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jacquesloyal

12 Novembre 2007, 05:03:07
Etre loyal et ne pas mentir

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Auteur Fil de discussion: Calcul diffusion Compton dans le repère du centre d'inertie  (Lu 159 fois)
JacquesL
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« le: 10 Mai 2011, 12:21:11 »

 Dans le repère du centre d'inertie

Là les calculs se simplifient puisque le photon ne change ni de fréquence ni d'énergie, juste de direction. Fixons qu'il arrive de la gauche, en descendant d'un angle \alpha = \frac{\theta}{2}, et continue en remontant du même angle. L'électron ne change pas d'énergie, mais juste de sens de la vitesse. On néglige l'énergie de liaison initiale de l'électron au solide.



Impulsion selon z'z transmise par le photon à l'électron : - \frac{h\nu}{c}.2\sin\alpha (signe - : descendante si l'axe z'z est vertical montant).

Equilibrée par le changement de celle de l'électron : 2m_ev (premier calcul non relativiste)

2m_ev\left( \frac{1}{\sqr{1-\frac{v^2}{c^2}} } -1\right) forme relativiste.

D'où la vitesse d'arrivée et de fuite de l'électron : v \hspace{4}=\hspace{4} \frac{h\nu}{m_ec}.\sin\alpha (premier calcul non relativiste)

On en déduit sa vitesse de phase : V \hspace{4}=\hspace{4} \frac{c^2} v \hspace{4}=\hspace{4} \frac{m_ec^3}{h\nu.\sin\alpha}

Or on connaît bien la période intrinsèque de l'électron, T_e \hspace{4}=\hspace{4} \frac{h}{m_ec^2}

D'où sa longueur d'onde broglienne : \lambda_e \hspace{4}=\hspace{4} V.T_e \hspace{4} = \hspace{4} \frac{V}{\nu_e} \hspace{4} = \hspace{4} \frac{m_ec^3}{h\nu.\sin\alpha}.{\frac{h}{m_ec^2} \hspace{4}=\hspace{4} \frac{c}{\nu.\sin\alpha}

On remarque que cette longueur d'onde ne dépend pas du tout de la masse de l'électron, et serait la même pour toute autre particule (chargée ou même pas chargée ?) sujette à diffusion Compton. Elle ne dépend pas non plus de la constante de Planck. Elle ne dépend que l'angle de déviation du photon, et de sa période ou de sa longueur d'onde avant et après la diffusion.

Guidés par ce que nous savons déjà faire en réfraction et réflexion sur un dioptre, il nous faut calculer l'émission du miroir à photon, qu'a constitué cet électron.
La partie horizontale, selon l'axe x'x, est invariante. Sa longueur d'onde est \frac{\lambda}{\cos\alpha}
La longueur d'onde de la partie pénétrante, et aussi bien de la partie réfléchie du photon est \frac{\lambda}{\sin\alpha} \hspace{4}=\hspace{4} \frac{c}{\nu.\sin\alph

Ces deux longueurs d'onde, celle de l'électron rebondissant, et de la partie réfléchie du photon, sont égales.


Application numérique :
Prenons un cas de forte déviation du photon, deux fois 30°, soit sinus \alpha = 1/2
La longueur d'onde moyenne de la raie incidente est 0,070926 nm
D'où la projection anti-intérieure sur la direction de propagation de l'électron : \lambda _{Broglie} = 0,070926 nm x 2 = 0,141852 nm.
D'où l'on tire la vitesse de l'électron :
v = \frac{\lambda _{Compton}}{\lambda _{Broglie}}.c = \frac {2,42631}{141,852}. 299792458 m/s = 5,1278 . 10 ^6 m/s

Soit une vitesse non relativiste, 1,7% de c. Et ce serait encore moins relativiste aux basses déviations.


Il ne reste plus qu'à choisir entre les deux énoncés :
"La diffusion Compton prouve le caractère corpusculaire du photon", ou
"La diffusion Compton prouve le caractère ondulatoire de l'électron".

Or il n'y a pas à tortiller, cette émission de photon partiel montant, et absorption de photon partiel descendant, est bien due à l'accélération de l'électron selon z.

Jusqu'ici, le calcul n'a pas pu donner l'ordre de grandeur des extensions spatiales du photon X et de l'électron. On sait juste, pour avoir assez utilisé la raie K\alpha du molybdène en radiocristallographie des métaux, que sa longueur d'onde est comparable avec les distances interatomiques dans les métaux, et que les électrons de la liaison métalliques sont peu liés, et surtout peu localisés, s'étendant sur une à plusieurs dizaines de distances interatomiques. Cela joint aux exigences géométriques de la diffraction sur des plans interatomiques, amène à conclure que et le photon, et l'électron sont larges et profonds de quelques dizaines de distances interatomiques tout au long de leur interaction Compton.
Récupéré de « http://deonto-ethics.org/mediawiki/index.php?title=Calcul_diffusion_Compton_et_Zitterbewegung »
« Dernière édition: 18 Mai 2011, 09:31:12 par Jacques » Journalisée
JacquesL
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« Répondre #1 le: 10 Mai 2011, 12:26:54 »

Puis passer dans le repère de l'électron entrant...

Puis passer dans le repère de l'électron entrant, qui sera assimilé à celui du labo, et l'on devrait retrouver les formules expérimentales d'Arthur Compton.


Avec toutefois les sources d'erreurs suivantes :

   1. Un électron de valence n'est pas au repos, mais au niveau de Fermi, et à la vitesse de Fermi dans le métal.
   2. Et le procédé de calcul a négligé son énergie de liaison, métallique.

