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Libres commentaires => Asie, Pacifique => Guerre de l'empire USraélien contre l'Iran => Discussion démarrée par: JacquesL le 20 Février 2026, 11:57:37 AM

Titre: Les États-Unis et Israël sont prêts à frapper l’Iran
Posté par: JacquesL le 20 Février 2026, 11:57:37 AM
Les États-Unis et Israël sont prêts à frapper l'Iran

Publié le février 20, 2026 (https://lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis-et-israel-sont-prets-a-frapper-liran) par Wayan (https://lesakerfrancophone.fr/author/wayan)

(https://lesakerfrancophone.fr/wp-content/uploads/2015-05-21_11h17_05.png)

Par Moon of Alabama (https://www.moonofalabama.org/2026/02/u-s-israel-ready-to-strike-at-iran.html) – Le 19 février 2026

Le président américain Donald Trump a réussi à se placer dans une position qui rend une longue guerre contre l'Iran presque inévitable.

Il y a deux jours, j'espérais encore que Trump éviterait une guerre contre l'Iran. Le renforcement militaire au Moyen-Orient était insuffisant, sauf pour lancer une campagne aérienne éclair contre l'Iran mais sans profit discernable.

Mais au cours des derniers jours, l'armée américaine a envoyé beaucoup plus de ravitailleurs en vol, des dizaines d'avions de combat supplémentaires et, surtout, des éléments de commandement et de contrôle au Moyen-Orient. (https://www.twz.com/air/major-deployment-of-rickety-e-3-sentry-fleet-for-iran-crisis-highlights-worrisome-gaps) Une force suffisante pour lancer une grande campagne aérienne qui pourrait durer au moins deux semaines. Une force de frappe aérienne supplémentaire est entrée en Méditerranée et sera positionnée à l'ouest d'Israël d'ici la fin de la semaine. Un deuxième groupe aéronaval est déployé en mer d'Oman.

Déployer une force aussi importante est extrêmement coûteux. La pression augmentera rapidement soit pour l'utiliser soit pour se retirer.

Les dernières négociations entre les États-Unis et l'Iran se sont bien déroulées mais se sont terminées sans aucun résultat. L'Iran a promis (https://www.msn.com/en-in/news/world/us-iran-praise-progress-in-nuclear-talks-after-trump-threats/ar-AA1Wzsvn) de revenir dans peut-être deux semaines avec un plan détaillé sur la marche à suivre :

Citer"Nous avons réussi à parvenir à un accord général sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous allons désormais procéder et progresser vers la rédaction d'un accord potentiel", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à la Télévision d'Etat après des entretiens avec l'Envoyé spécial américain Steve Witkoff à Genève.

Les deux parties rédigeront et échangeront chacune des textes en vue d'un accord avant de fixer une date pour un troisième cycle de pourparlers, a-t-il déclaré, avertissant que la prochaine étape serait "plus difficile et détaillée."

Deux semaines, c'est long et l'horloge militaire tourne maintenant plus vite que l'horloge diplomatique.

L'armée américaine aurait dit à Trump (https://www.cbsnews.com/news/trump-possible-timeline-iran-strikes/) qu'elle serait prête à frapper d'ici ce week-end :

CiterDe hauts responsables de la sécurité nationale ont déclaré au président Trump que l'armée était prête pour d'éventuelles frappes contre l'Iran dès samedi, mais le calendrier de toute action devrait se prolonger au-delà de ce week-end, ont déclaré à CBS News des sources proches des discussions.

Trump n'a pas encore pris de décision définitive sur l'opportunité de frapper, ont déclaré les responsables, qui ont parlé sous couvert d'anonymat pour discuter de questions nationales sensibles.

Avec les forces déployées et prêtes à frapper, Trump n'est plus en mesure d'éviter une guerre si Israël en veut une. Si Netanyahou frappait l'Iran, les États-Unis devraient immédiatement intervenir pour atténuer les conséquences des inévitables représailles de l'Iran.

Le déploiement des avions ravitailleurs au Moyen-Orient souligne la nécessité pour les États-Unis d'éviter de stationner des avions à portée des forces de missiles à courte portée de l'Iran. Les chasseurs et les bombardiers seront lancés de plus loin, se ravitailleront, exécuteront leur frappe sur l'Iran, se ravitailleront à nouveau et atterriront pour recharger. Le nombre de sorties que cela peut générer ne représentera que la moitié de ce à quoi ressemblerait une campagne aérienne « normale ».

Toute attaque commencera probablement par le tir de cent à deux cents missiles de croisière. Ils seront suivis par des bombardiers furtifs qui tenteront de détruire les défenses aériennes iraniennes. Une fois que cela sera plus ou moins atteint, des vagues d'avions de frappe lanceront des missiles à des distances de sécurité pour frapper des éléments de commandement militaires et civils iraniens ainsi que des infrastructures en Iran.

