Nouvelles:

Notre mission est de former les citoyens de référence de l'avenir, les aider à coévoluer et créer.

Main Menu
Welcome to Pratiquer les vertus citoyennes. Please login or sign up.

27 Septembre 2026, 10:49:39 AM

Login with username, password and session length

Crier !

jacquesloyal

2007-11-12, 17:03:07
Etre loyal et ne pas mentir

Récents

Membres
Stats
  • Total des messages: 8,444
  • Total des sujets: 5,407
  • En ligne aujourd'hui: 19
  • Record de connexion total: 448
  • (18 Mai 2024, 04:24:13 AM)
Membres en ligne
Membres: 0
Invités: 7
Total: 7

Que se passe-t-il en Albanie ? – La révolte contre le projet méditerranéen d’Isr

Démarré par JacquesL, 16 Juin 2026, 11:11:48 AM

« précédent - suivant »

JacquesL

Que se passe-t-il en Albanie ? – La révolte contre le projet méditerranéen d'Israël


http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/1962539865.jpg
EN-20260612-111031-111226-CS.jpg

par Oğul Tuna

Le célèbre entêtement du peuple albanais s'est manifesté une fois de plus, cette fois d'une manière qui pourrait bien entraîner toute la Méditerranée et l'Europe dans la controverse.

Les Balkans sont actuellement secoués par ce qui est devenu la réaction populaire politique la plus passionnée et la plus profonde de ces dernières années dans la région. Lors de manifestations largement ignorées par les médias occidentaux, des milliers de personnes ont occupé les rues de Tirana, la capitale, ainsi que celles de Vlorë, tout au long de la semaine passée.

Au centre de la colère populaire, on retrouve les États-Unis et Israël. Bien qu'ils ne soient pas la cause initiale des troubles, les manifestants dirigent leurs slogans et leurs banderoles vers Washington et Tel-Aviv. Les personnes considérées comme directement responsables sont Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, et sa fille Ivanka Trump. L'indignation s'est accrue depuis que des projets ont été révélés pour transformer l'île de Sazan (photos), au large des côtes albanaises et autrefois base militaire soviétique, en un gigantesque complexe de tourisme de luxe.





Pourquoi ces figures sont-elles visées ?

Dans le cadre du projet de Kushner et Ivanka, les îles albanaises de Sazan et Zvërnec s'ouvriraient au «tourisme». Mais il s'agit, sans doute, d'un type de tourisme très particulier. Pour citer l'intellectuel turc Yalçın Küçük, on pourrait dire que «la dégradation humaine» est à nouveau utilisée comme prétexte, ou peut-être comme couverture, dans cette région pittoresque des Balkans :

«Peut-être que l'un des mots les plus ignobles est "tourisme". On peut comprendre le communisme ou le socialisme. Mais le "isme" du tour correspond à la corruption de l'homme, et avec le temps j'ai compris qu'il s'agissait du mode de mouvement du dégénéré (Caligula : Saralı Cumhur, p. 16).

Dans la lignée de l'observation de Küçük, derrière un projet qui pourrait transformer une région déjà gangrenée par la mafia et la dépendance extérieure — non seulement l'Albanie, mais une grande partie des Balkans — en une société entièrement dévouée à servir les étrangers, on retrouve des acteurs bien connus. Selon un reportage de Fırat Çelik (GZT), l'initiative est menée par le fonds d'investissement de Kushner, Affinity Partners. Le projet devrait coûter 6 milliards de dollars, financés, dit-on, par des capitaux du Golfe et d'Israël.

Le développement comprend tout ce que l'on attend : hôtels de luxe avec des milliers de chambres, marinas, villas privées, etc.. Tandis que l'on débat de la «dubaiïsation» d'Istanbul, c'est désormais un projet de «dubaiïsation» de l'Albanie qui se profile. Cette vision inquiète non seulement les Albanais, mais aussi de nombreux internautes à travers le monde. En effet, depuis les révélations sur Jeffrey Epstein et la publication de documents connexes, certains craignent qu'une nouvelle version de Little Saint James, plus connue sous le nom d'Île Epstein, ne soit installée dans cette partie du monde.


http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/217123066.jpg

vlore-cover-2.jpg

Quelles que soient les spéculations et les allégations, le contexte général et les connexions en jeu ont poussé les manifestants à descendre dans la rue depuis plusieurs jours, exprimant leur opposition à de nombreuses figures, du Premier ministre socialiste Edi Rama à Ivanka Trump. Selon le média Harici, Ivanka aurait visité l'Albanie plus tôt cette année et se serait rendue sur l'île de Sazan, aujourd'hui intégrée à un parc national.

