Ambiance «Mossad» en Israël ou la guerre des ombres devient l'apocalypse publique
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par Phil Broq.
Il fut un temps, pas si lointain, où Israël s'arrogeait le monopole de la violence au Moyen-Orient, bombant le torse derrière son Dôme de fer, ses armes américaines et ses armes nucléaires non déclarées, dictant ses volontés aux médias corrompus et subventionnés, sous la bénédiction muette d'un Occident complice. Il imposait sa loi par les airs, semait les bombes dans les rues de Damas, Téhéran ou Beyrouth, éliminait ses ennemis sans procès, et osait ensuite parler sans trembler de «droit à se défendre», alors qu'il agressait tous ces voisins. Mais cette époque est visiblement en train de s'effondrer sous les débris fumants de Haïfa et les flammes qui dévorent Tel-Aviv, au moment même où j'écris ces lignes.
L'arrogance militaire israélienne, alimentée par des décennies d'impunité, vient de rencontrer une réalité qu'elle n'avait pas envisagé avec un adversaire qui ne recule plus, qui frappe méthodiquement, massivement, et avec précision. L'Iran, longtemps enfermé dans une posture défensive face à une campagne de sabotage, d'assassinats ciblés et de provocations continues, a choisi l'heure de la réplique ce 15 juin 2025. Et cette réplique n'a rien d'une rodomontade rhétorique puisqu'elle se mesure actuellement en centaines de missiles, en drones suicides, en frappes chirurgicales contre de nombreuses infrastructures stratégiques israéliennes.
Tel-Aviv, la vitrine arrogante de la modernité israélienne, brûle. Haïfa, bastion industriel et militaire, est en ruines. Le port est criblé de cratères, les usines de Rafael sont éventrées, et même l'institut Weizmann a été transformé en carcasse fumante. Le Dôme de fer, longtemps vanté comme bouclier implacable contre les roquettes palestiniennes, s'avère être en réalité une passoire technologique obsolète. Les missiles iraniens balistiques, hypersoniques, intelligents ont traversé les couches de défense israéliennes comme si elles n'existaient pas. Ce qui était jadis une démonstration de domination technologique s'est muée en foire à ciel ouvert pour les drones kamikazes de Téhéran. Même les installations les plus sensibles comme les centrales électriques, les bases militaires ou les résidences de hauts responsables ont été atteintes avec une précision glaçante. Israël, hier encore, donneur de leçons en matière de sécurité, se terre aujourd'hui dans des abris souterrains, incapable d'assurer sa propre défense face à une pluie de projectiles hautement technologiques qui lui renvoie le reflet exact de ses propres méthodes.
Ce n'est pas seulement une riposte militaire de l'Iran que nous voyons, c'est une mise à nu. Une humiliation stratégique et un rappel brutal que l'ordre international ne peut éternellement tolérer l'unilatéralisme armé. Ce que l'on observe aujourd'hui, c'est l'effondrement d'un mythe trop longtemps exprimé de l'invulnérabilité israélienne. L'Iran n'est plus le souffre-douleur des raids israéliens mais est devenu le miroir tragique et implacable de leur politique extérieure. La conséquence aussi logique que directe de décennies de provocations non sanctionnées. Cette guerre, Israël l'a voulu, mais il n'en contrôle plus le scénario. Et l'Histoire, elle, est en train de basculer.
Depuis 2023, Israël multiplie les frappes contre des cibles iraniennes sur le territoire de la République islamique, sans déclaration de guerre, sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, et surtout sans la moindre justification légale reconnue par le droit international. Ces opérations militaires s'apparentent à ce qu'elles sont. Des violations caractérisées de la Charte des Nations Unies (article 2§4), qui interdit explicitement le recours à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un État membre.
Israël n'était pas en guerre avec l'Iran. Il n'avait pas été attaqué par Téhéran. Aucun missile n'avait jamais franchi la frontière israélienne avant 2025. Pourtant, Tsahal s'est arrogé le droit de mener des assassinats ciblés sur le sol iranien, de saboter des infrastructures civiles et nucléaires, d'exploser des scientifiques dans les rues de Téhéran à la manière de mafieux et de faire sauter des convois humanitaires en Syrie sous prétexte qu'ils seraient «pro-iraniens». Tout cela avec l'aval tacite, voire même explicite, des États-Unis et de leurs satellites européens. Un véritable permis de tuer à géométrie variable, dont le but est de créer le «Grand Israël», ce programme immobilier caché sous des relents messianiques.
Et lorsqu'Israël est confronté à la question de la légalité de ses actions, il fuit. Pourtant, jamais Tel-Aviv n'a porté sa paranoïa sur le programme nucléaire iranien devant les juridictions internationales. Jamais il n'a déposé de plainte auprès de la Cour Internationale de Justice. Tout simplement parce qu'un examen sérieux, mené par des organes indépendants comme l'AIEA, a systématiquement démoli ses allégations. L'Iran respecte, ou du moins, a respecté, jusqu'à ce que ses installations soient bombardées, les règles du Traité de non-prolifération nucléaire. Aucune preuve tangible de la fabrication d'une arme atomique. Même une fatwa religieuse suprême avait interdit explicitement à l'Iran de fabriquer une bombe nucléaire. Un engagement moral que peu de pays nucléarisés, Israël compris, pourraient prétendre égaler.
