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Un chat et une souris ont conclu un pacte

Démarré par JacquesL, Aujourd'hui à 11:21:14 AM

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JacquesL

Un chat et une souris ont conclu un pacte



par Seph

Les détails sur les spoliations US après l'annonce tonitruante, du vendredi 28 août 2026, de Trump



La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a célébré une rencontre «historique» avec Donald Trump à New York, posant pour une photo souriante avec le président américain, moins de neuf mois après qu'il a ordonné l'enlèvement de son patron, Nicolás Maduro.

Les anciens ennemis se sont rencontrés dans un hôtel cinq étoiles à quelques rues de la Trump Tower à Manhattan, mardi, en marge de l'assemblée générale de l'ONU. L'hôtel se trouve à environ 7 miles de la prison de Brooklyn où Maduro est détenu depuis qu'il a été arraché lors d'un raid des forces spéciales sur Caracas en janvier 2026.


Trump : «C'est un cadeau du Venezuela au peuple des États-Unis»

I – Les accords sur le pétrole

Peu après l'opération terroriste menée par les États-Unis au Venezuela le 3 janvier 2026, les deux pays ont conclu un accord prévoyant le transfert au Trésor américain des recettes issues de la vente du pétrole vénézuélien sous sanctions.

Trump a indiqué que l'accord avait été négocié par le secrétaire d'État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et Rodríguez.

L'accord accorde aux États-Unis 55% de la production effective de la nouvelle société privée, sous forme de participation au capital et de droits d'achat de pétrole au prix de revient (Ndlr – c'est presque gratuit).

Les achats américains de ce pétrole seront notamment destinés à la Réserve stratégique de pétrole des États-Unis ainsi qu'aux besoins de l'armée.

Ainsi, le gouvernement dirigé par Delcy Rodriguez a négocié avec Trump la livraison d'une participation directe aux États-Unis dans plus de 17 champs pétroliers stratégiques.

Selon deux responsables américains cités par les médias, le gouvernement de Donald Trump aurait conclu avec le gouvernement dirigé par Delcy Rodriguez un accord pour que les États-Unis obtiennent un intérêt direct dans la propriété de nombreux champs pétroliers vénézuéliens.

Trump a rendu l'accord public :


«Les États-Unis d'Amérique viennent de signer un accord avec le Venezuela sur le plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale», a-t-il écrit. Selon les mots de Delcy Rodriguez, qui a ratifié la tristement célèbre livraison, ce sont 17 champs pétroliers stratégiques.

L'accord couvre plus d'une douzaine de champs productifs qui rassemblent quelque 65 000 millions de barils de réserves prouvées.

Ce ne sont pas toutes des réserves vénézuéliennes — estimées à environ 300 milliards de barils — mais elles représentent à elles seules une masse massive de ressources. Axios affirme que l'accord pourrait plus que doubler les réserves de pétrole prouvées aux États-Unis. L'un des responsables américains consultés par ces médias a été particulièrement explicite : «Qualifier cet accord d'énorme serait faible. C'est énorme».

La propagande du gouvernement national, qui a rendu l'accord public à travers le réseau social de Delcy Rodríguez, vise à présenter cette livraison nationale comme une opportunité de «récupérer» l'industrie pétrolière.

Mais la réalité est exactement l'inverse : les États-Unis passent du contrôle des revenus pétroliers vénézuéliens à la mise en marche du contrôle direct des gisements et de leur exploitation.

Officiellement, l'argent de la vente du pétrole est censé appartenir au Venezuela, mais en réalité, il est contrôlé par des responsables américains, et toute tentative de transparence quant à son utilisation relève de l'impossible. :

Après avoir capturé le président Maduro, l'administration Trump a immédiatement assoupli les sanctions et même protégé les capitaux vénézuéliens des poursuites américaines. En échange, le Venezuela a commencé à transférer ses revenus pétroliers sur des comptes bancaires «contrôlés» par le Trésor américain. Trump est vraiment trop bon.

En juin, 2026 Rubio déclarait au Congrès qu'un audit continu était en cours pour contrôler l'ensemble des dépenses et des paiements au sujet du pétrole. Le gouvernement vénézuélien a également créé un site web, «Souveraineté transparente», qui publie des données sur les transactions pétrolières.

