernent pas la réalité. Ce sont les structures qui le font. Et la structure en question est celle d'une capitulation croissante déguisée en compétence.

Voilà le véritable scandale. On demande aux Américains d'accepter une relation qu'aucune nation sérieuse n'accepterait sans une profonde inquiétude.

On leur dit que c'est normal, prudent et nécessaire.

On leur demande de ne pas remarquer qu'un État étranger se voit accorder une place de choix au sein de l'architecture militaire des États-Unis.

On leur demande d'applaudir ce qui, en toute honnêteté, s'apparenterait à une perte de souveraineté.

Le danger n'est pas seulement symbolique. Une fois inscrit dans la loi, ce type d'arrangement devient bureaucratique, procédural et auto-protecteur. Il se reproduit à travers les institutions, les contrats, la planification de la défense et les habitudes politiques. Il devient plus difficile à inverser, non pas parce qu'il est juste, mais parce qu'il est déjà profondément enraciné. C'est ainsi que la capitulation se mue en norme.

Une fois la normalité rétablie, on cesse de voir la ligne qui a été franchie.

C'est pourquoi la comparaison avec les puissances vaincues est si importante. Elle dissipe le jargon et oblige à s'interroger sur la véritable nature de cet arrangement. Si un pays souverain est contraint, persuadé ou manipulé pour céder son autonomie stratégique à une autre puissance, la forme juridique de l'accord importe moins que son effet. Cet effet, c'est la subordination. Cet effet, c'est la dépendance. Cet effet, c'est la perte.

C'est la voie que semblent emprunter les États-Unis si cette loi est adoptée et promulguée. Non pas un choix politique temporaire, mais une concession structurelle aux conséquences durables. Le pays continuera de clamer sa souveraineté, mais le fond du problème aura déjà commencé à s'estomper.

Voilà l'avertissement.

Non pas que l'Amérique puisse un jour s'affaiblir. Elle l'est déjà. Non pas qu'elle puisse un jour perdre une partie de son indépendance. Elle est déjà en train de le faire. L'avertissement, c'est que cette perte est en train d'être normalisée avant même que la plupart des gens aient compris ce qui a été sacrifié. Quand cela arrivera, l'accord aura déjà acquis force de loi et l'élan de l'inéluctabilité.

C'est ainsi que survient souvent le déclin de la souveraineté. Pas toujours par l'invasion. Pas toujours par la défaite militaire. Parfois par des accords dont la sincérité n'a jamais été clairement définie. Parfois par des partenariats qui se muent insidieusement en subordination. Parfois par l'abandon patient de l'autonomie stratégique, tandis que tous prétendent que rien n'a changé.

Ce n'est pas la routine.
C'est une capitulation.


Source : J. Matson Heininger via Marie Claire Tellier

https://reseauinternational.net/la-capitulation-imminente/

JacquesL

Les États-Unis d'Israël



par Scott Ritter

Lorsque je me rendais régulièrement en Israël, entre le milieu et la fin des années 1990, dans le cadre de mes fonctions au sein des Nations unies, j'ai toujours été frappé par la façon dont de nombreux Israéliens s'identifient étroitement aux États-Unis. Lors des fêtes nationales, de nombreux automobilistes israéliens arboraient deux petits drapeaux en plastique aux vitres de leur voiture : l'un représentant l'étoile de David bleue et blanche, l'autre le drapeau américain. «Nous nous considérons comme une petite Amérique», m'expliquait mon hôte israélien lorsque je lui faisais remarquer cette particularité.

Mais la réalité était bien différente.

Les Israéliens ont comploté dans le dos de leurs homologues américains, et les services du renseignement et de sécurité américains ont toujours perçu Israël comme une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

Je le sais, car j'ai été pris au piège de cette dynamique de pouvoir et ai fini par être accusé par le gouvernement américain d'espionnage au profit d'Israël. Les accusations ont finalement été abandonnées, jugées infondées et motivées par des considérations politiques, mais le sentiment qui sous-tendait ces accusations était bien réel : une part importante des instances américaines chargées de la défense, du renseignement et de la sécurité considérait Israël comme une menace.

Car Israël était bien une menace.

Cela ne signifie pas pour autant que les États-Unis et Israël ne collaboraient pas et ne coopéraient pas : pendant mon séjour en Israël, les hôtels regorgeaient d'agents de la CIA, d'officiers de l'armée américaine et de diplomates du Département d'État en mission officielle.

