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L’OTAN, l’UE et le blocus de la Baltique

Démarré par JacquesL, 25 Février 2025, 11:33:30 PM

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JacquesL

L'OTAN, l'UE et le blocus de la Baltique



par Giuseppe Masala

À la veille de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité, au cours de laquelle la nouvelle administration américaine présentera cette année son plan de paix pour l'Ukraine, de nouveaux scénarios de crise s'accumulent en Europe de l'Est.

Rien d'étonnant à cela : nous avons toujours affirmé que le conflit ukrainien n'était qu'une partie d'un conflit européen plus vaste qui couvait sous la cendre.

La zone qui s'enflamme le plus à ce stade précis est certainement celle de la mer Baltique. Il s'agit d'un bras de mer étroit coincé entre l'Europe continentale et la péninsule scandinave, qui présente en outre la caractéristique de contourner de près la péninsule danoise et son archipel. Dès les premières manifestations de la crise ukrainienne (ou plutôt entre les pays de l'OTAN et la Russie), les observateurs les plus attentifs à l'aspect stratégique de la crise ont immédiatement compris l'importance de ce bras de mer, car c'est précisément là que les masques et les récits ont sauté pour laisser place aux vraies raisons de la crise actuelle.

Comme on l'aura deviné, il s'agit de l'explosion du gazoduc Nord Stream qui alimentait l'énorme appareil de production allemand en gaz russe, énergie essentielle (car bon marché) en provenance de Sibérie. Après cet événement spectaculaire et historique, personne ne pouvait plus nier que la véritable raison de la guerre était de briser la compétitivité économique européenne alimentée par les matières premières russes achetées à prix d'ami.

Après cette explosion, d'autres incidents ont eu lieu qui témoignent de plus en plus de l'importance de la Baltique : il s'agit de la guerre des câbles qui voit la rupture continue des câbles internet reliant la rive sud de la Baltique à la péninsule scandinave. Naturellement, les pays occidentaux accusent les navires marchands russes et chinois d'être à l'origine de la rupture des câbles par le biais de l'ancre qui est opportunément laissée au fond de la mer pour s'accrocher aux câbles qui y sont posés. Comme chacun a son propre «story telling» dans cette guerre, les médias russes et chinois rejettent les accusations occidentales et font allusion à d'éventuelles opérations sous faux drapeau de l'OTAN, qu'ils accusent ensuite. Et c'est précisément en relation avec la question du sabotage des câbles qu'apparaît l'un des aspects les plus dangereux de cette crise ; nous faisons référence au fait que les Occidentaux accusent des navires très particuliers de ce sabotage, ceux qui sont considérés comme appartenant à la soi-disant «flotte fantôme» de la Russie.

La flotte fantôme russe (selon la version occidentale) est constituée de centaines de pétroliers et de navires marchands dont la Russie serait le véritable propriétaire bien qu'ils battent pavillon de pays tiers. Il s'agit pour la plupart de vieux navires achetés pour contourner les sanctions occidentales, dissimulant ainsi l'origine russe des marchandises qu'ils transportent. Bien que le nombre exact de navires de la flotte ne soit pas connu, S&P Global estime qu'il y a jusqu'à 591 pétroliers de la flotte fantôme qui font le commerce du pétrole en provenance de Russie. La flotte fantôme bat le pavillon de plusieurs pays et utilise diverses tactiques opaques pour dissimuler l'origine de sa cargaison, comme la triangulation des documents prouvant l'origine réelle des marchandises. Selon S&P Global, les cinq principaux pavillons des navires de la flotte fantôme russe sont le Panama (17,3%), le Liberia (12,4%), la Russie (11,4%), les Îles Marshall (8,4%) et Malte (6,4%). Parmi les 44% de navires restants, on trouve les îles Cook, le Gabon, le Liberia, le Cameroun, les Palaos, l'Azerbaïdjan, le Vietnam, la Chine et bien d'autres encore.

L'un des aspects les plus intéressants de cette flotte est que l'une de ses routes les plus fréquentées est la mer Baltique. En effet, selon la société «Windward.AI», au cours des six derniers mois, près de 26.000 passages ont été effectués dans cette zone par quelque 1400 navires de la flotte fantôme russe.