Mais l'accord sur la «souveraineté» s'est avéré tout sauf transparent ; le département d'État n'a fourni ni accords écrits ni résultats d'audit. Le site web Transparent Sovereignty ne recense qu'une seule transaction : une vente de fioul de 300 millions de dollars en mars 2026. Parallèlement, le Financial Times a calculé qu'en vertu de ce nouvel accord, le Venezuela avait vendu pour plus de 13 milliards de dollars de pétrole. Trump l' a reconnu : «13 milliards de dollars du Venezuela ? Je n'y pense même plus», a déclaré le président aux journalistes à bord d'Air Force One.

Il est à noter que sur les 13 milliards, le Venezuela n'a reçu que 480 millions. C'est du vol.

Le président Donald Trump a toujours été friand de l'idée de «s'emparer du pétrole d'autres pays par la force» et il affirme avoir atteint cet objectif au Venezuela. Les États-Unis ont toujours revendiqué, et continueront de revendiquer, d'importantes quantités de ces réserves.

Cet accord pétrolier illustre le pouvoir brut, sans contrôle et à l'échelle mondiale que confèrent les sanctions économiques au Trésor américain. L'exemple vénézuélien est plus révélateur encore : dans cet accord pétrolier avec le nouveau gouvernement vénézuélien. En résumé, l'administration Trump cherche avant tout à établir un contrôle économique direct sur le Venezuela.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. En effet, Ricardo Hausmann, professeur à l'université Harvard et ancien ministre vénézuélien de la Planification, a dénoncé un «accord honteux». Il a déclaré :

«Les Vénézuéliens ne respecteront pas cet accord illégitime et aucune grande compagnie pétrolière américaine ne le prendra au sérieux, car elle sait qu'il ne durera pas», en ajoutant que Rodríguez «n'a ni légitimité ni pouvoir constitutionnel pour engager le Venezuela dans un tel accord».



Delcy Rodríguez avec le secrétaire américain à l'Energie, Chris Wright, lors de la signature d'un accord pétrolier à Caracas le 2 septembre. Photographie : Juan Barreto/AFP/Getty Images


II – Cependant, les USA ne s'intéressent pas uniquement au pétrole, mais à toutes les autres richesses, notamment l'or du Venezuela

L'administration Trump soutient fermement la campagne militaire de Caracas pour prendre le contrôle de la région de Las Claritas, dans le sud de l'État de Bolívar, où d'importants gisements d'or, de diamants et de coltan ont été découverts et qui constitue un centre majeur de l'exploitation minière illégale. En effet, des groupes criminels organisés et armés contrôlent une partie de l'activité minière dans la région.

D'après le Wall Street Journal, un système de répartition des tâches a déjà été instauré entre Washington et Caracas : les États-Unis fournissent des renseignements, des technologies et un soutien militaire pour lutter contre les gangs, tandis que le Venezuela fournit des soldats pour les combattre.

Le nouveau gouvernement a adopté une loi minière visant à attirer les investissements étrangers, et l'administration Trump a immédiatement assoupli certaines restrictions sur les transactions aurifères vénézuéliennes et entamé des discussions préliminaires d'investissement avec des entreprises américaines. «Nous recevons des sommes considérables : des milliards et des milliards de dollars du Venezuela», se vante Trump.

En résumé, les USA font faire le sale boulot aux soldats vénézuéliens pour pouvoir piller les minerais précieux. 

En résumé, les USA organisent la spoliation généralisée. Actuellement des forces spéciales US sont au Venezuela pour organiser le pillage de ce pays pour le compte des multinationales et des banques US. Comment dans un tel contexte le peuple vénézuélien peut-il vivre décemment car ce pays a perdu sa souveraineté et sa liberté ?


III – La situation actuelle du Venezuela prouve la soumission

Pour gérer la vente du pétrole, Trump a proposé l'homme d'affaires très controversé Alejandro Betancourt, qui est responsable de North American Blue Energy Partners (NABEP), le deuxième producteur privé de pétrole du Venezuela. Ce voyou a été accepté par Rodriguez !!! (voir : https://reseauinternational.net/ou-va-le-venezuela/)


Alejandro Betancourt homme d'affaires de 46 ans qui vit au Royaume-Uni depuis plusieurs années est le nouvel intermédiaire entre Washington et le gouvernement vénézuélien

On peut dire que Trump et Marco Rubio dirigent désormais le Venezuela depuis Washington, contrôlant de fait le gouvernement et les finances du pays, ainsi que la distribution de ses ressources naturelles.