Mais Israël s'assoit sur le droit international comme sur un vieux tabouret. Son but n'est pas la sécurité, c'est la domination. En entretenant le mythe d'un Iran nucléaire menaçant, il justifie son propre programme atomique illégal, soigneusement non reconnu, jamais inspecté, et pourtant le plus dangereux de la région. Et surtout, il justifie par cette fiction un état de guerre permanent dans lequel il peut jouer les victimes éternelles tout en agissant comme agresseur en chef.
Il ne s'agit pas d'un conflit ponctuel ou d'un malentendu diplomatique. Il s'agit d'un système de provocation délibérée, entretenu méthodiquement depuis des décennies. Israël provoque, viole le droit, assassine en silence, puis crie à l'agression dès qu'une riposte menace son monopole de la violence. C'est la politique du feu sans fumée, de la guerre sans guerre, de l'impunité comme doctrine. Mais l'Histoire est peut-être en train de tourner. Cette fois, l'Iran n'a pas déposé plainte à La Haye. Il a répondu par le feu. Et Tel-Aviv goûte pour la première fois à ce que cela signifie, concrètement, de vivre sous la menace d'un ciel hostile.
Il faut le redire avec clarté ! Israël est la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient. C'est un fait, même si Israël s'évertue à ne jamais le confirmer publiquement. Cette «ambiguïté stratégique» n'est rien d'autre qu'une hypocrisie diplomatique tolérée et même protégée par ses alliés occidentaux. Pendant qu'on traque en boucle des centrifugeuses iraniennes devant les caméras, on détourne le regard des ogives israéliennes stockées à Dimona, à l'ombre du désert du Néguev. À ce jour, aucun inspecteur de l'AIEA n'a mis un pied sur le site. Et pour cause, car Israël refuse tout simplement de signer le Traité de Non-Prolifération (TNP), qu'il exige pourtant à corps et à cri que l'Iran respecte à la virgule près.
Ironie géopolitique pensez-vous ? je dirais plutôt un cynisme nucléaire ! Car depuis des années, Israël, avec la complicité hurlante des États-Unis et la soumission muette de l'Union européenne, accuse l'Iran de vouloir fabriquer une arme atomique, alors que ni preuves, ni aveux, ni tests, ni déclaration officielle ne sont jamais venus étayer cette accusation. À l'inverse, des dizaines de rapports de l'AIEA, consultables publiquement, ont confirmé que l'Iran respecte ses engagements. L'Iran a même été jusqu'à proposer, avec insistance, la création d'une zone dénucléarisée au Moyen-Orient, idée immédiatement rejetée par Israël.
Parce qu'accepter cette initiative reviendrait à ouvrir la porte aux inspections internationales sur son propre arsenal, à signer le TNP, à révéler ce que tout le monde soupçonne. À savoir qu'Israël détient des armes nucléaires et n'a aucune intention de les abandonner. En d'autres termes, Israël ne veut pas éliminer la menace nucléaire dans la région, il veut rester LA SEULE menace nucléaire.
Ainsi se construit le double standard car ce que Tel-Aviv s'autorise en secret, il le diabolise chez l'autre ; ce que ses ogives incarnent dans les silos, il le reproche aux centrifugeuses d'enrichissement à usage civil du programme iranien. La propagande a fait le reste où l'Iran est devenu un «État voyou» aux ambitions atomiques démoniaques, pendant qu'Israël, pourtant détenteur clandestin de l'arme ultime, se pavane comme gardien autoproclamé de la paix. Mais cette fiction s'effondre à présent. La stratégie israélienne, construite sur le bluff, l'intimidation et le silence nucléaire, ne résiste plus à l'épreuve du réel. Ce sont les missiles iraniens qui s'abattent désormais sur ses centrales électriques, ses bases militaires, ses centres de recherche. Ce sont les cibles israéliennes, jadis à l'abri des représailles, qui flambent les unes après les autres.
Ce n'est plus une question de dissuasion, c'est une leçon de réciprocité. Et cette leçon commence à fissurer l'aura d'invincibilité d'Israël, dont l'arrogance nucléaire est aujourd'hui exposée, ciblée, et retournée contre lui. Car pendant des décennies, Israël a eu l'audace, ou le culot, de se présenter comme une victime perpétuelle, un David assiégé par des Goliath barbares, justifiant au nom de sa «survie», une diplomatie fondée sur les assassinats, le sabotage, l'intimidation et le chantage militaire. Mais que se passe-t-il lorsque les services secrets de ce «peuple auto-élu» se comporte exactement comme l'ennemi qu'il prétend combattre ? Il se passe ce que le monde commence enfin à voir qu'Israël a industrialisé le terrorisme d'État, avec le raffinement d'un chirurgien et la sauvagerie d'un escadron de la mort.