Mais une «muraille de Chine» séparait les États-Unis et Israël, et les interactions étaient régies par des protocoles stricts qui maintenaient constamment cette muraille en place.

Après avoir quitté les Nations unies, j'ai travaillé quelque temps comme analyste à l'antenne pour NBC News.

J'ai également signé un contrat avec une agence de conférenciers new-yorkaise, Greater Talent Network (GTN).

Et ce sont ces deux expériences qui m'ont fait prendre conscience du degré d'infiltration des intérêts pro-israéliens dans tous les aspects des médias américains et de la gestion de l'information.

J'ai été approché à plusieurs reprises par des producteurs de NBC qui me remettaient leurs cartes de visite — non pas celles de NBC, mais plutôt leurs cartes de l'AIPAC (l'American Israeli Public Affairs Committee, véritable façade du gouvernement israélien).

GTN m'a mis directement en relation avec l'AIPAC, ainsi qu'avec ses entités affiliées bien implantées dans le milieu universitaire américain et le secteur des think tanks.

Grâce à ces réseaux, j'ai été introduit dans un monde secret de relations en coulisses avec le Congrès américain, où l'AIPAC tirait les ficelles pour le compte de sénateurs et de représentants influents, et où les collaborateurs du Sénat et de la Chambre des représentants collaboraient ouvertement avec des employés de diverses agences gouvernementales américaines pour définir les politiques.

Paul Wolfowitz, à l'époque doyen de la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies (SAIS) de l'université Johns Hopkins, m'a proposé une somme considérable si j'acceptais de rejoindre l'équipe.

Tout ce que j'avais à faire, c'était adhérer à l'idée que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive.

J'ai décliné l'offre de Wolfowitz et j'ai pris mes distances avec la cabale de l'AIPAC.

Malheureusement, les représentants élus des États-Unis n'ont pas fait preuve d'une telle clarté morale ni d'une telle loyauté envers la République qu'ils sont censés servir.

Nous vivons à une époque où le premier ministre israélien se vante ouvertement d'avoir acheté le Congrès américain.

Où l'AIPAC se vante d'avoir dépensé 100 millions de dollars pour y parvenir.

Où des agents pro-israéliens ont dépensé 30 millions de dollars pour évincer Thomas Massie du Congrès américain parce qu'il a osé contester la cession de la souveraineté américaine à Israël.

Où le secrétaire d'État américain a ouvertement déclaré que critiquer Israël constitue un motif de refus de visa pour entrer aux États-Unis.

Où des politiciens israéliens prônent ouvertement la répression de la liberté d'expression en Amérique.

Et où la «muraille de Chine» qui préservait les intérêts américains des Israéliens sera bientôt supprimée par un Congrès complaisant, tandis que les médias mainstream, qui ont depuis longtemps renoncé à leur indépendance et à leur intégrité au profit des intérêts israéliens, gardent le silence.

Le document de capitulation marquant la reddition de la République constitutionnelle anciennement connue sous le nom d'États-Unis d'Amérique au profit d'une nouvelle entité que l'on pourrait plus justement qualifier d'États-Unis d'Israël est la loi de 2027 sur l'autorisation de la défense nationale (NDAA), en particulier l'article 219 de la version de la Chambre des représentants et l'article 1217 de celle du Sénat.

Les dispositions 219/1217 chargent le secrétaire à la Défense de désigner un agent exécutif (EA) chargé d'étendre et d'accélérer l'intégration plus profonde d'Israël au sein des institutions américaines. L'autorité de l'EA prévaudrait sur celle des autres responsables du ministère de la Défense, conformément à la directive 5101.01 du ministère de la Défense, ce qui signifie que l'EA serait en mesure de passer outre les décisions d'autres agences du ministère de la Défense, telles que l'Administration de la sécurité des technologies de défense (DTSA), concernant l'accès d'Israël aux technologies américaines. Ce nouvel EA mettrait fin au contrôle direct du Congrès, l'autorité de supervision revenant au secrétaire à la Défense. Il n'y aurait ni confirmation par le Congrès ni possibilité pour celui-ci de révoquer un agent exécutif.

En bref, ceci équivaut à une renonciation aux devoirs constitutionnels du Congrès au profit d'un agent nommé à des fins politiques par le pouvoir exécutif.

Ce n'est pas vraiment ce que les Pères fondateurs avaient à l'esprit lorsqu'ils ont rédigé la Constitution.

