par William Jung
«Je vous l’ai dit, nous dansons sur un volcan» et l’escalade militaire actuelle en est la preuve flagrante. Entre la réponse navale de la Russie à l’OTAN, le spectre d’une frappe nucléaire tactique autour de Kaliningrad et les menaces d’anéantissement proférées par Donald Trump contre l’Iran, les puissances mondiales jouent avec le feu. Analyse d’une crise géopolitique globale où la moindre erreur stratégique risque de faire basculer l’humanité dans l’engrenage incontrôlable d’un troisième conflit mondial.
Une guerre nucléaire ne va pas éclater parce que tout le monde s’accorde à vouloir qu’elle ait lieu. Au contraire, une guerre nucléaire éclatera parce que quelqu’un décidera que la prochaine escalade restera encore maîtrisable. À l’heure actuelle, les dirigeants du monde entier se livrent à un jeu très imprudent de politique de la corde raide. Ils calculent tous jusqu’où ils peuvent s’approcher du précipice sans basculer. Dans un tel contexte, il suffira d’une seule erreur très stupide pour déclencher une chaîne d’événements que personne ne sera en mesure de contrôler. Nous sommes aujourd’hui plus proches d’une guerre nucléaire que nous ne l’avons jamais été dans toute notre histoire, et c’est une situation extrêmement dangereuse.
La plupart des Américains ne se rendent pas compte qu’un conflit militaire entre la Russie et nos alliés en Europe pourrait littéralement éclater à tout moment, et plusieurs incidents très alarmants se sont produits récemment…
Au cours des dernières semaines, un chasseur italien de l’OTAN a abattu un drone russe au-dessus de la Lituanie, une frégate russe a tiré des fusées de détresse en direction d’un hélicoptère militaire danois, et des détails concernant un plan d’évacuation officiel lituanien en cas d’invasion à grande échelle ont été révélés.
On a également recensé un certain nombre de cyberattaques attribuées aux Russes.
Plus tôt dans la journée, le chancelier allemand Friedrich Merz a averti que son pays «se préparait à des attaques hybrides de grande envergure» et que l’Allemagne était prête à y répondre «rapidement et très clairement»…
Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que l’Allemagne «se préparait à des attaques hybrides de grande envergure, y compris des attaques graves», et qu’elle y répondrait rapidement et très clairement».
Le chancelier, sous le feu des critiques, a expliqué que la multiplication des incidents s’inscrivait dans un contexte de «perplexité croissante» de la Russie face à sa «conduite infructueuse de la guerre en Ukraine .
Il a ajouté qu’il était «important que nous refusions de nous laisser intimider par les cyberattaques, les drones et la propagande en ligne».
Mais que dit exactement Merz ?
Laisse-t-il entendre que l’Allemagne ripostera militairement aux futures «attaques hybrides» imputées à la Russie ?
Les Ukrainiens adoreraient cela.
Cela fait des années qu’ils tentent d’entraîner les forces de l’OTAN dans la guerre.
Bien sûr, si nos alliés européens sont entraînés dans la guerre en Ukraine, nous le serons également.
Êtes-vous prêt à envoyer des membres de votre famille sur les champs de bataille de l’est de l’Ukraine ?
Dans un article précédent, j’ai évoqué le fait que tous les hommes de 18 ans en Allemagne sont désormais tenus de se présenter à des examens médicaux militaires obligatoires.
De toute évidence, les Allemands se préparent à une guerre potentielle avec la Russie.
Mais le président russe Vladimir Poutine insiste sur le fait que les Russes n’ont aucune intention d’attaquer l’Allemagne ni aucun de nos autres alliés européens.
Cependant, il prévient également que si les Russes sont attaqués, ils « devront riposter »…
Cela semble assurément plutôt inquiétant.
Poutine prévient également que si une guerre avec l’Europe éclatait, elle pourrait facilement dégénérer jusqu’à «un point de non-retour fatal»…
«Nous devons comprendre que le moment où plus rien ne pourra être changé peut survenir très rapidement et de manière inattendue pour tout le monde. La logique de l’escalade et des mesures de représailles de plus en plus sévères conduit à un point de non-retour fatal», a déclaré Poutine.
Inutile de préciser qu’il faisait référence à l’utilisation d’armes nucléaires.
Il ne devrait y avoir aucun doute à ce sujet.
Poutine est un stratège.
Il se rend compte qu’il est surpassé en puissance de feu par les forces conventionnelles de l’OTAN, et donc, si une guerre avec l’OTAN éclate, Poutine affirme qu’il pourrait s’avérer nécessaire d’utiliser des armes non conventionnelles…
Il confirme finalement que «s’il s’agit d’une attaque directe contre la Fédération de Russie – dans ce cas, nous pensons à Kaliningrad, mais peut-être aussi à d’autres territoires –, bien sûr, naturellement, l’utilisation… de toutes les armes dont dispose notre pays sera immédiatement à l’ordre du jour».
Il affirme qu’avec l’OTAN comme adversaire potentiel «qui nous surpasse», la Russie ne disposerait pas de «nombreux moyens pour contrer une telle menace » et devrait recourir à ses « avantages concurrentiels».