Quant au Mossad, ce n'est pas un service de renseignement. C'est une organisation d'élimination systématique. Un groupe de terroristes internationaux. Son mode opératoire, avec une signature unique, utilise des voitures piégées, des agents dormants, des explosions ciblées, des cyberattaques, et des liquidations physiques de toute personne jugée «menaçante» pour la supériorité israélienne. Si Daesh et Al-Qaïda (d'ailleurs financés par les USA) posaient des bombes, on criait au djihad. Si Israël fait exploser un scientifique nucléaire iranien dans les rues de Téhéran, c'est juste un silence poli, voire admiration feutrée en déclarant sur les plateaux TV subventionnés et sionisés : «quelle efficacité du renseignement». Même méthode, même lâcheté mais un tout autre narratif.
Et depuis avril 2025, le vernis craque. Des explosions secouent Téhéran, des voitures sautent dans des quartiers civils, des enfants iraniens meurent en jouant dans la rue. Le coupable est officieusement le Mossad. Mais officiellement... personne. Ces tactiques, autrefois camouflées dans des récits de défense préventive, sont aujourd'hui recyclées dans l'horreur nue du terrorisme urbain, comme si l'armée israélienne avait enfin décidé d'imiter ses ennemis au lieu de les combattre. On reconnait les mêmes méthodes que celles des groupes terroristes, ce qui pourrait bien faire penser que ce sont bien les mêmes personnes qui agissent ainsi. Certes, la guerre propre n'existe pas, mais Israël a toujours aimé se salir les mains avec des gants blancs. L'armée «la plus morale du monde» n'est finalement qu'un ramassis de terroristes protégés par les médias et les armes de l'Oncle Sam.
Sauf que cette fois, l'opinion publique internationale, saturée d'images, de vidéos, de preuves, commence à faire le lien entre ces méthodes qui sont tellement identiques à celles d'organisations terroristes qu'elles en sont des signatures de sang. Le seul élément qui change, c'est la nationalité du tueur énoncée par les médias.
Ce terrorisme d'État a atteint un sommet grotesque quand des sources iraniennes ont affirmé que le Mossad planifiait une fausse attaque contre des bases américaines pour déclencher une guerre totale contre l'Iran. Une manipulation aussi vile qu'un false flag, digne d'un thriller paranoïaque... sauf que dans le scénario moyen-oriental, ce genre d'intrigue est banal. C'est la politique étrangère israélienne en action qui persiste à allumer une mèche, puis accuser les autres de l'incendie.
Et lorsque l'Iran réplique, méthodiquement, en ciblant les centres de renseignement cachés au cœur même des colonies israéliennes, – ce qui, rappelons-le, fait des civils israéliens de facto des boucliers humains autour d'installations militaires – on redécouvre alors les grandes larmes crocodiles de Tel-Aviv. Le Mossad tue dans l'ombre, Israël frappe dans la lumière, puis crie au martyr dès qu'un missile tombe sur Haïfa ou Tel Aviv.
Mais cette fois, la mise en scène ne prend plus. Le scénario est éculé. Et les drones «Shahed» filment leurs cibles avant de les détruire. Les vidéos se répandent plus vite que les démentis officiels. La propagande israélienne vacille, le mythe s'écroule. Même la sainte alliance médiatique occidentale peine à suivre car il y a trop de corps, trop de flammes, trop de missiles pour qu'on puisse encore maquiller ça en opération «défensive». Et cet État illégal qui faisait régner la peur dans les rues de ses voisins goûte aujourd'hui à ses propres recettes. Le Mossad, orgueilleuse incarnation de la «précision chirurgicale», vient de découvrir que la guerre, la vraie, ne se limite pas à poser des bombes sous les sièges de voiture des autres. Elle finit toujours par revenir à domicile.
Face à cette pluie de feu, les élites israéliennes fuient dans les bunkers, les soldats désertent, et les chefs des services de renseignement démissionnent. Le Shin Bet vacille, le Mossad perd la main, et Netanyahou, sorti de ses tunnels pour inspecter les ruines, n'a plus que la cendre comme horizon politique. Pendant que l'Occident ferme mollement les yeux, Israël découvre, sidéré, ce que signifie subir ce qu'il a longtemps infligé aux autres. Le choc n'est pas seulement militaire, c'est un effondrement moral. Un peuple habitué à frapper sans être puni réalise aujourd'hui et avec terreur, que la guerre, la vraie, ne distingue plus rien entre le bourreau et sa propre façade de victime.