L'article 2191217 intègre les programmes de recherche et développement américains et israéliens d'une manière qui rend les États-Unis dépendants des technologies spécifiques fournies par Israël, accordant ainsi à ce dernier un poids considérable sur la future politique et les infrastructures américaines, en entremêlant les chaînes d'approvisionnement de défense d'Israël et des États-Unis dans les secteurs gouvernemental, privé et universitaire, et en brouillant les frontières de l'intégrité territoriale et de la souveraineté politique.

L'article 219/1217 vise les processus de marchés publics et d'acquisition liés à la défense, de sorte qu'il sera impossible pour les futures administrations de dissocier les technologies ou accords israéliens des grands programmes d'approvisionnement de défense, prenant ainsi en otage les bureaux exécutifs des programmes et les responsables de programmes du département de la Défense (DOD) pour qu'ils intègrent des technologies d'origine israélienne dans les systèmes américains. Ces procédures rendront caduques les dispositions actuelles du «Buy-America» et donneront aux entreprises israéliennes accès à la propriété intellectuelle relative aux systèmes d'armement avec lesquels elles sont en concurrence directe.

L'article 219/1217 confère à l'EA le pouvoir de réaffecter les financements et les priorités du ministère de la Défense en privilégiant l'intégration d'Israël dans les structures de défense nationale des États-Unis. Il subordonne littéralement l'ensemble des aspects les plus sensibles de la défense américaine à Israël, hors du champ de contrôle du Congrès.

À l'heure où une majorité d'Américains prend conscience des crimes horribles commis par Israël contre le peuple palestinien, et du rôle joué par Israël pour entraîner les États-Unis dans des guerres permanentes au Moyen-Orient, la section 219/1217 liera définitivement les États-Unis à Israël, faisant du ministère américain de la Défense et, par extension, de l'ensemble du peuple américain, des complices de ces crimes.

Le projet du «Grand Israël», qui vise l'expansion territoriale de l'État d'Israël au Moyen-Orient aux dépens de ses voisins, traverse de graves difficultés.

Israël lui-même traverse une crise existentielle en raison de son état de guerre permanent.

J'ai déjà écrit que la relation entre Israël et les États-Unis s'apparente à celle d'un parasite vis-à-vis de son hôte.

L'article 219/1217 codifierait ce statut dans la loi.

Ce faisant, il détruirait la République constitutionnelle.

Le Congrès a des devoirs et des responsabilités spécifiques qui lui sont imposés par la Constitution.

Céder ces responsabilités à une nation étrangère ne fait pas partie de ces devoirs.

Si l'article 219/1217 est adopté, Israël se sera définitivement greffé à l'entreprise américaine.

À l'heure actuelle, nous sommes confrontés à un Congrès qui a envisagé de criminaliser la critique d'Israël.

Une telle mesure constitue bien sûr un affront à la notion même de liberté d'expression.

En confondant la sécurité israélienne et la sécurité américaine, comme ce sera le cas si l'article 219/1217 est adopté, la criminalisation inévitable des discours critiques à l'égard d'Israël a de beaux jours devant elle.

La NDAA de 2027 est le dernier bastion de l'Amérique.

Supprimons l'article 219/1217, et nous aurons une chance de survivre.

Si l'article 219/1217 est adopté, nous aurons perdu la République.

J'ai juré de défendre les États-Unis d'Amérique, une république constitutionnelle.

Je ne servirai jamais les États-Unis d'Israël.

Et quiconque se dit américain ne devrait pas non plus les servir.


Source : Scott Ritter via Spirit of Free Speech

https://reseauinternational.net/les-etats-unis-disrael/

JacquesL

Les États-Unis offrent leur machine de guerre à Israël

Publié le août 7, 2026 par Wayan


Par Tara Reade – Le 5 août 2026 – Source RT



Au début des années 2000, je travaillais auprès de victimes de violence domestique à Seattle, Washington.

L'un de mes entraîneurs était une femme débraillée qui m'a expliqué qu'elle était un ancien membre des Forces de défense israéliennes (FDI). Je me souviens m'être demandé pourquoi plusieurs anciens membres du Mossad et de Tsahal étaient impliqués dans la formation des policiers de Seattle. À l'époque, je n'y ai pas pensé plus que cela. Après tout, ils travaillaient aussi pour aider à protéger les victimes de violence domestique.

Avance rapide jusqu'en 2026.