Rama, qui a qualifié le projet de «fake news» et affirmé que les manifestations de rue étaient soutenues par l'Iran, avait déjà fait face à des protestations en février dernier concernant des accusations de corruption. Le Premier ministre, qui s'emploie activement à faire entrer l'Albanie dans l'Union européenne, a également été critiqué pour ses séances photo extravagantes avec des dirigeants de l'UE et pour ses déclarations lors d'une visite en Israël en janvier 2026. S'adressant à la Knesset, Rama a déclaré :

«Me tenir devant Netanyahou, l'un des plus grands orateurs du monde, me fait trembler les genoux».

Lors d'une rencontre avec le président israélien, Rama a également lancé cette invitation :

«D'ailleurs, nous sommes prêts à accueillir à bras ouverts tous les Israéliens qui souhaitent venir ici : touristes, entrepreneurs, artistes, écrivains, travailleurs de la haute technologie, ou ceux qui s'occupent des personnes âgées. Dans ce pays, situé au cœur de l'Europe, sur les rives de deux mers et entouré de nombreux fleuves, nos portes sont ouvertes à ceux qui veulent construire leur maison ici. Dans une géographie très restreinte, dans un pays aussi petit que l'Albanie, la nature offre tout ce que l'on peut rechercher».


La question de fond : la Méditerranée est-elle la véritable cible ?

Même si les manifestations en Albanie dominent actuellement les débats dans les Balkans et la Méditerranée orientale, une lecture plus large oblige à se demander : la Méditerranée elle-même n'est-elle pas la véritable cible ?

Après tout, nous approchons de l'anniversaire de la guerre Iran-Israël-États-Unis. Au cours de l'année écoulée, de nombreux rapports sur des investisseurs et entrepreneurs israéliens sont parus. De nombreux commentateurs ont écrit sur la façon dont le gouvernement de Tel-Aviv, qui cherche à établir un front aux côtés de la Grèce et de Chypre du Sud contre la Turquie, a accru ses activités, notamment dans le sud de l'île.



Bien sûr, ces activités ne se limitent pas au domaine militaire et politique. Selon un article publié en mai par Ecem Şahinli Ögüç (Anadolu Agency), le village de Trozena, près de Limassol, aurait été racheté par des Israéliens, les habitants chypriotes-grecs étant apparemment empêchés d'y entrer.

En parallèle des nombreuses analyses avertissant que le nord de Chypre devient une cible de l'intérêt israélien et que la sécurité de la République turque de Chypre du Nord est de plus en plus menacée, on constate également que la région est devenue une destination pour les investisseurs et colons israéliens. De même, après l'intensification de la guerre contre l'Iran, de nombreux Israéliens auraient fui non seulement vers Chypre du Sud, mais aussi vers le nord. Selon un rapport d'août 2025 d'Emir Abdurrahman Bulut (Independent Türkçe), le mouvement Loubavitch (Chabad) et divers investisseurs y auraient acquis des biens depuis longtemps. Le sujet a pris tant d'ampleur que les autorités chypriotes du Nord et les médias israéliens se sont affrontés l'an dernier après la multiplication des titres affirmant que «Chypre du Nord est aussi un problème israélien».



En mai 2026, The Jerusalem Post attire l'attention sur un tout autre pays. Une entreprise israélienne, IDM Kalamata Monoprosopi AE, envisagerait d'investir 136,5 millions d'euros à Kalamata (photo), dans le sud de la Grèce. Ce projet vise à attirer aussi bien des touristes étrangers que des personnes intéressées par l'achat de biens immobiliers dans la région.

Bien entendu, dans une logique d'économie de marché, la nationalité ou l'identité du capital est généralement jugée indifférente. C'est pourquoi, du côté des responsables albanais, désireux d'accélérer l'intégration à l'Occident et d'attirer les investissements étrangers, l'origine des fonds importe peu. Mais dès que l'on prend du recul et que l'on examine la carte des investissements, des reportages et des réactions publiques qui se multiplient, il devient difficile d'ignorer qu'il se passe quelque chose d'important sur la façade orientale de la Méditerranée européenne.