De plus, après avoir armé jusqu'aux dents l'Ukraine comme un gladiateur sacrifié sur l'autel de l'OTAN, Washington détourne désormais les yeux, lassé par un conflit qui n'a rien rapporté si ce n'est des stocks de munitions à reconstituer et des milliards évaporés dans le néant. Zelensky, devenu silhouette tragique, quémande des obus pendant que les think tanks de D.C. préparent déjà les prochaines funérailles géopolitiques d'Israël. Car en coulisses, les États-Unis se désengagent lâchement, mais méthodiquement. L'allié fidèle est désormais un boulet stratégique, bon à agiter dans les discours mais trop risqué à défendre lorsque les missiles pleuvent. Le message de Mac Gregor est clair pour tous : «Si vous déclenchez un enfer régional, ne comptez pas sur nous pour venir l'éteindre avec notre sang et notre trésorerie». Israël, comme l'Ukraine, sont dorénavant deux pions sacrifiés sur l'échiquier impérial. Deux alliés trop fanfarons désormais livrés à eux-mêmes, pendant que l'Amérique, ivre de dette et de fentanyl, se replie derrière son slogan «America First». Traduction contemporaine du «chacun pour sa peau» !
Ainsi, pour la première fois depuis des décennies, Israël, ce colosse aux pieds d'argile, est forcé de réviser sa prétendue invincibilité dès lors qu'il n'est plus soutenu par les USA. L'Iran, jusque-là perçu comme un État «paria» soumis à un embargo permanent et à une guerre de l'ombre, vient de briser le monopole de la force unilatérale au Moyen-Orient. Par des frappes massives, précises et implacables, Téhéran renverse le narratif occidental d'un agresseur perpétuel devenu victime légitime. Mais ce basculement ne concerne pas qu'Israël puisqu'il ébranle aussi toutes les alliances, les équilibres, et pousse les puissances mondiales à réévaluer leurs calculs stratégiques.
L'arrogance avec laquelle Israël a perpétré son génocide à Gaza, en massacrant des civils sous le prétexte d'une «légitime défense», aura finalement été la tombe que le pays s'est creusée lui-même par son arrogance, en s'attaquant frontalement à l'Iran. C'est une chose de réduire à néant une population sous embargo depuis 40 ans, affamée, assoiffée et martyrisée ; s'en est une autre de s'attaquer à un pays comme l'Iran !
Cette politique d'ultra-agression, fondée sur l'impunité et la brutalité décomplexée, a réveillé un adversaire déterminé, prêt à redéfinir définitivement les règles du jeu militaire et diplomatique. Aujourd'hui, c'est Israël qui apprend, au prix fort, ce qu'est la terreur qu'il a imposée à ses voisins. Et dans ce jeu de dupes sanglant, c'est la logique implacable de la justice historique, douloureuse, lente, mais inexorable qui vient de frapper à la porte de Tel-Aviv. Mais cette stratégie fondée sur la force brute et l'injustice ne pouvait que finir par se retourner contre lui. Et il était temps... !
Désormais, l'Iran ne se contentera plus d'être la victime silencieuse des provocations et des frappes illégales. Ce que le monde voit aujourd'hui n'est plus simplement une guerre régionale, mais le retour brutal de la justice historique. Qu'il le veuille ou non, Israël est en train d'être remis à sa juste place et non pas par la diplomatie ou les tribunaux internationaux, mais bien par la force implacable d'un État qui refuse de se laisser humilier d'avantage et anéantir sans réagir.
L'Iran démontre que la résistance et la souveraineté peuvent prévaloir face aux puissances dominantes, envoyant ainsi un message fort à la communauté internationale sur la nécessité de respecter les droits et les aspirations des peuples. Le récit victimaire s'effondre, les masques tombent et une nouvelle ère pourrait bien commencer pour le monde entier, fatigué de vivre les horreurs et l'injustice au quotidien. Une ère où l'arrogance d'hier devient la rétribution d'aujourd'hui.
Israël a tellement invoqué l'enfer qu'il est en train d'y brûler...
source : Blog de l'éveillé (https://jevousauraisprevenu.blogspot.com/2025/06/ambiance-mossad-en-israel-ou-la-guerre.html)
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La guerre de Netanyahu contre l'Iran n'a aucun avenir
Publié le juin 17, 2025 (https://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-de-netanyahu-contre-liran-na-aucun-avenir) par Wayan (https://lesakerfrancophone.fr/author/wayan)
Par M.K. Bhadrakumar – Le 16 juin 2025 – Source Indian Punchline (https://www.indianpunchline.com/middle-east-in-crisis-2/)
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Un courant sous-jacent inaperçu de la guerre Israël-Iran est que trois nations chrétiennes en Europe − le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne − se sont jointes à la mêlée, avec empressement, du côté d'Israël.
Étrange, n'est-ce pas, que ces pays européens composant le soi-disant E-3 aient une voie exclusive bien établie de dialogue avec l'Iran mais rejoignent immédiatement le sentier de la guerre avec Israël ? Mais c'est une croisade, stupide !
Les trois « nations croisées » partagent l'obsession d'Israël d'empêcher la montée d'une nation musulmane en tant que puissance émergente au Moyen-Orient qui pourrait transformer radicalement ses alignements géopolitiques. En termes simples, détruire le régime islamique en Iran est le véritable objectif de la guerre d'Israël — et des trois nations chrétiennes d'Europe.