Des chiffres qui montrent que cette mer devient de plus en plus stratégique, non seulement pour le passage des gazoducs et des câbles sous-marins, mais aussi pour les routes commerciales qui permettent à la flotte russe d'échapper aux sanctions occidentales et de continuer ainsi à vendre le pétrole russe dans le monde entier.

La question de l'itinéraire baltique de la flotte fantôme russe devient de plus en plus cruciale dans la riposte occidentale contre Moscou, comme le montre un article de Politico.com selon lequel les pays européens sont actuellement engagés dans des négociations confidentielles en vue de saisir à grande échelle les pétroliers exportant du pétrole russe vers la mer Baltique.
Les propositions sur la table seraient – selon le magazine américain – essentiellement au nombre de trois :

– Les autorités de plusieurs pays de l'UE pourraient immobiliser les navires qui «risquent de causer des dommages à l'environnement», par exemple à la suite d'une marée noire.
– Les mêmes autorités pourraient utiliser les lois anti-piraterie pour immobiliser les navires qui «menacent les infrastructures sous-marines».
– Les mêmes autorités peuvent utiliser les lois anti-piraterie pour immobiliser les navires qui «menacent l'infrastructure sous-marine critique».
– Les pays de l'UE pourraient introduire conjointement de nouvelles lois nationales qui faciliteraient l'immobilisation des navires. Ces lois pourraient notamment exiger que les pétroliers naviguant dans la mer Baltique fassent appel à une certaine liste de compagnies d'assurance jugées «fiables», permettre à des pays comme l'Estonie et la Finlande d'immobiliser les navires qui font appel à d'autres opérateurs. Force est de constater que cette dernière hypothèse, plutôt que d'arrêter le flux de navires russes, permettra au mieux aux compagnies d'assurance occidentales d'augmenter leur chiffre d'affaires.




Pour aggraver une situation déjà très risquée, le Danemark a également été ajouté. En effet, les autorités maritimes de Copenhague vont commencer à effectuer des contrôles sur les navires ancrés à l'extérieur de Skagen qui «ne peuvent être considérés comme naviguant librement». Skagen est une ville stratégique située sur le promontoire de Grenen, qui sépare le détroit de Skagerrak du Kattegat.

Le département maritime danois a déclaré que cette initiative était «une réponse à l'activité accrue des vieux navires transportant du pétrole dans les eaux danoises». Auparavant, ces contrôles n'étaient effectués à Copenhague que lorsqu'un navire entrait au port, ce qui était très rarement le cas pour les pétroliers russes.

Cette décision représente un changement important dans la politique du Danemark, qui a toujours affirmé qu'il n'interférerait pas avec le passage des navires russes dans ses eaux, sur la base d'un traité de 1857 permettant aux navires de passer librement par les détroits danois.

La position du Danemark devient donc de plus en plus restrictive et s'éloigne de plus en plus des canons du droit maritime. Il ne faut pas oublier non plus que Copenhague a également introduit depuis le mois de décembre un contrôle des polices d'assurance des pétroliers en transit.

Une situation qui, on le voit, est en train de devenir un quasi-blocus de la Baltique pour la Russie : une situation qui peut conduire à des débouchés très dangereux, il suffit de penser que les Nations unies elles-mêmes considèrent «le blocus des ports ou des côtes d'un État par les forces armées d'un autre État» comme un acte d'agression en l'absence d'une déclaration de guerre.

Le SVR (Russian Foreign Intelligence Service) lui-même pointe du doigt la situation extrêmement dangereuse qui est en train de se développer. Par le biais de son service de presse, il rapporte que les services secrets ukrainiens, avec l'aide de médiateurs occidentaux, ont l'intention d'organiser l'explosion d'un navire étranger dans la mer Baltique, en en attribuant la responsabilité à la Russie. L'objectif, selon les Russes, serait de fermer l'accès de la Russie à la mer Baltique sous prétexte d'assurer la sécurité de la navigation. Le communiqué du SVR conclut également que la Russie devra très probablement se préparer à escorter ses pétroliers avec des navires militaires. Une déclaration qui a des allures d'ultimatum.