En effet, Marco Rubio entretient des contacts étroits avec la présidente Delcy Rodriguez et délivre des licences exemptant les entreprises des sanctions pour leurs activités au Venezuela. Il ne cache pas son intention de placer les réserves d'hydrocarbures et minières (or, fer, charbon, bauxite et diamants) du Venezuela, les plus importantes au monde, sous contrôle américain.

Ainsi sous la pression de Washington, Delcy Rodriguez a opéré de nombreux changements, adoptant une loi d'amnistie pour libérer les opposants à Maduro ou réformant le secteur pétrolier et minier pour l'ouvrir aux Banques et multinationales US. En conséquence, le Venezuela devient régressivement une colonie des USA.

De plus, Trump a envoyé des sections spéciales de l'armée US au Venezuela pour contrôler et piller les richesses de ce pays notamment l'or.

En ce qui concerne le pétrole :

Les USA ont à ce jour, spolié environ 20 milliards de $ sur la vente du pétrole, le Venezuela ne recevant quelques centaines de millions (Par exemple : le Venezuela a reçu seulement 480 millions sur une vente de 13 milliards de $), ce sont des miettes rien de plus.

On peut donc se poser la question comment va vivre le peuple vénézuélien avec cette aumône ?. En revanche : «Nous recevons des sommes considérables : des milliards et des milliards de dollars du Venezuela», se vante Trump !

C'est du vol que fait le gouvernement vertueux de ce pays face à cette spoliation ? il coopère !

Aujourd'hui, Trump fait main basse sur le pétrole et sur des minerais notamment l'or dont les réserves sont colossales.

Par ailleurs, l'or du Venezuela (31 tonnes d'or, environ 4 milliards de dollars) qui est ou était stocké en Angleterre aurait été transféré aux USA ! 


Conclusion

Ce qui s'est mis en place au Venezuela est un régime de domination entièrement nouveau, une forme brutale de protectorat néocolonial, où la puissance impérialiste décide des ressources stratégiques, des revenus, des investissements et d'une part importante des conditions économiques dans lesquelles l'État vénézuélien opère.

Avec la finalisation de cet accord, nous assistons à l'une des plus vastes opérations contemporaines de transfert de ressources stratégiques d'un pays d'Amérique latine à une puissance impérialiste.

La soi-disant «doctrine Donroe» de Trump — la tentative de renforcer l'hégémonie américaine sur l'hémisphère — trouve au Venezuela l'un de ses laboratoires les plus cruels.

Le gouvernement de s'est fait le garant politique de cette nouvelle relation de subordination, présentant comme «reprise économique» ce qui n'est en réalité qu'une ouverture accélérée aux entreprises impérialistes.

Le président américain a saisi la richesse naturelle d'une nation dans une version moderne de la diplomatie des canonnières pour enrichir ses copains milliardaires.

De son côté, Delcy Rodríguez est devenue la mandataire du gangster psychopathe Trump. Quelle promotion !

S'exprimant à la Maison Blanche, Trump a fait l'éloge de son improbable partenaire vénézuélien. «Delcy fait un très, très bon travail — très très respecté», a-t-il déclaré aux journalistes.

Nota : Delcy Rodríguez et son frère, Jorge, président de l'Assemblée nationale, font tout en tandem. Ce sont les Thénardier (cf : Victor Hugo – Les misérables) du Venezuela.


Le pétrole du Venezuela appartient au peuple vénézuélien, et non à l'impérialisme enragé de Trump.

Compte tenu de sa résistance légendaire, le peuple vénézuélien reprendra ce qui lui appartient.


Delcy et Jorge Rodriguez


Annexe

L'étrange épisode qatari

Il est intéressant de rappeler qu'au départ, l'argent du pétrole avait été déposé sur un compte mystérieux au Qatar. Il s'avère que ce n'était pas un hasard. Selon le Guardian du 22 janvier 2026, Delcy Rodriguez, devenue de façon inattendue présidente par intérim puis présidente en exercice du Venezuela, entretenait des liens très étroits avec le Qatar, où «des membres de la famille régnante la considéraient comme une amie».

Le journal affirme que le Qatar a usé de son influence à la Maison Blanche lors des négociations secrètes de Trump avec Rodriguez afin d'offrir davantage d'opportunités à Delcy et qu'elle devienne présidente par intérim.

Le 13 février 2026, le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, annonçait la fermeture du compte qatari après le transit de plus de 500 millions de dollars.


https://reseauinternational.net/un-chat-et-une-souris-ont-conclu-un-pacte/