Selon certaines informations, des avions de combat israéliens qui ont attaqué l'Iran ont utilisé la base aérienne britannique à Chypre; Des avions de ravitaillement britanniques sont en déploiement dans l'espace aérien syro-irakien pour l'utilisation d'avions de combat israéliens; le président français Emmanuel Macron, en tant que défenseur du catholicisme romain, jure ouvertement qu'il agira pour empêcher la défaite d'Israël; l'Allemagne, la source du protestantisme, s'est également positionnée de la même manière derrière Israël.
Cependant, d'un autre côté, ce qui ressort de la conversation téléphonique d'une heure entre Trump et le président russe Vladimir Poutine samedi, c'est qu'ils travailleront ensemble pour faire avancer la voie du dialogue avec l'Iran, nonobstant la situation de conflit actuelle. Le compte rendu du Kremlin (http://www.en.kremlin.ru/events/president/news/77187) souligne que Poutine a dénoncé avec force l'agression israélienne.
Un tel alignement des principaux acteurs signale que le meilleur pari d'Israël serait d'arrêter la guerre elle-même en la traitant comme une erreur stratégique et de créer une « nouvelle normalité » ? Mais Téhéran permettra-t-il à Netanyahu de s'en tirer avec un tel meurtre ? C'est la question à un million de dollars. Poutine devra utiliser tout son pouvoir de persuasion pour effectuer la visite prévue en Iran, si ça passe ainsi.
La pensée israélienne derrière l'assassinat des dirigeants du CGRI et des commandants militaires découle de l'erreur de calcul stupide considérant que Téhéran n'a pas la volonté politique de résister à l'agression. L'objectif israélien est d'une part de créer les conditions d'un changement de régime en Iran et d'autre part de faire dérailler toute forme d'engagement constructif américano-iranien.
Pendant tout ce temps, la terreur a été l'arme choisie par Israël et les puissances occidentales pour saper et affaiblir l'Iran. Mais un tournant a été atteint où un confinement de l'Iran n'est plus possible. Logiquement, les voisins de l'Iran dans le monde musulman auraient dû se rallier à l'Iran, mais c'est trop attendre d'eux, étant donné leur souveraineté limitée pour agir de manière indépendante.
Néanmoins, l'Iran ne capitulera pas. Le sentiment de fierté nationale et d'honneur de l'Iran en tant qu'État civilisation l'incitera à mettre les wagons en cercle et à mener une guerre prolongée jusqu'à la victoire. Dès les premiers jours de la révolution, la république islamique, fondée sur les principes de justice et de résistance sur le socle du nationalisme et de l'indépendance, a été attirée par le concept de « guerre populaire prolongée » de Mao pour tenir à distance les nations prédatrices. Cette stratégie a porté ses fruits pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).
Saddam Hussein aussi, comme Netanyahu, avait mal calculé en pensant que l'Iran était une nation désespérément affaiblie par la guerre civile avec une économie en quasi-effondrement, son armée en plein désarroi, la formation de l'État qui n'était pas encore cristallisée et aucun allié dans la région pour lui prêter main-forte. Mais il s'est avéré que l'Iran a mené une guerre de 8 ans avec défi jusqu'à une impasse, sans se laisser décourager par le soutien somptueux apporté à Saddam par les puissances occidentales et leurs alliés régionaux.
Les États-Unis avaient même équipé l'armée de Saddam d'armes chimiques pour arrêter les tactiques d'attaque par vagues humaines des combattants iraniens, mais en vain, bien qu'environ un quart de million d'Iraniens aient sacrifié leur vie.
À un moment donné, dans un avenir très proche, Israël connaîtra également le sort de Saddam, ayant mal calculé le courage de l'Iran pour résister. Netanyahu a également estimé que l'Iran est un pays très affaibli par rapport à l'année dernière en raison des revers encaissés par l'Axe de la résistance. Une telle naïveté sous-estime la puissance de la résistance au cœur même du chiisme.
La semaine dernière, les forces de résistance, qui avaient soi-disant été vaincues de la surface de la terre se sont regroupées et ont commencé à tirer des missiles sur Israël ; de Syrie, de tous les endroits ! Le 4 mai, les Houthis ont tiré un missile balistique sur Tel Aviv frappant le périmètre du terminal principal de l'aéroport Ben Gourion ! Des rapports suggèrent que le Hezbollah a rétabli ses routes d'approvisionnement en provenance d'Iran.
Ce qu'Israël ne saisît pas, c'est que les mouvements de résistance ne meurent pas tant que leur raison d'être demeure. Israël est, en réalité, dans une crise très profonde, tout en se battant sur plusieurs fronts, en pleine crise politique intérieure et avec une économie qui nécessite une alimentation au goutte à goutte par Washington.