Et dans ce contexte, quelqu'un croit-il vraiment à une paix en Europe ? Au mieux une trêve pour gagner du temps...

source : Sinistrainrete via Euro-Synergies

https://reseauinternational.net/lotan-lue-et-le-blocus-de-la-baltique/

JacquesL

Vu les erreurs de traduction, voici l'original en italien :
La Nato-UE verso il blocco del Baltico

di Giuseppe Masala

Alla vigilia della annuale Conferenza di Monaco sulla sicurezza nella quale quest'anno la nuova amministrazione degli Stati Uniti presenterà il suo piano di pace per l'Ucraina si addensano altri scenari di crisi nella parte orientale dell'Europa.

Nulla di cui stupirsi, abbiamo sempre sostenuto che il conflitto ucraino è solo un tassello di un conflitto europeo di più vaste dimensioni che cova sotto la cenere.

L'area che in questa precisa fase più si sta scaldando è certamente quella del Mar Baltico. Si tratta di uno stretto braccio di mare che si incunea tra l'Europa continentale e la penisola scandinava e che ha l'ulteriore caratteristica di essere sostanzialmente chiuso dalla penisola danese e dal suo arcipelago. Sin dalla prima deflagrazione della crisi ucraina (o per meglio dire tra i paesi Nato e la Russia) gli osservatori più attenti all'aspetto strategico della crisi si sono immediatamente resi conto dell'importanza di questo braccio di mare, infatti è proprio lì che sono saltate le maschere e le narrazioni per lasciare spazio ai reali motivi della crisi in corso.

Come si è potuto intuire ci stiamo riferendo all'esplosione del gasdotto Nord Stream che riforniva l'imponente apparato produttivo tedesco dell'essenziale (perché a basso costo) gas russo proveniente dalla Siberia. Dopo questo spettacolare e storico avvenimento nessuno poteva più negare che il motivo reale della guerra era la competitività economica europea spinta dalle materie prime russe acquistate a prezzo di saldo.

A seguito di questa esplosione si sono verificati altri incidenti che attestano sempre di più l'importanza del Baltico: ci riferiamo alla guerra dei cavi che vede la continua rottura dei cavi internet che collegano la sponda sud del Baltico con la penisola scandinava. Naturalmente i paesi occidentali accusano le navi mercantili russe e cinesi di essere la causa della rottura dei cavi tramite l'ancora che viene lasciata a bella posta sui fondali cosi da incagliarsi con i cavi che vi sono posati. Siccome in questa guerra ognuno ha il suo "story telling" i mass media russi e cinesi respingono le accuse occidentali e alludono a possibili operazioni false flag della Nato per poi incolparli. Ed è proprio in relazione al problema della manomissione dei cavi che sta emergendo uno degli aspetti più pericolosi di questa crisi; ci riferiamo al fatto che gli occidentali accusano di questi sabotaggi delle navi molto particolari, quelle considerate appartenenti alla cosiddetta "flotta ombra" della Russia.

La flotta ombra russa (secondo la versione occidentale) sono centinaia di petroliere e navi mercantili di cui la Russia sarebbe la reale proprietaria nonostante battano bandiera di paesi terzi. Si tratta di navi perlopiù vetuste acquistate per eludere le sanzioni occidentali nascondendo così l'origine russa delle merci che trasportano. Sebbene il numero corretto delle navi componenti la flotta è sconosciuto la S&P Global stima che vi siano ben 591 petroliere della flotta ombra operanti nel commercio di petrolio proveniente dalla Russia. La flotta ombra batte bandiera di diversi Paesi e utilizza varie tattiche opache per nascondere l'origine del proprio carico come per esempio la triangolazione dei documenti che attestano la provenienza reale delle merci. Secondo la S&P Global le prime cinque bandiere delle navi della flotta ombra russa sono Panama (17,3%), Liberia (12,4%), Russia (11,4%), Isole Marshall (8,4%) e Malta (6,4%). Del restante 44% delle navi, le bandiere includono Isole Cook, Gabon, Liberia, Camerun, Palau, Azerbaigian, Vietnam Cina e molti altri ancora.

Uno degli aspetti più interessante di questa flotta è che una delle sue rotte più battute è proprio quella del Mar Baltico. Infatti secondo la società Windward.AI negli ultimi sei mesi ci sono stati quasi 26.000 passaggi nell'area da parte di circa 1.400 navi della flotta ombra russa.