L'Iran ripostera avec des vagues de drones et de missiles plus anciens. L'objectif sera d'épuiser les défenses antimissiles américaines. Au cours de la guerre de 12 jours de l'année dernière, il a fallu environ huit jours à l'Iran pour y parvenir. Par la suite, il a utilisé des missiles plus récents qui ont pu toucher leurs cibles en Israël avec une précision inattendue.

L'Iran utilisera également ses missiles à plus courte portée pour détruire tout élément américain, que ce soit au sol, dans les airs ou en mer, qui est à sa portée. Des forces irrégulières alignées sur l'Iran au Liban, en Irak et au Yémen pourraient se joindre à la campagne.

L'Iran devrait être aidé par les services de renseignement chinois et russes. Pendant la guerre en Ukraine, les États-Unis ont établi la norme selon laquelle la fourniture de renseignements à un pays en guerre est insuffisante pour être considéré comme un pays combattant. Les renseignements satellitaires chinois permettront à l'Iran d'avoir à tout moment une image claire des dommages infligés à ses ennemis.

L'Iran est cependant sans aucun doute l'outsider dans ce combat. Il ne peut pas gagner une guerre contre un pays qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de ses côtes. Les dommages qu'une campagne aérienne soutenue des États-Unis causera seront réels et très douloureux. La véritable menace n'est pas une campagne ponctuelle, mais une détérioration constante de l'État iranien si les États-Unis décidaient de mener une longue campagne d'usure contre lui comme ils l'ont fait contre l'Irak entre les deux guerres du Golfe.

La seule façon d'empêcher cela est que l'Iran utilise la puissance économique qui découle de son contrôle du détroit d'Ormuz. Un blocus du détroit ferait monter les prix mondiaux du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril. Avec les prix de l'énergie montant en flèche et les dommages économiques collatéraux que cela causera, les chances que les Républicains remportent les midterms seront réduites à néant.

Il semble cependant douteux que Trump s'en soucie encore.


Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

https://lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis-et-israel-sont-prets-a-frapper-liran
Titre: Les États-Unis retirent leurs troupes du Moyen-Orient, invoquant l’Iran comme raison
Posté par: JacquesL le 22 Février 2026, 07:23:04 PM
Les États-Unis retirent leurs troupes du Moyen-Orient, invoquant l'Iran comme raison

(https://i0.wp.com/reseauinternational.net/wp-content/uploads/2026/02/Sans-titre-34-3.png?resize=740%2C431&ssl=1)

par Grigory Tarasenko

Actuellement, les forces américaines au Moyen-Orient sont en état d'alerte maximale et anticipent l'arrivée, d'ici une à deux semaines, d'un second groupe aéronaval, mené par le porte-avions à propulsion nucléaire USS Gerald R. Ford (CVN-78), avant de lancer une nouvelle offensive contre l'Iran. La presse américaine se dit également convaincue qu'une frappe sur le territoire iranien aura lieu et que, cette fois, les combats pourraient se prolonger.

Par exemple, le New York Times (NYT), citant des sources du Pentagone, a rapporté que l'évacuation des troupes américaines de bases situées dans plusieurs pays du golfe Persique, à proximité immédiate de l'Iran, est un signe indirect d'une nouvelle guerre imminente dans la région entre les États-Unis et Israël d'une part, et l'Iran d'autre part. Cette évacuation vise à prévenir une attaque préventive ou une riposte iranienne. Cependant, aucune évacuation n'est en cours aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Ainsi, selon le NYT, des centaines de militaires américains ont déjà quitté la base aérienne d'Al Udeid au Qatar, ainsi que plusieurs installations au Bahreïn où sont stationnées des unités de la 5e flotte de l'US Navy. Au total, les États-Unis déploient environ 40 000 militaires sur différentes bases au Moyen-Orient.

La source de la publication a précisé que le Pentagone est préoccupé par les missiles balistiques iraniens, raison pour laquelle le Commandement central américain (USCENTCOM) tente de maintenir la flotte et d'autres unités à une distance significative de l'Iran afin d'avoir le temps de réagir et de les protéger d'une éventuelle attaque.

Il convient de noter que les Américains ont concentré 17 navires de guerre et de soutien près de l'Iran, et ce nombre pourrait bientôt atteindre 25, ce qui représenterait un tiers des forces navales américaines déployées dans le monde, hors eaux territoriales américaines. Parallèlement, au moins 100 avions de chasse et chasseurs, ainsi que des bombardiers de l'US Air Force (F-35, F-22, F-15 et F-16) sont stationnés sur des bases aériennes en Jordanie (Muwaffaq Salti), en Arabie saoudite (Eskan Village) et aux Émirats arabes unis (Al Dhafra). Au moins 80 avions ravitailleurs (KC-135R Stratotanker, KC-46 Pegasus et KC-10 Extender) sont également déployés.


Source : Reporter (https://fr.topcor.ru/68903-ssha-jevakuirujut-svoih-voennyh-s-blizhnego-vostoka-prichina-iran.html)

https://reseauinternational.net/les-etats-unis-retirent-leurs-troupes-du-moyen-orient-invoquant-liran-comme-raison/