Alors que la capacité des États-Unis à influencer les événements au Moyen-Orient ne cesse de diminuer, l'inviolabilité d'Israël en tant que nation soutenue par le Lobby juif semble plus nette. Déjà, il y a du ressentiment aux États-Unis (https://responsiblestatecraft.org/israel-iran-war/) à l'idée de financer Israël et de mener des guerres pour lui.
Au contraire, l'essor de l'Iran est inévitable — avec une population 10 fois plus nombreuse que celle d'Israël, de vastes ressources minérales, un secteur agricole autosuffisant et une industrie diversifiée, des progrès technologiques innovants, un grand marché intérieur, un emplacement hautement stratégique et une main-d'œuvre qualifiée.
L'endurance de l'Iran est celle d'un coureur de fond, comme l'a montré la guerre Iran-Irak, tandis que la force d'Israël est celle d'un sprinter sur une piste de 100 mètres. Ne vous y trompez pas, Israël, un petit pays de 8 millions d'habitants, serait anéanti par une guerre prolongée.
Dans le scénario actuel, ce qui va à l'encontre d'Israël de manière critique, c'est que même si le président Donald Trump a essayé et échoué d'arrêter Netanyahu sur le sentier de la guerre, il ne va pas déployer les forces américaines pour combattre la guerre d'Israël.
Trump a une base évangélique dans la politique américaine et est en bons termes avec de riches donateurs juifs, mais n'a rien de commun avec les nations croisées de l'Ancien Monde — que ce soit en Ukraine ou en Iran. Dans les deux cas, en fait, il a tendance à voir le paradigme à travers le prisme de l'Amérique d'Abord où il voit un immense potentiel pour générer de la richesse grâce à des liens commerciaux avec la Russie ou l'Iran.
De plus, Trump est un politicien beaucoup trop intelligent pour risquer l'avenir de son mouvement MAGA dont le principe fondamental est le rejet total de toutes les « guerres éternelles » interventionnistes. Trump ne sait que trop bien que l'opinion publique américaine est fermement opposée aux guerres (https://responsiblestatecraft.org/war-iran/) au Moyen-Orient.
Le remplacement de Mike Waltz à la NSA le 1er mai (un mandataire israélien connu qui s'est retrouvé aux plus hauts échelons de l'administration Trump) et la purge subséquente de l'ensemble des « faucons iraniens » dans le personnel de la Sécurité nationale, ont signalé que Trump se méfie des complots diaboliques de Netanyahu pour faire dérailler ses négociations avec l'Iran par des voies détournées. (ici (https://www.ynetnews.com/article/byduenimee))
Au cours de leur conversation téléphonique samedi, selon la lecture du Kremlin, Trump et Poutine ont convenu de donner la priorité à la "voie de négociation du programme nucléaire iranien. Trump a noté que l'équipe de négociateurs américains est prête à reprendre le travail avec les représentants iraniens. » De toute évidence, une confrontation militaire avec l'Iran ne figurait pas dans le calcul de Trump.
Cela étant, la rhétorique pompeuse de Netanyahu mise à part, le meilleur intérêt d'Israël serait de mettre fin à cette guerre futile de la manière la plus rapide possible. En théorie, c'est aussi la préférence de Tsahal. Une guerre prolongée à elle seule avec une poignée de nations croisées à la remorque en tant que majorettes n'est pas quelque chose qui peut sauver Israël de la destruction.
Curieusement, Trump dans son dernier message Social Truth, dimanche après la conversation avec Poutine, a conseillé à Israël de « conclure un accord » avec l'Iran ! Est-ce que cela correspond aux propos bellicistes de Netanyahu ? Et Trump a continué à polir ses propres références en tant que président pacificateur !
Trump a conclu en prédisant que "nous aurons bientôt la PAIX entre Israël et l'Iran ! » En résumé, Trump n'a aucune intention de risquer des vies américaines en combattant les guerres de Netanyahu.
De toute évidence "LA PAIX, bientôt » sera également la préférence de la Russie et de l'Iran, car des négociations sérieuses peuvent être reprises et un accord conclu qui annoncerait une normalisation américano-iranienne et la levée des sanctions américaines. Mais cela convient-il à Netanyahou ?
Le paradoxe est qu'Israël n'a aucun avenir dans une guerre prolongée avec l'Iran, mais une fin non concluante de cette guerre posera le risque élevé pour Netanyahu d'une demande en cascade pour un changement de régime en Israël. La perte du pouvoir signifiera la perte de l'immunité parlementaire contre les poursuites judiciaires dont Netanyahu bénéficiait jusqu'à présent, le protégeant des accusations de corruption portées contre lui et les membres de sa famille, et un éventuel emprisonnement.
M.K. Bhadrakumar
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
https://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-de-netanyahu-contre-liran-na-aucun-avenir
Trump ordonne la « reddition inconditionnelle » de l'Iran. Qui l'écoute ?