C'est le n° 1, le niveau de Fermi, la source la plus grosse d'élargissement des raies Compton, en plus du fait que la raie X K\alpha est un doublet.


Et l'objection de principe qu'on a juste constaté l'échange des vecteurs d'onde, sans faire la physique de l'interaction :

Composante verticale du vecteur d'onde gamma entrant = vecteur d'onde électronique sortante.

Composante verticale du vecteur d'onde gamma sortant = vecteur d'onde électronique entrante.


Mais la physique de l'interaction nous échappe encore.

L'échec est garanti si l'on tente d'étendre à ce domaine la modélisation en objet massif qui ralentit, puis repart dans l'autre sens, avec une accélération moyenne finie durant le temps de l'interaction. En 1926 Erwin Schrödinger nous avait montré le chemin en montrant que l'émission d'un photon est le résultat du battement d'une onde électronique entre son état final et son état initial. Ici aussi, il faut faire battre entre eux l'état initial "montant" et l'état final "descendant" (selon le sens choisi pour la figure).

Il apparaît une autre contrainte, dont nous ne savons pas si elle a été expérimentalement vérifiée : la polarisation électrique est nécessairement dans le plan de la figure. Ou au moins sa part réfléchie.
« Dernière édition: 10 Mai 2011, 03:35:04 par Jacques » Journalisée
JacquesL
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« Répondre #2 le: 11 Mai 2011, 09:24:05 »

Citation de: Lavau
... il y aurait Erwin Schrödinger, qui aurait en 1927 proposé  une version 100% ondulatoire de la diffusion Compton. Mais c'est la croix et la baleinière pour se le procurer : réédition Gabay, donc hors de prix. Quelqu'un saurait la référence originale, même s'il faut la lire en allemand ?

Ouf ! Voilà qui est réglé : http://home.tiscali.nl/physis/HistoricPaper/Schroedinger/Schrodinger1927a.pdf


Hélas ce lien est mort à présent.
Voici ce que j'ai retrouvé :
E. Schrödinger. Über den Comptoneffect. Annalen der Physik. IV. Folge, 62. http://www.apocalyptism.ru/Compton-Schrodinger.htm

J. Strnad. The Compton effect — Schödinger's treatment. Eur. J. Phys. 7 (1986). http://www.apocalyptism.ru/Compton-effect.htm

Adresses signalés par : regel. Compton effect: Schrödinger's treatment in : The Science Forum - Scientific Discussion and Debate. http://www.thescienceforum.com/viewtopic.php?p=235655

J'ai repris les recherches sur ce point :
http://deonto-ethics.org/mediawiki/index.php?title=Calcul_diffusion_Compton_et_Zitterbewegung
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« Répondre #3 le: 13 Mai 2011, 10:05:12 »

Condition de Bragg et Zitterbewegung

Rappelons la condition de Bragg en radiocristallographie :

Si d est la distance interréticulaire, \alpha = \frac{\theta}{2} est l'angle du rayon incident sur le plan réticulaire, ou moitié de l'angle de déviation totale, \lambda la longueur d'onde du rayonnement incident, et n un entier, ordre de la réflexion :

2d. \sin\alpha = n\lambda



Or la longueur d'onde broglienne calculée ci-dessus ne nous donne que la réflexion d'ordre deux : \lambda_e \hspace{4}=\hspace{4} \frac{\lambda_{\gamma}}{\sin\alpha} .

Bon sang ! Mais c'est bien sûr ! C'est l'onde électromagnétique stationnaire à fréquence temporelle et à fréquence spatiale doublée, le Zitterbewegung, ou Tremblement de Schrödinger conforme à l'équation de Dirac, qui donne la bonne équidistance réticulaire de Bragg, exactement d !

d \hspace{4}= \hspace{4} \frac {\lambda_e}2 \hspace{4}= \hspace{4} \frac{T_e}{2 v_e} \hspace{4}= \hspace{4} \frac{h}{2 m_e.v_e} \hspace{4} = \hspace{4} \frac{\lambda_{\gamma}}{2\sin\alpha}



Quod Erat Demonstrandum !

C'est bien la fréquence spatiale du Tremblement de Schrödinger, stationnaire durant la réflexion de l'électron sur le photon, qui satisfait à la condition de Bragg pour un réflexe au premier ordre, donnant exactement la diffusion Compton du photon incident.

On se proposait de mettre en évidence le mécanisme physique et ondulatoire qui rendrait compte de la diffusion Compton. Mission accomplie : c'est l'équidistance des ondes temporairement stationnaires de Dirac-Schrödinger qui satisfait à la condition de Bragg, pour la diffusion au premier ordre.

Preuve est faite que la diffusion Compton d'un photon X ou gamma par un électron, est un mécanisme 100% ondulatoire, 0% corpusculaire. Et de plus cela ne s'explique que dans le cadre relativiste postulé par Louis-Victor de Broglie en 1924, avec l'équation finale de Dirac (1928).
« Dernière édition: 18 Mai 2011, 09:32:04 par Jacques » Journalisée
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« Répondre #4 le: 20 Mai 2011, 09:06:30 »

 http://deonto-ethics.org/mediawiki/index.php?title=Calcul_diffusion_Compton_et_Zitterbewegung

Là c'était le cas de figure idéalement simple : l'accélération de l'électron est colinéaire à son impulsion, et donc les fonts d'onde Dirac-Schrödinger sont tous parallèles entre eux.
Il va falloir s'attaquer à présent au rayonnement synchrotron, quand la trajectoire est globalement courbée. Une vraie partie de plaisir en perspective, le raccordement entre microphysique et macrophysique, là...
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