Numeri che indicano come questo mare sia sempre più strategico, non solo per il passaggio dei gasdotti e dei cavi sottomarini ma anche per le rotte commerciali che consentono alla flotta russa di eludere le sanzioni occidentali e di continuare così a vendere il petrolio russo in tutto il mondo.

Che il tema della rotta baltica della flotta ombra russa stia sempre più diventando cruciale nell'azione occidentale di contrasto a Mosca è dimostrato anche da un articolo di Politico.com secondo il quale i paesi europei sono ora impegnati in trattative riservate per sequestri su larga scala di petroliere che esportano petrolio russo nel Mar Baltico.
Le proposte sul tavolo sarebbero - secondo il magazine americano - essenzialmente tre:

  • Le autorità di diversi paesi dell'UE potrebbero trattenere le navi che "rischia di causare danni all'ambiente", ad esempio a seguito di una fuoriuscita di petrolio.
  • Le stesse autorità possono avvalersi delle leggi antipirateria per trattenere le navi che "minacciano le infrastrutture sottomarine critiche".
  • I paesi dell'UE potrebbero introdurre congiuntamente nuove leggi nazionali che renderebbero più facile il sequestro delle navi. Queste leggi potrebbero includere l'obbligo per le petroliere nel Mar Baltico di utilizzare un determinato elenco di compagnie assicurative ritenute "affidabili" , consentendo a paesi come l'Estonia e la Finlandia di trattenere le navi che si affidano ad altri operatori. Va detto che questa ultima ipotesi più che fermare il flusso di navi russe consentirà al massimo alle compagnie assicurative occidentali di aumentare il loro fatturato.

A peggiorare la situazione già enormemente rischiosa si è inoltre aggiunta la Danimarca. Infatti le autorità marittime di Copenaghen inizieranno a effettuare controlli sulle navi ancorate al di fuori di Skagen che "non possono essere considerate in navigazione libera". Skagen è una città strategica sul promontorio di Grenen, che separa lo stretto di Skagerrak dal Kattegat.

Il dipartimento marittimo danese ha affermato che l'iniziativa è stata "una risposta all'accresciuta attività delle vecchie navi che trasportano petrolio nelle acque danesi". In precedenza, a Copenaghen tali controlli venivano effettuati solo quando una nave entrava in porto, cosa che avveniva molto raramente nel caso delle petroliere russe.
Questa decisione rappresenta un cambiamento significativo nella politica della Danimarca, che ha sempre affermato che non avrebbe interferito con il passaggio delle navi russe nelle sue acque, in base a un trattato del 1857 che consente alle navi di attraversare liberamente lo stretto danese.

La posizione della Danimarca dunque sta diventando sempre più restrittiva e si sta allontanando sempre di più dai canoni del diritto marittimo. Si consideri inoltre che Copenaghen da dicembre ha anche introdotto controlli sulle polizze assicurative delle petroliere in transito.

Una situazione che, come si può vedere, sta diventando di quasi blocco del Baltico per la Russia: una situazione che può portare a sbocchi pericolosissimi, basti pensare che le stesse Nazioni Unite considerano «Il blocco dei porti o delle coste di uno Stato da parte delle forze armate di un altro Stato» un atto di aggressione in assenza di dichiarazione di guerra.

A puntare il dito sulla situazione di estrema pericolosità che si sta delineando è la stessa SVR (Servizio Segreto Estero Russo) che attraverso il suo ufficio stampa riferisce che i servizi segreti ucraini, con l'assistenza di mediatori occidentali, intendono organizzare l'esplosione di una nave straniera nel Mar Baltico, attribuendone la responsabilità alla Russia. L'obiettivo secondo i russi sarebbe quello di chiudere l'accesso della Russia al Mar Baltico con il pretesto di garantire la sicurezza della navigazione marittima. Conclude sempre il comunicato dell'SVR che la Russia dovrà molto probabilmente prepararsi a scortare con le navi militari le proprie petroliere. Un'affermazione che ha il sapore di un ultimatum.

E in questo contesto qualcuno crede veramente a una pace in Europa? Al massimo una tregua per guadagnar tempo...
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