Publié le juin 19, 2025 (https://lesakerfrancophone.fr/trump-ordonne-la-reddition-inconditionnelle-de-liran-qui-lecoute) par Wayan (https://lesakerfrancophone.fr/author/wayan)
Par M.K. Bhadrakumar – Le 18 juin 2025 – Source Indian Punchline (https://www.indianpunchline.com/middle-east-in-crisis-3/)
(https://lesakerfrancophone.fr/wp-content/uploads/2020/08/Bhadrakumar.jpg)
La guerre éclair lancée par Israël contre l'Iran il y a cinq jours est en train d'échouer de manière spectaculaire. Les médias russes ont rapporté que : i) le complexe militaire israélien Rafael a été détruit ; ii) la raffinerie de pétrole de Haïfa est en flammes ; iii) le Dôme de fer a été percé ; iv) et que la domination aérienne d'Israël n'est qu'une illusion.
Mardi, l'Iran a tiré pour la première fois des missiles de croisière contre Israël. Une nouvelle vague d'attaques iraniennes à l'aide de missiles et de drones a visé la base aérienne de Nevatim, dans le sud d'Israël, où sont stationnés des avions de combat furtifs, des avions de transport, des avions ravitailleurs et des appareils de reconnaissance/surveillance électronique, etc.
Certaines informations iraniennes affirment (https://nournews.ir/en/news/228986/Iran-launches-new-wave-of-combined-attack-on-Israeli-regime) que « des panaches de fumée s'élevaient des zones proches de la centrale nucléaire de Dimona », où sont stockées environ 90 ogives nucléaires israéliennes. Si cela s'avère vrai, cela doit être très embarrassant pour Israël, qui a toujours maintenu une politique d'ambiguïté délibérée concernant ses capacités nucléaires, ainsi que pour le président Donald Trump, qui ne cesse de harceler l'Iran tout en fermant les yeux sur les stocks clandestins d'armes nucléaires d'Israël sous son nez, sans parler du double standard de l'AIEA.
Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, les ogives nucléaires israéliennes peuvent être lancées n'importe où dans un rayon maximal de 4 500 km par ses avions F-15, F-161 et F-35I « Adir », ses 50 missiles terrestres Jericho II et III, et par une vingtaine de missiles de croisière Popeye Turbo, lancés depuis des sous-marins.
Il va sans dire que les esprits rationnels parmi l'élite israélienne s'inquiètent. Danny Yatom, ancien chef du Mossad, aurait déclaré : « Les Iraniens ne s'agenouilleront pas, ils ne hisseront pas le drapeau blanc et ils ne céderont pas ! »
La chaîne de télévision américaine NBC a rapporté qu'Israël avait demandé à l'Iran, par l'intermédiaire de médiateurs occidentaux, de mettre fin à ses représailles et de revenir à la table des négociations sur le nucléaire. Cela expliquerait probablement le message grandiloquent publié dimanche par Trump sur Truth Social, selon lequel Israël et l'Iran mettront fin à leur conflit violent en « concluant un accord » grâce à sa médiation. Trump a écrit : « Nous aurons bientôt la paix entre Israël et l'Iran. De nombreux appels et réunions ont lieu actuellement. » Il a même fait l'analogie avec son succès récent dans la négociation de la paix entre l'Inde et le Pakistan.
Cependant, Trump a peut-être depuis pris conscience que les Iraniens n'oublieront ni ne pardonneront les assassinats de leurs commandants militaires ni la destruction et la perte de dizaines de vies civiles lors du Blitzkrieg israélien, qui visait les installations nucléaires, les infrastructures militaires et les bâtiments résidentiels iraniens à Téhéran et dans d'autres villes.
Trump doit prendre une décision importante dans les prochains jours concernant la prochaine étape, à savoir comment sauver Israël de la guerre d'usure qui l'attend. La pression en faveur d'une intervention militaire américaine s'intensifie. Trump est tenu, d'une manière ou d'une autre, de satisfaire les trois segments du lobby israélien : les sionistes, les chrétiens évangéliques et les riches élites juives qui font la pluie et le beau temps dans la politique américaine.
Le pendule oscille violemment dans l'esprit mercuriel de Trump. Il était d'humeur irritable lors du sommet du G7 au Canada lundi, a écourté son voyage et s'est disputé publiquement avec le président français Emmanuel Macron pour avoir simplement commenté que Trump s'était dépêché de rentrer pour conclure un cessez-le-feu.