Mais Poutine précise que le risque d’utiliser des armes nucléaires n’est sérieux que si les menaces de l’OTAN à l’encontre de la Russie sont sérieuses.
Je trouve très intéressant que Poutine ait mentionné Kaliningrad.
Ces derniers temps, certains experts occidentaux ont laissé entendre que les forces occidentales pourraient soit s’emparer de Kaliningrad, soit le bloquer, et s’en servir comme moyen de pression pour imposer un règlement du conflit en Ukraine.
En réponse, les Russes ont clairement fait savoir que des armes nucléaires pourraient être utilisées dans un tel scénario…
L’avertissement de la Russie selon lequel elle pourrait recourir à l’arme nucléaire si l’OTAN tentait d’isoler Kaliningrad suscite de nouvelles inquiétudes quant au fait que cette enclave russe fortement militarisée pourrait devenir un point de friction entre Moscou et l’alliance, les experts avertissant que ce territoire est déjà utilisé pour faire pression sur l’Europe par le biais d’une guerre hybride.
Moscou a averti l’OTAN dans un document diplomatique qu’elle était prête à utiliser « l’ensemble de l’arsenal de forces et de capacités à sa disposition, y compris les armes nucléaires » si les membres de l’alliance tentaient d’isoler Kaliningrad du reste de la Russie, a rapporté Reuters mercredi.
Kaliningrad, un territoire russe géographiquement séparé du continent russe, est situé au bord de la mer Baltique, entre la Pologne et la Lituanie, tous deux membres de l’OTAN, et abrite d’importants moyens militaires russes, notamment des éléments de la flotte de la Baltique de Moscou.
Bien sûr, cette menace n’a pas été simplement relayée par un document diplomatique auquel le grand public n’a pas eu accès.
Il y a deux jours, l’ambassade de Russie au Royaume-Uni a publié ce qui suit sur X…
Ouah.
Les Russes ne plaisantent pas.
Pendant ce temps, ils continuent de bombarder sans merci Kiev…
La Russie a lancé mercredi une campagne aérienne largement anticipée contre le réseau énergétique ukrainien, frappant des installations et des infrastructures électriques autour de Kiev et dans d’autres régions, dans le cadre de l’attaque combinée la plus violente contre des sites énergétiques depuis des mois.
Ces frappes, qui ont fait sept morts selon les autorités ukrainiennes, ont fait suite à plusieurs jours d’intensification des salves de drones visant principalement la capitale, prélude à ce que de nombreux Ukrainiens s’attendent à être un hiver d’attaques destinées à plonger les villes dans le froid et l’obscurité, alors que l’Ukraine manque de moyens de défense aérienne.
L’opérateur public ukrainien du réseau électrique, Ukrenergo, a déclaré avoir imposé des coupures d’électricité d’urgence à la suite de l’attaque à Kiev et dans trois régions environnantes — c’est la première fois qu’une telle mesure est imposée dans la capitale depuis le printemps.
L’hiver s’annonce vraiment rigoureux en Ukraine.
Malheureusement, la fin de la guerre n’est pas en vue.
Ici, aux États-Unis, le président Trump vient de déclarer aux médias qu’il semblerait que le terroriste qui a tenté de détourner un avion à destination de Tel-Aviv ait des liens avec l’Iran…
Le président américain Donald Trump laisse entendre que le pilote de flydubai qui a tenté de faire s’écraser un avion rempli d’Israéliens pourrait être lié à l’Iran.
Interrogé par des journalistes devant la Maison Blanche sur d’éventuels liens entre le pilote et l’Iran, Trump répond : «Nous y travaillons. Ils se montrent très ouverts avec nous. D’après ce que j’entends, je dirais que la réponse est oui.»
Cela pourrait potentiellement servir de justification à une nouvelle série de frappes militaires.
Si les liens du terroriste avec l’Iran peuvent être confirmés, Trump menace de frapper l’Iran « très fort »…
Trump a également averti que si le lien avec l’Iran était établi, les États-Unis riposteraient.
«Oh, ils seront frappés, très durement, ne vous inquiétez pas », a déclaré Trump. « Demandez-leur simplement. Ils savent ce qui s’est passé. Ils seront frappés très durement.»
Au cours de son échange avec la presse, Trump a tenu d’autres propos concernant l’Iran, encore plus inquiétants.
Trump a déclaré que les Iraniens «soit signeront un accord très équitable, soit ils cesseront d’exister».
Ce n’est pas seulement une menace de nouvelle attaque.
C’est une menace d’anéantissement.
J’espère sincèrement que Trump exagérait.
Et j’espère sincèrement que les Iraniens ne le prennent pas au sérieux.
Malheureusement, les Iraniens ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à mener une « guerre apocalyptique » contre les États-Unis.
Il va sans dire qu’il faut des «armes apocalyptiques» pour mener une «guerre apocalyptique».
L’Iran dispose-t-il donc d’armes dont il ne nous a pas encore parlé ?
Il semble que la phase apocalyptique de la Troisième Guerre mondiale soit imminente, ce qui devrait nous alarmer profondément tous.
Source : Endoftheamericandream.com via Crashdebug

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