Du moins, c'est ainsi que les manifestants albanais perçoivent la situation. Après une semaine entière de mobilisation, ils continuent de remplir les rues de cris et de slogans vigoureux. Comme le déclare Rama, ce ne sont peut-être pas les plus grandes manifestations qu'il ait connues, mais il serait difficile de parler d'un mouvement qui s'essouffle. Ce qui doit le plus l'inquiéter, c'est que des Albanais de toutes origines sociales et de toutes tendances politiques se sont unis contre lui et contre le projet.

Ces manifestations feront-elles tomber le gouvernement ou déclencheront-elles un effet domino en Europe ? Il est encore trop tôt pour le dire. Il faut se rappeler que de nombreux Européens, tout comme les Albanais et leurs voisins, sont de plus en plus conscients que les citoyens ordinaires souffrent, tandis que leurs gouvernants semblent absorbés par des projets qui ne servent guère les intérêts de leur pays. Dès lors, il ne serait guère surprenant que l'été voie éclore des manifestations similaires dans de nombreuses autres villes européennes, au-delà de Tirana.


Source : Euro-Synergies

https://reseauinternational.net/que-se-passe-t-il-en-albanie-la-revolte-contre-le-projet-mediterraneen-disrael/

JacquesL

Jared et Ivanka en Albanie ou l'émergence de cités-états privées

Publié le juin 17, 2026 par Wayan

Par Alexandre Krainer – Le 12 Juin 2026 –  Source TrendCompass



Vers la fin du mois de mai et jusqu'en juin, l'affaire de l'Albaniagate a de nouveau attiré l'attention sur le clan Trump/Kushner. Apparemment, la fille du président Trump, Ivanka, et son gendre Jared Kushner ont simplement acheté une île dans la mer Adriatique où ils allaient construire un complexe de luxe. Quoi de moins controversé, n'est-ce pas ?

Eh bien, l'achat de Jared et Ivanka concernait non seulement l'île de Sazan au large des côtes de l'Albanie, mais également quelque 2,5 kilomètres carrés du paysage côtier protégé de Vjosa-Narta sur le continent. Les lois albanaises protègent spécifiquement cette zone car elle abrite des flamants roses, des phoques moines méditerranéens et des sites de nidification des tortues marines, et le projet de "station balnéaire" nécessitait d'annuler ces lois. Étonnamment, le Premier ministre albanais Edi Rama a discrètement baissé la tête, et les travaux de construction ont commencé en mai, avec le défrichage des forêts de pins et des dunes.

Note du Saker Francophone

Les médias grand public nous ont informé que la population albanaise se révolte contre un projet immobilier de la famille Trump en Albanie mais, comme à l'ordinaire, sans nous donner les dessous de l'histoire, laissant ainsi croire que les albanais se révolte simplement « parce que le projet est dirigé par Trump». L'article suivant nous révèle les coulisses de l'histoire et nous permet de mieux en comprendre les enjeux.

Puis, tout à coup, les habitants albanais ont eu vent de la situation et ont commencé à protester. Le Premier ministre Rama est allé à la télévision pour nier que les Trump avaient acheté l'île ou qu'il y avait même un projet en train de prendre forme (ici, il parle en anglais à CNN). Malheureusement pour Rama, la princesse Ivanka, un peu sourde, l'a complètement contredit lorsqu'elle a décidé de parler publiquement de l'affaire. Le 31 mai, elle est allée sur le podcast Founders de David Senra où elle a parlé avec éloquence de la façon dont elle et son mari ont découvert l'île de Sazan et comment ils en sont venus à posséder une grande partie du territoire souverain de l'Albanie. [Selon elle,] Il s'agissait d'une quête personnelle vers une vie authentique.


Gagner des amis et influencer les gens

Jared Kushner s'est également aventuré à parler du projet et a fait d'autres révélations : l'ami dont ils ont utilisé le bateau pour naviguer jusqu'à l'île de Sazan en 2021 n'est autre que celui de Nathan Rothschild, qui a convoqué le Premier ministre albanais Rama sur son bateau pour une soirée avec les Kushner, suggérant qu'il y avait peut-être plus dans cette affaire que la soi-disant quête d'Ivanka pour une vie authentique.