Trump a écrit avec colère : « Le président français Emmanuel Macron, en quête de publicité, a déclaré à tort que j'avais quitté le sommet du G7 au Canada pour retourner à Washington afin de travailler sur un « cessez-le-feu » entre Israël et l'Iran. Faux ! Il n'a aucune idée de la raison pour laquelle je suis en route pour Washington, mais cela n'a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu. C'est bien plus important que cela. Que ce soit intentionnel ou non, Emmanuel se trompe toujours. Restez à l'écoute ! »
Quatre heures plus tard, il a précisé : « Je n'ai en aucun cas contacté l'Iran pour des « pourparlers de paix ». Il s'agit simplement d'une nouvelle fausse nouvelle hautement fabriquée ! S'ils veulent discuter, ils savent comment me joindre. Ils auraient dû accepter l'accord qui leur était proposé, cela aurait sauvé beaucoup de vies !!! »
Sept heures plus tard, Trump a déclaré : « Nous avons désormais le contrôle total et absolu de l'espace aérien iranien. L'Iran disposait de bons systèmes de suivi aérien et d'autres équipements défensifs, et en quantité suffisante, mais cela n'a rien à voir avec les « gadgets » conçus, fabriqués et développés aux États-Unis. Personne ne fait mieux que les bons vieux États-Unis. »
Mais quelques minutes plus tard, Trump a menacé le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei : « Nous savons exactement où se cache le soi-disant « guide suprême ». C'est une cible facile, mais il est en sécurité là-bas — nous n'allons pas l'éliminer (le tuer !), du moins pas pour l'instant. Mais nous ne voulons pas que des missiles soient tirés sur des civils ou des soldats américains. Notre patience s'amenuise. Merci de votre attention sur cette question ! »
Sept minutes plus tard, un autre message désagréable a suivi en lettres majuscules : « CAPITULATION INCONDITIONNELLE ! »
C'était il y a 9 heures. On peut supposer que Trump a terminé sa journée de mardi en ordonnant à l'Iran de se mettre à genoux. Les chances que l'Iran lui obéisse sont nulles. En fait, le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Abdolrahim Mousavi, a déclaré mardi (https://nournews.ir/en/news/229005/Iran-to-switch-from-deterrence-to-punitive-operations-Top-general) que les opérations menées jusqu'à présent avaient servi d'avertissement dissuasif et que les véritables « opérations punitives » allaient bientôt commencer. Le général a demandé aux habitants de Tel-Aviv et de Haïfa « de quitter ces zones pour sauver leur vie ».
En effet, un commentaire iranien a souligné hier que « les frappes israéliennes contre les infrastructures énergétiques iraniennes et les ports méridionaux près du golfe Persique pourraient modifier radicalement la nature du conflit... C'est précisément ce que l'Iran considère comme sa ligne rouge stratégique ».
Le commentaire poursuit : « Nous assistons à un conflit hybride à plusieurs niveaux, un puzzle complexe impliquant une guerre directe, des combats par procuration, des pressions diplomatiques et une « paix froide » latente, le tout se déroulant simultanément... Mais un tel scénario n'est pas viable, car Israël... sait qu'il ne peut pas supporter un conflit prolongé de haute intensité. »
Le commentaire estime qu'un cessez-le-feu « serait probablement un calme tendu ou une « paix froide » plutôt qu'une véritable stabilité ». Car « ce qui émerge actuellement, c'est un nouvel équilibre des pouvoirs fluide et brutal... Le golfe Persique, Israël, l'Axe de la résistance et le marché mondial de l'énergie ne sont plus des arènes distinctes, mais des pièces interconnectées dans un jeu simultané à enjeux élevés ». (ici) (https://nournews.ir/en/news/228843/Several-Likely-Scenarios-for-Ending-the-War)
Le grand dilemme pour Trump est qu'il n'y a pas de solution miracle en vue. Hier soir, sur le chemin du retour vers les États-Unis, Trump a déclaré (https://www.politico.eu/article/trump-wants-real-end-to-iran-israel-conflict/) qu'il souhaitait une « véritable fin » au conflit et qu'il n'était « pas vraiment d'humeur à négocier ». Le chancelier allemand Friedrich Merz a également noté (https://www.politico.eu/article/germany-friedrich-merz-says-us-weighing-participation-iran-strikes/) que Trump envisageait effectivement cette option. Les États-Unis renforcent rapidement leurs forces dans la région du Golfe.
Cependant, une intervention américaine pourrait déclencher une guerre continentale qui survivra à la présidence de Trump et détruira sa présidence, comme l'invasion de l'Irak par Bush en 2003 a détruit la sienne. Et Trump pourrait tout aussi bien oublier l'America First, le MAGA, l'Ukraine, Taïwan, les guerres tarifaires, l'immigration, l'inflation, la Chine, etc.
Même les alliés européens ne soutiendront pas Trump. Macron a déclaré aux journalistes en marge du sommet du G7 après le départ de Trump : « La plus grande erreur aujourd'hui serait d'essayer de changer le régime en Iran par des moyens militaires, car cela conduirait au chaos. » Macron a averti que « personne ne peut dire ce qui va se passer ensuite... Nous ne soutenons jamais les actions de déstabilisation régionale. »
N'oubliez pas que parmi les sceptiques figure également le vice-président JD Vance, dont la méfiance à l'égard des implications étrangères trouve son origine dans son expérience en tant que marine américain en Irak, où il a été déçu par les projets interventionnistes de changement de régime et les « guerres éternelles » malheureuses menées par les États-Unis dans la région.
M.K. Bhadrakumar
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
https://lesakerfrancophone.fr/trump-ordonne-la-reddition-inconditionnelle-de-liran-qui-lecoute