Enterré à l'intérieur de l'énorme Loi sur l'Autorisation de la Défense Nationale (NDAA) pour l'exercice 2027 se trouve l'article 219, une disposition qui crée ce qu'on appelle officiellement l'Initiative de Coopération Technologique pour la Défense entre les États-Unis et Israël. Concrètement, cette loi demande au Pentagone d'approfondir l'intégration de la recherche militaire américaine et israélienne, du développement des technologies de défense, de la fabrication d'armes et des chaînes d'approvisionnement militaro-industrielles dans le cadre d'une unique coordination. Les critiques soutiennent que cela représente un niveau d'intégration institutionnelle sans précédent entre les États-Unis et un partenaire militaire étranger.

J'ai récemment invité Tucker Carlson sur mon podcast, East Meets West, et l'une des questions que je lui ai posées portait sur ce nouveau niveau d'intégration militaire entre les États-Unis et Israël. Tucker a appelé ça de la trahison.

CiterIl y a une longue histoire des États-Unis, de son peuple, de ses 350 millions d'habitants, utilisés à mauvais escient par les services de renseignement israéliens. Et donc l'idée que vous les fusionniez formellement est un désastre. C'est la définition de la trahison. C'est de la trahison.

Beaucoup de gens sont d'accord avec cette évaluation, et moi aussi.

Jamais auparavant dans l'histoire des États-Unis, une nation étrangère n'avait bénéficié d'un tel degré d'intégration institutionnelle dans la base industrielle de recherche militaire et de défense des États-Unis. Cela va bien au-delà de l'influence politique qu'ont des organisations comme l'AIPAC ou les dépenses de campagne à Washington. Cela atteint l'infrastructure militaro-industrielle elle-même. Cela signifie une recherche partagée, un développement partagé, des achats partagés et une relation au niveau des renseignement encore plus profonde. Une fois que ces systèmes seront entrelacés, ils seront extraordinairement difficiles à séparer.

Pendant ce temps, les citoyens américains ordinaires sont confrontés à l'inflation, à la diminution des ressources, à l'effondrement des infrastructures et à l'érosion continue du rêve américain. La promesse de mettre fin aux guerres sans fin sonne désormais creux.

Trump – le cheval de Troie qui a convaincu tant de gens qu'il était différent – fait paraître la politique étrangère belliciste de Biden comme restreinte, en comparaison. Trump aurait accepté environ 300 millions de dollars de soutien de Miriam Adelson pendant sa campagne tout en se présentant comme le candidat anti-guerre. Puis vinrent plus de bombes, plus de guerres et plus de chaos. Il ignore les prochaines élections de mi-mandat et l'opposition croissante du public à l'intervention étrangère, tout en intensifiant le conflit avec l'Iran.

Tucker Carlson a fait remarquer que Trump n'aime même pas personnellement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Que cela soit vrai ou non est hors de propos. Trump semble faible, compromis et finalement disposé à faire avancer les objectifs stratégiques d'Israël alors que le Moyen-Orient se dirige vers une grande guerre.

Le sort des Palestiniens n'a jamais été aussi désespéré. Alors que les politiciens prononcent des discours performatifs sur la catastrophe à Gaza et que les tribunaux internationaux débattent de l'avenir de Netanyahu, la guerre continue. Trump semble presque heureux de bombarder l'Iran et d'entraîner les États-Unis plus profondément dans un autre bourbier du Moyen-Orient.

En 2025, j'ai écrit et pensait avec optimisme que peut-être Trump mettrait enfin fin aux guerres sans fin de l'Amérique. Je n'aurais pas pu me tromper davantage.

Au lieu de cela, il a embrassé et élargi l'agenda stratégique d'Israël avec peu de considération pour le consentement du peuple américain.

Maintenant, une convergence encore plus troublante se dessine. La guerre par procuration des États-Unis et de l'OTAN avec la Russie par le biais de l'Ukraine chevauche de plus en plus le conflit impliquant l'Iran – non seulement par le biais de ressources militaires, mais également par le biais de messages politiques et de rhétorique publique.

La guerre de l'information fait également rage. Des personnalités influentes telles que Laura Loomer, qui aurait l'oreille de Trump, continuent de promouvoir une rhétorique agressivement antirusse et des appels incendiaires qui intensifient encore les tensions.

Alors que l'été touche à sa fin, les tambours d'une guerre mondiale plus large semblent plus forts que jamais. Pendant ce temps, le rêve américain continue de mourir. Pour Israël, cependant, une nouvelle ère stratégique ne fait que commencer.


Tara Reade

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

https://lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis-offrent-leur-machine-de-guerre-a-israel