Cela pourrait être le "bateau de l'ami".

Sazan n'est pas une île de villégiature. Tout au long de l'histoire, elle a été un goulot d'étranglement militaire stratégique critique, facilitant le contrôle du détroit d'Otrante et l'accès à l'ensemble de l'Adriatique. Tous les empires qui voulaient contrôler l'Adriatique voulaient s'accaparer Sazan, les Grecs, les Romains, les Vénitiens, les Ottomans, les Allemands et les Soviétiques. Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a déclaré en 1958 qu'à partir de cet endroit, il pouvait contrôler la mer Méditerranée, jusqu'à Gibraltar.



Ce qu'Ivanka a décrit comme « une incroyable et magnifique île privée de 1 400 hectares au milieu de la Méditerranée » compte plus de 3 500 bunkers et des kilomètres de tunnels et d'installations souterraines en dur, y compris un quai à sous-marin. Elle est suffisamment importante pour être toujours une zone militaire pour l'Albanie. Il n'est donc pas étonnant que l'accord de reprise de l'île ait été négocié en secret. Le gouvernement albanais l'a approuvé immédiatement après la réélection de Trump en novembre 2024. Mais les citoyens albanais et leur propre parlement ne l'ont découvert que lorsque la presse l'a rapporté.


Retour aux cités-États privées ?

Les tentatives secrètes de prendre le contrôle d'un territoire stratégiquement important semblent apparaître de plus en plus fréquemment. Au cours des derniers mois, de nombreux rapports ont fait état de ressortissants israéliens cherchant à acheter des biens immobiliers ou des îles dans de nombreux endroits à travers le monde. Et bien que bon nombre de ces transactions puissent être des achats ordinaires pour une résidence alternative ou secondaire, certaines d'entre elles ressemblent plutôt à une tentative de découpage territorial en vue de supplanter la souveraineté du pays hôte.

Les exemples incluent la Grèce, le Portugal, l'Italie, les États-Unis et Chypre, qui pourrait être l'exemple le plus controversé (à la fois du côté grec et turc de l'île) avec des milliers de propriétés acquises, la croissance démographique des Israéliens là-bas et des débats locaux animés sur leurs "communautés fermées" et « achats stratégiques ». De même, de nombreux rapports ont émergé d'Ukraine où des zones exclusives sont apparues, protégées par des unités spéciales de police interdisant l'accès aux Ukrainiens locaux.

Et ce ne sont pas seulement les intérêts israéliens qui se cachent derrière cette nouvelle quête de territoires souverains privés. Dans un modèle étrangement similaire à l'île de Sazan de Kushner, le Honduras a accordé une partie substantielle de son territoire national à Peter Thiel pour établir une ville à charte privée, Prospera ZEDE (Zona de Empleo y Desarrollo Económico), une zone économique spéciale située principalement sur l'île de Roatán (avec des zones supplémentaires sur la côte continentale près de La Ceiba). Prospera ZEDE fonctionne comme une "ville start-up" ou une "plate-forme de gouvernance" semi-autonome dotée de ses propres systèmes juridiques, fiscaux, réglementaires et administratifs, indépendants d'une grande partie du cadre national du Honduras. En fait, c'est un État dans l'État, soutenu par des investisseurs étrangers.

En fait, le déménagement de Thiel en Argentine, qu'il a récemment annoncé, semble avoir beaucoup plus à voir avec le projet de développement de nouvelles entités souveraines privées à travers l'Amérique du Sud qu'avec un changement de style de vie. Thiel a beaucoup parlé de la ré-ingénierie des nations pour en faire des entités privées, détenues par des actionnaires et gérées comme des sociétés privées, mais l'idée que certaines personnes et certains intérêts semblent réellement vouloir le faire semble tout à fait bizarre.

De manière significative, c'est encore un autre indicateur que nous sommes dans un processus de transition, allant de société ayant des structures auxquelles nous étions habitués vers des réalités nouvelles et différentes auxquelles nous devons encore faire face, et dont beaucoup sont organisées secrètement, dans des "salles enfumées" ou sur des méga yachts.


Alexandre Krainer

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

https://lesakerfrancophone.fr/jared-et-ivanka-en-albanie-ou-lemergence-de-cites-etats-privees